La Vallée de la mort verte

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La Vallée de la mort verte
38e histoire de la série Les Aventures de Buck Danny
Scénario Jean-Michel Charlier
Dessin Victor Hubinon

Personnages principaux Buck Danny
Jerry Tumbler
Sonny Tuckson
Lieu de l’action Sarawak

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue originale Français
Éditeur Dupuis
Première publication no 1762 de Spirou (1972)
ISBN 9782800112343
Nb. de pages 48

Prépublication Spirou (1972)
Albums de la série

La Vallée de la mort verte est la trente-huitième histoire de la série Les Aventures de Buck Danny de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon. Elle est publiée pour la première fois dans le journal Spirou du no 1762 au no 1781. Puis est publiée sous forme d'album en 1973. C'est le premier volet de la trilogie des aventures de Buck Danny au Sarawak.

Univers[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Surpris par un typhon lors d'une patrouille en Mer de Chine, en perdition, Sonny Tuckson parvient à s'éjecter au-dessus de la jungle dense qui couvre la cote nord de Bornéo. Le lendemain, repéré par un mystérieux jet, il échappe miraculeusement à des tueurs jaillis de la jungle. Par miracle, il est retrouvé par l'hélicoptère piloté par Buck et Tumbler juste avant que l'appareil soit abattu par deux chasseurs inconnus. Traqués par ces mystérieux ennemis, nos amis vont tenter de découvrir la base secrète des avions fantômes. Ils atteignent une mystérieuse vallée, couverte à perte de vue par une immense plantation et trouvent ainsi le repaire des avions. Du même coup, ils découvrent le terrible et fantastique secret protégé par les tueurs volants : les plus vastes cultures de pavots du monde. Ce stock fabuleux sert à alimenter le marché mondial d'opium. Ce projet diabolique mêle la mafia américaine et le général Shim, sultan absolu du Nord Sarrawak. Tumbler touché par une balle, Buck décide de se laisser capturer avec lui pendant que Sonny reste caché dans la plantation.

Nos amis vont-ils parvenir à s'échapper des griffes de leurs ennemis ?.. Parviendront-ils à quitter la vallée ?... Sauront-ils prévenir les autorités de leur découverte[1] ?...

Contexte historique[modifier | modifier le code]

En 1856, est créée une compagnie commerciale chargée de gérer l'exploitation des monopoles gouvernementaux, particulièrement les ressources d'opium et d'antimoine, et le développement commercial du Sarawak. La Borneo Company est donc enregistrée à Londres avec un capital initial de 60 000 livres et acquiert son premier bâtiment, baptisé le Sir James Brooke, qui assure la liaison commerciale entre le Sarawak et Singapour. D'abord seule compagnie occidentale sur les territoires sous influence britannique à Bornéo, la création de la North Borneo Company fin 1877, vient concurrencer la Borneo Company de Sarawak.

En fait, le commerce de l'opium était si rentable qu'en 1910, le gouvernement changea les règles du monopole afin qu'un syndicat, financé en partie par le Rajah lui-même et en partie par les capitalistes locaux, puisse désormais participer au processus d'appel d'offres. Le Sarawak Opium Farm Syndicate, doté d’un capital de 150 000 dollars a été retenu.

En 1925, le rapport annuel du Sarawak indiquait que les revenus tirés de ces exploitations s'établissaient à 1 307 488 dollars et les revenus tirés des droits d'importation de 442 552 dollars et les droits à l'exportation de 959 460 dollars.

En , le président Nixon annonce par surprise l'Opération Interception, visant à lutter contre le trafic de cannabis en fouillant chaque véhicule traversant la frontière avec le Mexique. L'opération est un échec, mais réussit à faire de la lutte contre la toxicomanie et du thème de la « drogue » une priorité nationale[2]. Au cours des années 1970, le Mexique se laissera convaincre d'organiser l'Opération Condor afin de lutter contre la culture d'opium et de cannabis dans le « triangle d'or », en particulier le Sinaloa. L'opération, elle aussi, échouera: bien que de nombreux petits paysans et petits trafiquants furent arrêtés, des villages entiers furent contraints d'émigrer, tandis que de nombreuses violations des droits de l'homme étaient commises, et qu'aucun gros bonnet n'était attrapé[2].

D'après la DEA, la vente au détail d’héroïne atteint au début des années 1970 un chiffre d'affaires annuel de près de 500 millions de dollars pour la seule ville de New York[3].

Parallèlement à la politique officielle des États-Unis, la CIA participe à de nombreux trafics de stupéfiants dans le monde afin de financer ses opérations, ce qui conduit parfois à créer de vives tensions entre l'agence de Langley et la DEA, par exemple au Pérou avec l'affaire Fujimori. Pendant la guerre du Viêt Nam, elle finance ainsi les opérations militaires au Laos, menées par les combattants irréguliers Hmong du général Vang Pao, par le trafic d'opium[4]. En Amérique latine, la DEA reçoit pour instructions de la CIA de ne pas perturber le trafic de cocaïne entre la Bolivie et l'Amérique centrale, qui contribue au financement des Contras (paramilitaires anticommunistes du Nicaragua)[5].

Personnages[modifier | modifier le code]

Avions[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Album[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La Vallée de la Mort Verte », sur http://www.coinbd.com/ (consulté le 6 novembre 2016)
  2. a et b Luis Astorga, « Géopolitique des drogues au Mexique », Hérodote, 1/2004 (no 112), p. 49-65. DOI : 10.3917/her.112.0049.
  3. Frank Browning, John Gerassi, Histoire criminelle des États-Unis, Nouveau monde, , p. 603-604
  4. Vang Pao, nécrologie de Bruno Philip dans Le Monde (papier) du 29 janvier 2011 (voir aussi la nécrologie succincte publiée le 7 janvier: Vang Pao, général laotien et leader hmong, est mort, Le Monde)
  5. Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte, , p. 129-131