La Vierge de la loggia

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La Vierge de la loggia
MadonnaLoggiaBotticelli.jpg
Artiste
Date
vers 1467
Technique
Tempera sur bois
Dimensions (H × L)
72 × 50 cm
Mouvement
Localisation

La Vierge de la loggia (en italien : Madonna della Loggia) est une peinture religieuse de Sandro Botticelli, datant de 1467 environ, conservée à la Galerie des Offices à Florence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si ton brunâtre provoqué par la présence de nombreuses retouches qui ont altéré l’œuvre a fait longtemps douter, l'œuvre a été attribuée à l'unanimité à Botticelli grâce à certaines particularités propres au maître comme la définition des draperies et la sensibilité lumineuse et certains critiques d'art l'identifient comme un de ses premiers tableaux. Le premier à l'avoir attribué à Botticelli est Adolfo Venturi, qui le retenait comme une « œuvre d'école » ; Van Maerle l'attribua à l'« ami de Sandro », un maître anonyme ainsi appelé par Bernard Berenson et qui sera identifié par la suite comme étant le jeune Filippino Lippi, tandis que Gamba et Berenson l'attribuèrent à la phase de jeunesse de Botticelli, suivis par Bettini et Salvini.

Thème[modifier | modifier le code]

L'œuvre reprend la représentation récurrente dans la peinture chrétienne de la Vierge à l'Enfant (ou Madone), présentant la Vierge Marie avec l'Enfant Jésus.

Description[modifier | modifier le code]

La Vierge vêtue de ses traditionnelles couleurs rouge et bleue est assise dans une loggia, tournée de trois-quarts vers la gauche, tenant l'Enfant sur le genou qui se tend vers elle pour l'embrasser, avec en arrière-plan une ouverture à arc, soutenue par des colonnes donnant sur un sobre paysage collinaire. La Vierge est finement coiffée, les cheveux rassemblés sous un fin voile. Les personnages sont auréolés.

Analyse[modifier | modifier le code]

La composition de l'œuvre témoigne de l'influence de Donatello et de Fra Filippo Lippi, duquel dérivent la prédominance de la ligne du contour et le drapé vibrant. Néanmoins les formes apparaissent désormais plus douces et souples, et assument des attitudes plus complexes que les œuvres de Lippi. La couleur vive du contraste et le ton bronze dérivent des exemples d'Antonio Pollaiuolo tandis-que la physionomie de l'Enfant, selon Ronald Lightbown, constitue le premier exemple de ressemblance avec celle de Andrea del Verrocchio, qui fut néanmoins rapidement abandonnée à la faveur d'un style plus personnel.

L'arrière-plan avec son architecture arquée encadre la Vierge et l'Enfant et met en valeur les deux personnages. La scène, inscrite dans une loggia, est typique des toutes premières œuvres du maître qui expérimenta différentes combinaisons de représentation d’un groupe dans un cadre architectural.

L'ambiance générale de l'œuvre, représentant des figures sérieuses, pensives, absorbées dans leur propre beauté, est mélancolique et contemplative.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'opera completa del Botticelli, collana Classici dell'arte Rizzoli, Rizzoli, Milan, 1978.
  • Bruno Santi, Botticelli, in I protagonisti dell'arte italiana, Scala Group, Florence 2001 (ISBN 8881170914)
  • Pierluigi De Vecchi, Elda Cerchiari, I tempi dell'arte, volume 2, Bompiani, Milan, 1999 (ISBN 88-451-7212-0)
  • Gloria Fossi, Uffizi, Giunti, Florence, 2004 (ISBN 88-09-03675-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]