La Symphonie pastorale (roman)

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La Symphonie pastorale
Auteur André Gide
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Éditions Gallimard
Collection Nouvelle Revue française
Date de parution 1er octobre (1er cahier)
1er novembre (2ème cahier) 1919
Nombre de pages 145 p.
Chronologie

La Symphonie pastorale est un roman écrit par André Gide entre février et novembre 1918[1] puis publié en 1919, qui traite du conflit entre la morale religieuse et les sentiments.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans les années 1890, Gertrude, une jeune fille aveugle et orpheline de sa tante qui vient de mourir, est recueillie par un pasteur qui lui offre de vivre avec sa femme, Amélie, et ses cinq enfants dans une petite chaumière du Jura neuchâtelois, en Suisse. Dans son journal, le pasteur raconte l’éducation protestante qu’il offre à Gertrude, dont il finit par tomber amoureux. Son fils Jacques tombe également amoureux de Gertrude. Lorsque le pasteur s’en rend compte, il lui ordonne de partir.

Une opération donne la vue à Gertrude et, voyant le père et le fils, elle tombe amoureuse de Jacques plutôt que du pasteur, même si encore aveugle, elle avait davantage de sentiments amoureux pour ce dernier. Entre-temps, Jacques s'est converti au catholicisme, rejetant ainsi définitivement son père pasteur, et a endossé l'habit de moine. Il renonce donc également à ses penchants pour Gertrude. La vue permet à Gertrude d’observer tout ce que le pasteur lui avait caché, le Mal et le péché, durant des années pour protéger le sentiment de bonheur qu’il avait tenté de susciter chez elle. Attristée par ses découvertes, et par le fait qu'elle prend une place importante dans la famille, après une tentative de suicide au cours de laquelle elle s’est presque noyée, Gertrude finit par mourir de folie quelques semaines après l’opération qui lui a permis de voir.

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • L'idée du roman serait venue de la lecture de la nouvelle de Dickens, Le Grillon du foyer[2].
  • Gide, dans ce roman, est influencé[3] par Hegel (La conscience malheureuse), Rousseau et Condillac (l'éducation).
  • Les décisions et prises de position du pasteur sont conditionnées par son interprétation de la Bible et par l'enseignement qu'il en a reçu. Si sa morale protestante lui a jadis permis de goûter au bonheur, elle finit par le rendre malheureux en suscitant un immense sentiment de culpabilité à l'égard de ses sentiments envers Gertrude et de son fils Jacques.

Autour de l'œuvre[modifier | modifier le code]

  • Le titre du roman vient de la symphonie éponyme de Ludwig van Beethoven. Au premier quart du livre, le pasteur emmène Gertrude écouter cette symphonie qui la transporte au point de lui demander si la campagne est réellement aussi belle que la « scène au bord du ruisseau ».

Adaptations[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Au cinéma
À la télévision

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Symphonie Pastorale Commentaire critique d'Olivier Got, Nathan, juillet 1993.
  2. La Symphonie pastorale Présentation du roman sur le site du Centre d'études gidiennes.
  3. Influence de Hegel, Condillac et Rousseau sur ce roman

Liens externes[modifier | modifier le code]

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