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La Terre vaine

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La Terre vaine
Informations générales
Titre
The Waste LandVoir et modifier les données sur Wikidata
Auteur
Pays d'origine
Éditeur
Horace Liveright (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date de publication
Type
Dédicataire
Contenu
Incipit
« April is the cruellest month, breeding… »Voir et modifier les données sur Wikidata
Explicit
« …Shantih shantih shantih »Voir et modifier les données sur Wikidata

La Terre vaine (en anglais The Waste Land, également connu sous différents titres dont La Terre Gaste[1]) est un long poème du poète américain (il n'est pas encore naturalisé britannique) T. S. Eliot, publié en 1922.

Ce poème précède Anabase, œuvre de 1924 du poète français Saint-John Perse, à laquelle on le compare fréquemment.

The Waste Land est un long poème en 433 vers. Mêlant imagerie et symbolisme, angoisse et désespoir nés de la guerre, dans un style jusqu'alors inédit fait de changements brusques de narrateur, de temps et de lieu, cette épopée moderniste condensée est considérée à la fois comme le chef-d'œuvre de T. S. Eliot et comme un classique de la poésie anglo-saxonne du XXe siècle. Certaines de ses phrases sont même entrées dans l'anglais courant :

  • « April is the cruellest month » : « Avril est le mois le plus cruel », vers issu des Contes de Canterbury de Chaucer et repris par Eliot grâce au concept de « corrélat objectif », comme il le définit lui-même dans ses œuvres critiques et dans sa thèse ;
  • « I will show you fear in a handful of dust » : « Je te montrerai la peur dans une poignée de poussière » ;
  • « Shantih shantih shantih » : répétition du mot signifiant « paix » en sanskrit. Eliot termine le poème par cette formule, en lui donnant la signification suivante « La paix qui dépasse l'entendement[2] ».

Le poème Poussière de l'Italien Carlo Bordini se présente par bien des aspects comme une réponse à La Terre vaine[3].

Traductions françaises

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Le poème a été traduit en français de nombreuses fois sous divers titres :

  • Jean de Menasce, « La Terre mise à nue », (1926) in T. S. Eliot’s Poems in French Trans-lation, Pierre Leyris and others, Joan Fillmore Hooker, UMI ResearchPress, 1983, pp. 227-236 ;
  • Pierre Leyris, « La Terre Vaine », in T. S. Eliot, Poésie (1947), éd. bilingue, Seuil, « Le don des langues », 1976, pp. 54-89. C'est la seule traduction officielle avant l'entrée du poème dans le domaine public au Royaume-Uni[4];
  • Michel Vinaver, « La terre vague », Po&sie, 1984, (1946-47[4]) ;
  • Guy Le Gaufey, La Terre Dévastée, 1995, (traduction non publiée, disponible en ligne[4],[5]).
  • Michèle Pinson, La terre gaste, Editions Adélie et la Tailleur d’Images, 1996 ;
  • Pierre Vinclair, « Terre inculte », in Terre inculte: penser dans l'illisible: The waste land, Hermann, coll. « Fictions pensantes », (ISBN 978-2-7056-9564-4) ;
  • Benoît Tadié, « “La Terre dévastée / The Waste Land”, suivi des notes de l’auteur », Po&sie 2020/4 (N°174), p. 119-138 ;
  • Monique Lojkine-Morelec, « Terre en déshérence », in Arts of War and Peace 4.1, Modernist Reconstructions, 2022.

Références

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  1. Notice de l'Encyclopédie Larousse en ligne
  2. T.S. Eliot, Notes on The Waste Land, 1922. v. 433 « Shantih. Repeated as here, a formal ending to an Upanishad. "The Peace which passeth understanding" is a feeble translation of the content of this word. »
  3. Idriss J. Aberkane, Ballade de la Conscience entre Orient et Occident, Université de Strasbourg, (lire en ligne), p. 186
  4. a b et c « Intersectionality and translation: Monique Lojkine-Morelec’s translation of the The Waste Land. | Arts of War and Peace », (consulté le )
  5. https://legaufey.fr/wp-content/uploads/2022/08/The-Waste-Land.pdf

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Articles connexes

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Liens externes

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  • Pascale-Marie Deschamps, « The Waste Land de T. S. Eliot, « a piece of rhythmical grumbling » », Translittérature, no 62,‎ (lire en ligne Accès libre [PDF])