La Rue sans nom (roman)

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La Rue sans nom
Auteur Marcel Aymé
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Gallimard
Date de parution 1930
Chronologie
Précédent La Table aux crevés Le Vaurien Suivant

La Rue sans nom est un roman de Marcel Aymé publié en juin 1930 à Paris, chez Gallimard.

Résumé[modifier | modifier le code]

Cette rue aux logements misérables est habitée principalement par des ouvriers. On y boit beaucoup au café Minche. Le café étant un refuge contre la misère des taudis. La partie la plus sordide est habité par des immigrés italiens, maçons ou terrassiers, victimes de la xénophobie des Français qui sont à peine mieux lotis qu'eux. Les querelles éclatent pour un rien entre les Français et les Italiens, pour des rivalités amoureuses surtout, mais aussi à cause du racisme qui frappait à l'époque les Italiens immigrés que l'on nommait les macaroni.

Traitement littéraire[modifier | modifier le code]

Le roman contient de remarquables descriptions comme celle du départ des travailleurs le matin : « Entre cinq et six heures, la rue bruissait de voix mornes et de semelles traînées ; les hommes sortaient des maisons, engourdis de chaleur, pour arriver dans les usines du lointain à l'heure où le jour se lèverait. La paupière lourd encore de sommeil, résignés aux habitudes nécessaires, ils s'en allaient à la peine monotone qui faisait pain pour tous les jours…[1] » Un peu plus loin, celle des Italiens : « maçons ou terrassiers, ils travaillaient dans les fondrières désolées à construire une ville triste, prévue pour des nombres, un vaste hangar de main-d'œuvre. Ils habitaient dans les dernières maisons de la rue, les plus délabrées…[2] »

Le drame couve cependant sous deux formes : la démolition du quartier dont tous les habitants, italiens ou non, seront expulsés, et la cavale d'un mystérieux personnage qui est venu se réfugier là avec son enfant et dont on comprend qu'il est recherché par la police après son évasion.

Éditions[modifier | modifier le code]

  • 1979 : La Rue sans nom, Paris, Gallimard, coll. « Folio » (no 1125), 1979, 216 p. (ISBN 2-07-037125-5)
  • 1989 : La Rue sans nom, dans Œuvres romanesques complètes, tome I, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade » (no 352), édition présentée, établie et annotée par Yves-Alain Favre (ISBN 2-07-011157-1)

Récompense[modifier | modifier le code]

Il existe une idée reçue, largement relayée par la critique, selon laquelle ce roman aurait reçu le prix du roman populiste en 1930, ce qui est faux[3],[4].

Adaptation[modifier | modifier le code]

Le roman a été adapté au cinéma en 1933 par Pierre Chenal : La Rue sans nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cité par Michel Lécureur, La Comédie humaine de Marcel Aymé, La Manufacture, coll. « Essai », Lyon, 1985, 371 p. (ISBN 2-904638-24-5), p. 363.
  2. Cité par Lécureur, op. cit., p. 364.
  3. Cyril Piroux, « Marcel Aymé, romancier populiste par défaut », dans François Ouellet (dir.) et Véronique Trottier (dir.), Études littéraires, vol. 44, no 2 « Populisme pas mort : autour du Manifeste du roman populiste (1930) de Léon Lemonnier », été 2013 (ISBN 2-920949-52-7), p. 101-114 (DOI:10.7202/1023763ar).
  4. Émilie Goin, « Compte rendu de Ouellet (François) et Trottier (Véronique), « Populisme pas mort. Autour du Manifeste du roman populiste (1930) de Léon Lemonnier » », COnTEXTES, 11 mars 2015 [lire en ligne].