La Roseraie (Toulouse)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La Roseraie
(oc) La Rosèra
La Roseraie (Toulouse)
L'avenue de Lavaur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Commune Toulouse
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 20″ nord, 1° 28′ 16″ est
Transport
Métro Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse :
Bus Liste des lignes de bus de Toulouse1937​​​​​​​​​​​​​​
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

Voir sur la carte administrative de Toulouse
City locator 14.svg
La Roseraie
(oc) La Rosèra
Aperçu du côté bucolique du quartier.

La Roseraie est un quartier de Toulouse situé au nord-est de la ville, profitant des nombreux espaces verts des environs (zone verte des Argoulets) et de la proximité de la ligne A du métro (stations Roseraie et Argoulets). Ce quartier, dans le découpage administratif municipal actuel, dépend de la sous-division 4.2 du Secteur 4 (Toulouse Est)[1].

Localisation et historique[modifier | modifier le code]

Le quartier de la Roseraie a été créé et bâti, en 1932, dans le cadre du plan d’extension et d’embellissement de la ville.

Avant la création et l'extension de Toulouse vers ce quartier, ce dernier était principalement agricole. Des fermes et exploitations vigne et cultures. Fabriques de tuiles en terre cuite etc. En 1978 des moutons paissaient sur de nombreuses parcelles de terre. Courant année 1991 l'on pouvait encore entendre le matin le coq chanter.

Il est délimité par les voies suivantes : route d'Agde, avenue de Lavaur, chemin de Nicol et le chemin Michoum. Les services de la Ville de Toulouse, l'incluent dans un périmètre plus large, mais il est bien restreint à ces 4 voies.

Lors de la création de La Roseraie, les voies desservant ce quartier ont pour la majorité des noms de fleurs. Voici une liste non exhaustive des divers noms relevés :

  • dans le secteur pris entre la rue Théodore G. Lenotre et l'avenue du Président Gaston Doumergue : les rues des Tulipes, des Primevères, des Capucines, des Pervenches, des Balsamines, des Anémones, des Amarantes, des Nénuphars, du Romarin.
  • vers l'avenue de Lavaur et l'Avenue Joseph le Brix, les rues suivantes : des Tulipes, des Bleuets, des Pâquerettes, des Coquelicots, des Myosotis.
  • du côté du chemin de Nicol, une seule voie porte un nom de fleur : la rue des Pavots.

De beaux espaces verts parsèment le quartier : la place de la Roseraie (Vincenzo Tonelli) , la place Rosine BET (RB), le Stade d'Amouroux et le square Toit du Roulant, inauguré le 26 juin 2008, anciennement dénommé square du Monde.

Typologie du quartier[modifier | modifier le code]

  • Habitat individuel et pavillonnaire en très grande majorité. Assortis de jardins, et pour certaines constructions de belles parcelles de terrain donnent au quartier un esprit faubourg particulièrement calme et serein.
  • Quelques rares ensembles résidentiels, mais sur de vastes parcelles de terrain. Jusqu'à présent une densité très faible.

Principalement constitué de petites rues, il est desservi par quelques voies plus importantes : l'avenue Marcel Doret (aviateur et pilote d'essai français), prolongée par l'avenue Joseph le Brix (marin français, pilote de l'aviation maritime), les avenues de Lavaur, de la Roseraie et du Président Gaston Doumergue (Président de la République Française de 1924 à 1931).

Juste en lisière du quartier, la vaste zone verte des Argoulets. Zone verte avec de nombreux équipements sportifs et de détente : piscine et patinoire Alex Jany,petite piste de vélo-cross, terrains de foot, rugby, tennis, baseball, Maison du Judo, gymnase, complexe de pelote basque dont son fronton extérieur,

Ancienne maison du 36/38 rue Lenotre

Il reste quelques maisons anciennes dites toulousaines, mais l'urbanisation effrénée efface les rares traces encore existantes. Au 36/38 de la rue Lenotre, il y avait une belle maison inventoriée mais non classée – datant de début 1900 sur une parcelle de 3 000 m2 – qui a été rasée en 2018 à la faveur d'un programme immobilier. Sur cette même rue Lenotre, au 22 une maison de 1875 subsiste encore.

Une particularité du quartier : Le lotissement Castor Toit du Roulant / SNCF et Le Square du Roulant.[modifier | modifier le code]

Compris entre les 55 rue Ernest Feydeau et 1 rue du Romarin[2], dès 1954 un terrain de 39 440 m2 est acquis par la Société du Toit du Roulant auprès de la compagnie d'assurances La Mondiale . Création de la Sté le Toit du Roulant (dépôt des statuts le 13/12/1954. Inscrite le 7/05/1955. Pièce officielle No 5344)

Un lotissement de 78 parcelles est créé - permis de construire de la mairie de Toulouse No 95 délivré le 30/06/1956 - et vendues à des employés cheminots de la SNCF. La gare de Toulouse-Matabiau, le dépôt Périole et Raynal étant proches.

Sur ces parcelles sont construits 78 logements entourés de belles parcelles de terrain qui deviendront de beaux jardins. (1 maison en F3, 56 maisons en F4, 21 maisons en F5 / Pour une surface totale construite de 5 476 m2).

Est créée, le 1er février 1956, une Association du Syndicat du Lotissement (ASL) : Toit du Roulant. Le lotissement privé est terminé en 1958 et les constructeurs/habitants aménagent dans leurs logements.

Les maisons bâties par les acquéreurs, appelés les Castors (mouvement coopératif) maintenant auto-constructeurs, constituent un bâti propre du quartier. Ils aménagèrent, en 1957, le square du Monde – en référence à la compagnie " La Mondiale ", propriétaire du terrain – pour pouvoir s’y reposer, se détendre et se retrouver.

Le 13 avril 1973 à 11 heures, à lieu l'inauguration du lotissement – qui passe dans le domaine communal – par MM. Dominique Baudis, député maire de Toulouse et Marcel Cavaillé sénateur et adjoint au maire de Toulouse.

Le 26 juin 2008 par une belle journée ensoleillée, en présence de MM. Pierre Cohen, maire de Toulouse et Jean-Jacques Mirassou, conseiller général en charge du canton 7, a lieu l'inauguration et le changement de nom du square. Désormais ce dernier est nommé Square du Roulant, en mémoire des bâtisseurs du lotissement. Il est aussi fêté, à cette occasion le cinquantenaire du lotissement et la tenue du Repas du Cinquantenaire.

L’évolution du quartier[modifier | modifier le code]

Ce quartier qui est jusqu'à présent principalement pavillonnaire et en habitat individuel va connaitre dans les prochaines années une révolution profonde. D'autant qu'il est situé sur une zone de passage importante. Pris en la sortie No 15 de la rocade Est de Toulouse A61/62, et les quartiers Jolimont, Marengo, Gare et tout le centre ville de Toulouse côté ville, et d'autre-part par les villes de Balma, l'Union Montrabé etc.. Voici les gros projets à venir aux alentours qui vont bouleverser sa quiétude.

Auparavant, il y avait dans les environs quelques rares mais gros bassins d'emplois. Au fil des ans, ces sites ont fermé, se sont déplacés ou délocalisés[3].

  • Le plus ancien[pas clair], les engins agricoles Amouroux (Amouroux Frères), ont laissé place, dans les années 1960, aux constructions résidentielles du quartier qui porte le nom de la famille Amouroux (Cités Amouroux I & II environ 1 400 logements). Actuellement, appels à projets pour la reconversion des halles/usines par Toulouse Métropole.
  • Le site du CEAT ou Centre d’Essais Aéronautiques de Toulouse (DGA Techniques aéronautiques) anciennement situé rue Henri Guillaumet, déplacé vers Balma. Environ 13 hectares de libres dans un premier temps. Où il est prévu 1 300 logements et commerces ou services [4].
  • Le site de l'usine Latécoère, (Pierre-Georges Latécoère) installé en 1940 (Terrain de 70 000 m2) – sur l' ancienne implantation de la briqueterie-tuilerie Borie-Chanal, créée au milieu du XIXe siècle [6]– l'unité de production déplacée en lisière de Toulouse et l'Union. À terme, constructions de nombreux logements et bureaux (35 000 m2), plus futur Siège social et Administratif (10 000 m2) des usines qui sont réparties dans le monde.
  • Le projet Toulouse Euro Sud Ouest (TESO)[7] qui doit accompagner l'arrivée des TGV Paris - Bordeaux - Toulouse. Implanté dans le quartier Marengo-Jolimont, autour de la gare SNCF Matabiau / Raynal, il impacte environ 35 hectares avec la construction prévue de la tour Occitane de 150 mètres de hauteur[8] qui combinera logements, commerces, bureaux, hôtel de standing.

Tout le quartier va être bouleversé par les constructions importantes de commerces, bureaux. Les flux journaliers conséquents, combinés à une voirie mal adaptée et sous-dimensionnée, certaines voies – la route d'Agde sortie No 15 de la Rocade en particulier – au gabarit restreint aujourd'hui même, seront à terme totalement thrombosées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]