La Vie d'après
| Titre original |
الحياة ما بعد La Vie d'après |
|---|---|
| Réalisation | Anis Djaâd |
| Scénario | Anis Djaâd |
| Acteurs principaux |
Lydia Larini Ahmed Belmoumane Ali Damiche Samir El Hakim |
| Sociétés de production | MAD Distribution; Meditalents (coproduction) |
| Pays de production |
|
| Genre | Film dramatique |
| Durée | 105 minutes |
| Sortie | 2021 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
La Vie d'après (en arabe : الحياة ما بعد) est un film dramatique franco-algérien réalisé par Anis Djaâd, sorti en 2021.
Il s'agit du premier long métrage du réalisateur, produit en coproduction Algérie–France et présenté en festivals et salles entre 2021 et 2022[1],[2].
Synopsis
[modifier | modifier le code]Une rumeur malveillante se répand dans un douar de l'ouest algérien à propos d’Hadjer, une femme veuve qui élève seule son fils adolescent, Djamil. Incapable de supporter les commérages et les pressions, Hadjer fuit le village avec son fils pour tenter de reconstruire leur vie en ville. Là, confrontés à la précarité, au désir et à la violence, mère et fils devront survivre aux transformations personnelles et sociales que leurs choix entraînent[3],[4].
Fiche technique
[modifier | modifier le code]- Réalisation : Anis Djaâd[5]
- Scénario : Anis Djaad
- Pays d'origine :
Algérie,
France - Genre : Film dramatique
- Durée : 105 minutes[6]
- Année : 2021[7]
Distribution
[modifier | modifier le code]- Lydia Larini : Hadjer
- Ahmed Belmoumane
- Ali Damiche
- Samir El Hakim
- Djemel Barek (rôles secondaires)[8]
Production
[modifier | modifier le code]Le réalisateur Anis Djaâd, ancien journaliste et auteur de courts métrages et romans, a développé le projet avec le soutien de structures de développement (Meditalents). Le tournage principal a eu lieu notamment dans la région de Mostaganem et ses environs ; Djaad a déclaré dans une interview que le tournage avait été finalisé peu avant la généralisation des mesures sanitaires liées à la pandémie, mais que la post-production effectuée en France avait été compliquée par le contexte sanitaire[9],[10].
Tournage
[modifier | modifier le code]- Lors d'une interview, Anis Djaad a expliqué que le film s'inspire en partie des histoires recueillies durant son travail de journaliste et de ses rencontres dans les zones rurales — d'où l'importance du réalisme social dans le film[11].
- Le tournage s'est déroulé dans des conditions « exigeantes » en milieu rural : la production a privilégié des décors naturels et des prises sur le vif pour capter l'atmosphère des villages de l'Ouest algérien[12].
- La musique et l'absence de musique dans certains plans ont été volontairement utilisées par Djaad pour renforcer le réalisme et laisser place aux bruits diégétiques (brouhaha, cris, sons du village)[13].
- Le film a été présenté dans des festivals africains importants (FESPACO, JCC) et a circulé dans plusieurs marchés festivalier, ce qui a contribué à sa visibilité internationale[14].
Sélection en festivals et récompenses
[modifier | modifier le code]- Mention spéciale — 41e Festival international du film d'Amiens (2021)[15].
- Tanit de la première œuvre (ou mention équivalente) — Journées cinématographiques de Carthage (JCC) : le film a été primé et distingué dans le cadre des JCC[16].
- Sélection au Festival du Film Africain de Louxor et autres festivals africains et méditerranéens[17].
Accueil critique
[modifier | modifier le code]Le film a bénéficié d’un accueil critique contrasté, mais globalement marqué par une reconnaissance de sa valeur artistique et de son apport au cinéma algérien.
- Le quotidien Liberté Algérie a publié un article soulignant que La vie d’après illustre un renouveau du 7e art algérien, en mettant en avant son approche réaliste et son traitement des thèmes sociaux sensibles, tels que la précarité, la condition des femmes et l’impact des rumeurs dans la société[18].
- Le journal culturel El Watan a, de son côté, mis l’accent sur la profondeur psychologique des personnages, en particulier le rôle d’Hadjer incarné par Lydia Larini, tout en notant que la mise en scène privilégiait la lenteur et l’intériorité au détriment d’une narration classique[19].
- Reporters.dz a qualifié le film d’« œuvre nécessaire », en soulignant son courage dans l’exposition des tabous sociaux et son esthétique épurée qui met en valeur les décors naturels d’Alger et de ses environs[20].
- Sur des plateformes de critiques cinéphiles comme SensCritique et Allociné, certains utilisateurs ont néanmoins exprimé des réserves : ils ont relevé une tendance à la lenteur et des plans longs qui, selon eux, nuisent parfois au rythme narratif, bien que cette approche ait été défendue par d’autres comme une marque de style d’Anis Djaad[21].
Controverses / débats
[modifier | modifier le code]- Le film aborde des thèmes sensibles (rumeurs, acculturation, violences faites aux femmes, mémoire de la décennie noire) qui ont suscité des débats dans certains articles de presse et entre spectateurs — le propos a parfois été discuté quant à son angle narratif et son traitement des traumatismes collectifs[22].
Diffusion et distribution
[modifier | modifier le code]- MAD Distribution a pris en charge une partie de la distribution et de la diffusion pour certains territoires (marchés MENA / festivals)[23].
- Le film a circulé sur le circuit festivalier (Amiens, JCC, Louxor, FESPACO) avant une diffusion limitée en salles et plateformes spécialisées[24].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « La vie d'après (2021) - IMDB », IMDb (consulté le )
- ↑ « La Vie d'après — Meditalents », Meditalents (consulté le )
- ↑ « Synopsis — La vie d'après », MUBI (consulté le )
- ↑ « La vie d'après — Africultures », Africultures (consulté le )
- ↑ « Anis Djaad — IMDB », IMDb (consulté le )
- ↑ « La Vie d'après — Forum des images (fiche festival) », Forum des images (consulté le )
- ↑ « La vie d'après — MAD Distribution », MAD Distribution (consulté le )
- ↑ « La vie d'après — Casting complet », IMDb (consulté le )
- ↑ « Anis Djaad — Meditalents (auteur/biographie) », Meditalents (consulté le )
- ↑ « Anis Djaad revient sur son premier long métrage — 24HDZ / APS », 24HDZ (APS) (consulté le )
- ↑ « Anis Djaad — Meditalents (entretien biographique) », Meditalents (consulté le )
- ↑ « Conditions de tournage — interview », 24HDZ (APS) (consulté le )
- ↑ « Fiche festival — notes de production », Forum des images (consulté le )
- ↑ « La vie d'après — FESPACO fiche », FESPACO (consulté le )
- ↑ « Mention spéciale au Festival d'Amiens », APS (consulté le )
- ↑ « La vie d'après primé aux JCC — El Moudjahid », El Moudjahid (consulté le )
- ↑ « Sélection au Festival de Louxor — Le Jeune Indépendant », Le Jeune Indépendant (consulté le )
- ↑ « Le long métrage qui ressuscite le 7e art algérien », Liberté Algérie (consulté le )
- ↑ « La vie d’après, un regard sur les tabous », El Watan (consulté le )
- ↑ « La vie d’après : un premier film prometteur », Reporters.dz (consulté le )
- ↑ « Critiques utilisateurs — SensCritique », SensCritique (consulté le )
- ↑ « Fiche critique — Africultures (analyse thématique) », Africultures (consulté le )
- ↑ « La vie d'après — MAD Distribution (fiche) », MAD Distribution (consulté le )
- ↑ « Diffusion — MUBI », MUBI (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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