La Salvetat-Saint-Gilles

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La Salvetat-Saint-Gilles
Le château en 2011.
Le château en 2011.
Blason de La Salvetat-Saint-Gilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Léguevin
Intercommunalité Communauté de communes de la Save au Touch
Maire
Mandat
François Arderiu
2014-2020
Code postal 31880
Code commune 31526
Démographie
Gentilé Salvetains
Population
municipale
7 512 hab. (2014)
Densité 1 306 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 37″ nord, 1° 16′ 20″ est
Altitude Min. 166 m – Max. 197 m
Superficie 5,75 km2
Localisation

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Liens
Site web lasalvetat31.com

La Salvetat-Saint-Gilles est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Partie de l'aire urbaine de Toulouse, la commune est située dans son pôle urbain en Savès sur l'Aussonnelle à 16 km au sud-ouest de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Salvetat-Saint-Gilles
Léguevin
Fontenilles La Salvetat-Saint-Gilles
Plaisance-du-Touch

Sans toucher ces communes, elle est également au sud-ouest de Colomiers et à l'ouest de Tournefeuille.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Aussonnelle affluent de la Garonne et son affluent le Ruisseau de la Goutille.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune de est de 575 hectares ; son altitude varie de 166 à 197 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Article connexe : routes de la Haute-Garonne.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Voies aériennes[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ligne de bus 55 relie la commune au métro Toulousain : de la gare de Colomiers jusqu'à Plaisance-du-Touch en passant par le centre de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le , La Salvetat reprend le nom de La Salvetat Saint-Gilles[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Le comte de Rouergue Raymond II et le comte de Toulouse Guillaume III dit Taillefer étaient cousins germains. Ils possédaient par moitié les comtés d’Albi, de Carcassonne, de Nîmes, de Béziers et de Foix. Ils firent leur partage vers l’an 946.

Le comté ou diocèse de Nîmes fut divisé en deux parties :

  • la partie supérieure échut à Raymond II, sous le nom de comté de Nîmes,
  • la partie inférieure fut la part de Guillaume III.

Dans cette partie étaient comprises l’abbaye et la ville de Saint-Gilles, situées sur la rive occidentale du Rhône, où depuis le canal de Beaucaire à Aigues-Mortes.

Raymond II Comte de Rouergue entreprit le voyage de Terre sainte vers l’an 1000 ou 1010. Son fils, Hugues lui succéda et prit le titre de comte de Nîmes. Cette branche des comtes de Rouergue s’éteignit en l’année 1066, comme on le verra plus bas.

Pons, fils aîné de Guillaume III dit Taillefer, posséda l’abbaye de Saint-Gilles, soit avant, soit après la mort de son père, décédé en 1038 âgé de 90 ans !

Ce même Pons avait épousé au mois de septembre 1037, Majore, que l’on croit de la maison de Carcassonne ou de Foix. Il laissa en mourant trois fils, Guillaume, Hubert, Raymond et une fille nommé Almodis, qui a épousé Pierre comte de Melgueil, en Septimanie. Son fils aîné mourut jeune, et Guillaume lui succéda sous le nom de Guillaume IV.

Raymond puîné du même Pons, fut le premier qui se soit qualifié de comte de Saint-Gilles, parce qu’il eut d’abord cette portion du diocèse de Nîmes dans son partage, soit par la dévotion qu’il avait envers ce saint, soit par affection pour son premier patrimoine. Il ne prit souvent que ce simple titre dans les actes, après même qu’il eût succédé au comte de Toulouse. Ce qui lui fit donner le titre de Raymond de Saint-Gilles.

Guillaume IV devenu comte en 1060, eut à soutenir plusieurs guerres. Berthe, fille d’Hugues comte de Rouergue épousa Robert II comte d'Auvergne. Elle mourut en 1066 sans enfants et sans avoir fait de testament. Son mari disputa cette succession aux comtes de Toulouse, parents de Berthe au 4e degré, seuls héritiers naturels, par une guerre qui dura jusqu’en 1079. Ces derniers en sortirent triomphants et Raymond de Saint-Gilles devint alors comte de Rouergue.

Vers l’an 1080, Gui-Geffroy dit Guillaume VIII comte de Poitiers de duc d'Aquitaine, fit la guerre à Guillaume IV. Il vint jusqu'à Toulouse à la tête de tous les vassaux, ravagea les environs et pris la ville, qu’il rendit quinze jours après, ayant reçu une forte rançon. Guillaume IV ayant perdu ses deux fils céda ou vendit à son frère Raymond de Saint-Gilles le comté de Toulouse en l’année 1088.

Raymond de Saint-Gilles, devenu comte de Toulouse sous le nom de Raymond IV, évoqua d’abord les moyens de prévenir les invasions qui pourraient se renouveler. Dans ce but, il fit construire un château, sous le nom de notable de Saint-Gilles. Véritable poste d’observation et de défense, situé sur une arête presque à pic d’un plateau dominant de 90 mètres d’altitude et longeant la rive orientale du petit cours d’eau appelé l’Aussonnelle, entre Plaisance-du-Touch et Léguevin, à 16 km à l’ouest de Toulouse.

Cette construction eut lieu entre 1088 et 1096, c’est-à-dire depuis l’avènement de Raymond IV jusqu’à son départ pour la Première Croisade.

En l’année 1167, la peste sévit dans le Pays toulousain avec une terrible intensité. Quarante cinq religieux périrent dans l’espace de deux mois au monastère de Grandselve.

Toulouse paya un rude tribut à l’épidémie, au point que les capitouls, effrayés quittèrent Toulouse, pour établir le siège de leurs délibérations à Bourg-Saint-Bernard, mais l’épidémie gagnant dans cette direction, ils transportèrent leur siège au château de La Salvetat Saint-Gilles. La localité sur laquelle est bâti ce château fut préservée et elle porta par la suite le nom de La Salvetat-Saint-Gilles.

De nos jours, le château de La Salvetat est une austère et farouche demeure qui en dépit d’élégantes adjonctions de la Renaissance se ressent toujours du rôle de forteresse pour lequel elle a été créée. Les salvetats ou sauvetés sont plus anciennes que les bastides, elles étaient des lieux de liberté et de franchises.

Les Tournier ou Tourneurs, seigneurs de Lauraguet en sont les plus anciens seigneurs connus. Bertrand Tournier, vers 1400 avait deux fils : Gaillard Tournier, puissant seigneur qui a donné son nom à un quartier de Grépiac et Philippe Tournier. Son petit-fils Antoine pressé par le Sénéchal de Toulouse, Galaubiac de Panassac à qui il devait une somme d’argent, fut obligé de vendre La Salvetat-Saint-Gilles à un marchand de Toulouse, Nicolas Fresquet, vers 1483.

Le greffier parlementaire des Lombrail s’y installa au XVIIe siècle et Joseph Gabriel de Lombrail la vendit le 10 juin 1729 à Nicolas de Reversat de Célès pour le prix de 65 000 livres. Les droits seigneuriaux seuls rapportaient 109 setiers de blé, 18 setiers d’avoine, 200 têtes de volailles et 8 livres d’argent.

Les Reversat de Célès de Marsac la gardèrent jusqu’à la Révolution où Pierre Emmanuel Marie de Reversat de Célès de Marsac, conseiller au Parlement, marié avec Marie Gabrielle "Françoise" de Vignes de Puylaroque, fut guillotiné à Paris le 24 prairial de l’an II.

La Salvetat-Saint-Gilles fut alors vendue comme bien national appartenant à un condamné.

Restaurée avec prudence, cette demeure pourrait devenir un des châteaux les plus évocateurs du Pays toulousain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Du point de vue administratif, la commune fait partie de l'arrondissement de Toulouse et avant la réforme territoriale de 2014, faisait partie de l'ancien canton de Léguevin.

Du point de vue électoral, la commune fait partie de la sixième circonscription de la Haute-Garonne et depuis la réforme territoriale de 2014, elle fait partie du nouveau canton de Léguevin.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 mars 2001 François Garel    
mars 2001 mars 2014 Philippe Dauvel PRG  
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
François Arderiu DVG[4] Ingénieur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 512 habitants, en augmentation de 10,15 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197 230 229 221 253 242 247 248 248
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
248 261 265 267 270 292 324 313 301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
285 268 263 184 216 190 220 206 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
278 575 1 615 2 368 4 282 5 779 6 194 6 820 7 512
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 122 59 46 28 25 29 29 29
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

La Salvetat-Saint-Gilles fait partie de l'académie de Toulouse.

La Salvetat-Saint-Gilles possède deux groupes scolaires école primaire (le "Condorcet" et les "Trois Chênes") école maternelle (les Petits Lutins et Marie Curie), et un collège "Galilée" pour l'enseignement secondaire[13].

Activités culturelles[modifier | modifier le code]

  • La MJC de la Salvetat, (Maison des jeunes et de la Culture) est une association loi 1901. Sa vocation est de permettre à tous d'accéder aux loisirs, à l'éducation et a la culture. elle a pour ambition de favoriser l'autonomie et l'épanouissement des personnes.De 7 à 77 ans ! Au sein de la MJC se trouve dorénavant l'École de musique.
  • Théâtre pour adultes et enfants, représentations théâtrales, festivals de théâtre adultes et enfants (mai)
  • Bibliothèque Lecture pour tous
  • arts graphiques et de nombreuses autres associations[14].

Activités sportives[modifier | modifier le code]

rugby à XV, pétanque, tennis, squash, roller, judo, viet vo dao, cyclotourisme, Aïkido, etc[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Val Tolosa

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Salvetat est une marque d'eau minérale, mais elle n'est pas fabriquée dans cette commune. Néanmoins, le château d'eau présente une particularité : il est orné d'une fresque représentant Roméo et Juliette donnant à l'ensemble un caractère insolite. Cette fresque possède elle-même une particularité amusante que vous vous amuserez à découvrir sur l'ombre de l'échelle sur laquelle grimpe Roméo !

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

La Salvetat-Saint-Gilles

Son blasonnement est : De sinople à l'arbre d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Décret du 5 janvier 1965 portant changement de noms de communes, JORF no 7 du 9 janvier 1965, p. 213, sur Légifrance.
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031526.html
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr,‎ (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr,‎ (consulté le 8 janvier 2016)
  13. http://www.lasalvetat31.com/groupes_scolaires.htm
  14. http://www.lasalvetat31.com/asso_cult.htm
  15. http://www.lasalvetat31.com/asso_sport.htm
  16. « Notice no PA31000078 », base Mérimée, ministère français de la Culture