La Tour d'Auvergne

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Plusieurs familles distinctes ont porté ou portent le nom de La Tour d'Auvergne :

  • La famille historique de La Tour en Auvergne, dont trois branches ont successivement porté le nom complet :
    • la branche ainée des seigneurs de La Tour, éteinte en 1501
    • la branche cadette des seigneurs d'Olliergues, puis vicomtes de Turenne, éteinte en 1802
    • la branche puinée des seigneurs de Murat, puis seigneurs d'Apchier, éteinte en 1896
  • deux familles subsistantes qui ont adopté ce nom aux XVIIIe siècle et XIXe siècle :
    • la famille de La Tour (Cantal et Quercy)
    • la famille de La Tour de Saint-Paulet (Lauragais)
  • une personnalité ayant adopté le nom et devenue célèbre : Théophile Corret de La Tour-d'Auvergne

Maison de La Tour d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Le nom de cette illustre famille était à l'origine de La Tour (La Tour-d'Auvergne, dans le Puy-de-Dôme).

Branche ainée de La Tour d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Bernard IV de La Tour, seigneur de la Tour, épousa en 1389 Marie d'Auvergne, héritière du comté d'Auvergne. Leurs descendants adoptèrent le nom La Tour d'Auvergne.

La branche ainée s'est éteinte en 1501, laissant deux filles, dont l'une, Madeleine de La Tour d'Auvergne, épousa en 1518 Laurent de Médicis, duc d'Urbin, et mourut en donnant naissance à la future reine de France, Catherine de Médicis.

Article détaillé : Maison de La Tour d'Auvergne.

Branche cadette d'Olliergues et de Turenne[modifier | modifier le code]

Cette branche, devenue limousine par la vicomté de Turenne (en Corrèze), après s'être appelée La Tour d'Olliergues, a adopté au XVIe siècle, après l'extinction de la branche ainée, le nom La Tour d'Auvergne, sans toutefois descendre de Marie d'Auvergne.

Elle a notamment donné :

Cette branche s'est éteinte en 1802 avec la mort sans descendance de Jacques Léopold de La Tour d'Auvergne (1746 - 1802), vicomte de Turenne, duc de Bouillon (en Belgique), fils du précédent.

Article détaillé : Maison de La Tour d'Auvergne.

Branche puinée de Murat et d'Apchier[modifier | modifier le code]

La branche de Murat et d'Apchier est issue de la branche d'Olliergues et de Turenne.

Elle a été connue successivement sous les noms La Tour de Murat, après le mariage en 1572 de Jean de La Tour avec Marguerite de Murat, dame d'Alagnac et de Murat-le-Quaire, puis La Tour d'Auvergne d'Apchier, après le mariage en 1663 de Jean de La Tour d'Auvergne, seigneur de Murat et de Gibertès, avec Marie d'Apchier (Lozère).

Nicolas Jules de La Tour d'Auvergne d'Apchier (1720-1790) fut lieutenant général des armées du roi.

Le dernier représentant de cette branche fut Maurice César de La Tour d'Auvergne d'Apchier (1809-1896), mort sans descendance le 18 février 1896 à Clermont-Ferrand. Dans son testament, il légua une partie de ses biens personnels au baron de Veyrac (1858-1922), qu'il considérait comme son plus proche cousin.

Branche de La Tour de Varan[modifier | modifier le code]

La famille de La Tour, seigneur de Varan et de La Fayette, qui a pris le nom de La Tour de Varan, prétendait être issue de Berlion Ier second fils d'Alber Ier seigneur de La Tour-d'Auvergne[1] (qui ne figure pas dans la généalogie simplifiée).

Cette branche étant antérieure au mariage en 1389 de Bernard IV de La Tour, seigneur de la Tour en Auvergne, avec Marie d'Auvergne, et donc n'a jamais porté le nom de La Tour d'Auvergne. Néanmoins sur les documents d'état civile de Marie-Antoinette-Joséphine, l'une des filles du dernier châtelain Nicolas, le nom de "La Tour d'Auvergne de Varan" est utilisé pour la désigner, même si cette branche a toujours utilisé "La Tour de Varan" ou "La Tour-Varan". Elle s'est éteinte à la mort à Saint-Étienne en 1864 de Jean-Antoine de La Tour de Varan[2],[3].

Article détaillé : Maison de La Tour d'Auvergne.

Famille de La Tour (Cantal et Quercy)[modifier | modifier le code]

Cette famille subsistante remonte sa filiation suivie jusqu'au XIVe siècle. Elle est originaire d'une région située entre Aurillac et Figeac, à cheval sur les départements actuels du Lot et du Cantal. Elle a notamment possédé les fiefs suivants :

Ses descendants ont adopté le nom La Tour d'Auvergne à partir du XVIIIe siècle.

Pierre Gabriel Casimir de La Tour d'Auvergne (1821-1859) était fils de Jean-Baptiste de La Tour d'Auvergne, garde du corps de la maison du roi, et de Marguerite Irène d'Humières (1788-1866), héritière du château de La Vigne à Ally.

Malgré le rapport de M. Caron, directeur des archives de France, du 23 juin 1942 et les documents d'Hozier[4], selon lesquels cette famille aurait été, du vivant des derniers ducs de Bouillon, en possession régulière et fondée des noms et des armes de La Tour d'Auvergne[5], cette famille n'a jamais prouvé son rattachement à la maison de La Tour d'Auvergne.

Famille de La Tour de Saint-Paulet (Lauragais)[modifier | modifier le code]

Cette famille subsistante remonte également sa filiation suivie jusqu'au XIVe siècle. Elle est originaire du Lauragais, région située entre Toulouse et Carcassonne. Elle a donné dès le XVe siècle plusieurs capitouls de Toulouse.

Cette famille a longtemps été connue sous le nom La Tour de La Roche, puis La Tour de Saint-Paulet (Saint-Paulet, dans l'Aude, à la limite de la Haute-Garonne)[6].

S'appuyant sur la notice ambigüe publiée en 1778 par le généalogiste La Chenaye-Desbois, elle a adopté le nom La Tour d'Auvergne-Lauraguais à partir de 1802, à l'extinction de la branche cadette de Turenne de la maison de La Tour d'Auvergne, entrainant un procès de la dernière branche alors subsistante La Tour d'Auvergne d'Apchier. La Cour de cassation renvoya les parties dos à dos en 1827[7].

Henri de La Tour d'Auvergne-Lauraguais fut titré prince romain par le Pape en 1853.

Cette famille a été admise à l'Association d'entraide de la Noblesse Française sur les preuves d'admission aux pages d'Orléans le 23 juin 1778 de Joseph Denis Édouard Bernard de La Tour de Saint-Paulet[8].

Théophile-Malo Corret de La Tour d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret (Saint-Hernin, 1743 - 1800) affirmait descendre du fils naturel d'Adèle Corret et d'Henri de La Tour d'Auvergne (1555-1623), le père du Maréchal de Turenne, revendication reconnue par la famille de La Tour d'Auvergne à la fin de l'Ancien Régime.

Engagé dans les armées révolutionnaires, il se signala par sa bravoure, et Napoléon Bonaparte, Premier consul, par arrêté du 26 messidor an XI, l'honora du titre de Premier Grenadier de France. Il n'a pas laissé de descendance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notes sur l'histoire de cette famille
  2. Notes sur la Rue Jean-Antoine de La Tour de Varan, à Saint-Étienne
  3. Vente du château de Varan, article dans le journal Le Progrès en 2015
  4. d'Hozier 322 et Nouveau d'Hozier 317.
  5. Conclusions du rapport de Pierre Caron, directeur des archives de France, sur le droit au port du nom de La Tour d'Auvergne, Enregistré le 23 juin 1942 au Greffe du Tribunal Civil de 1re Instance de la Seine - Rapport No 312 - Folio 39 - Case 17
  6. Jacques de La Tour, seigneur de Saint-Paulet, au diocèse de Lavaur, fut maintenu dans sa noblesse, lui et sa famille, sur la production de ses titres le 26 novembre 1669, par jugement de M. Solas. Il portait : d'argent, à une tour de sable
  7. Annuaire de la noblesse de France, année 1894
  8. Les papiers personnels de la famille de La Tour d'Auvergne-Lauraguais sont conservés aux Archives nationales sous la cote 644AP.Archives nationales