La Roseraie (Toulouse)

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La Roseraie
La Roseraie (Toulouse)
L'avenue de Lavaur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Commune Toulouse
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 20″ nord, 1° 28′ 16″ est
Transport
Métro Métro de Toulouse Ligne A du métro de Toulouse :
Bus Liste des lignes de bus de Toulouse1937​​​​​​​​​​​​​​
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
Voir sur la carte administrative de Toulouse
City locator 14.svg
La Roseraie
Aperçu du côté bucolique du quartier.

La Roseraie est un quartier de Toulouse situé au nord-est de la ville, profitant des nombreux espaces verts des environs (zone verte des Argoulets) et de la proximité de la ligne A du métro (stations Roseraie et Argoulets). Ce quartier, dans le découpage administratif municipal actuel, dépend de la sous-division 4.2 du Secteur 4 (Toulouse Est)[1].

Localisation et historique[modifier | modifier le code]

Le quartier de la Roseraie a été créé et bâti, en 1932, dans le cadre du plan d’extension et d’embellissement de la ville.

Avant la création et l'extension de Toulouse vers ce quartier, ce dernier était principalement agricole. Des fermes et exploitations vigne et cultures. Fabriques de tuiles en terre cuite, etc. En 1978 des moutons paissaient sur de nombreuses parcelles de terre. Courant année 1991 l'on pouvait encore entendre le matin le coq chanter.

Il est délimité par les voies suivantes : route d'Agde, avenue de Lavaur, chemin de Nicol et le chemin Michoum. Les services de la Ville de Toulouse, l'incluent dans un périmètre plus large -Michoum, Périole, Juncasse et la Rocade - mais il est bien restreint à ces 4 voies.

Lors de la création de La Roseraie, les voies desservant ce quartier ont pour la majorité des noms de fleurs. Voici une liste non exhaustive des divers noms relevés :

  • dans le secteur pris entre la rue Théodore G. Lenotre et l'avenue du Président Gaston Doumergue : les rues des Tulipes, des Primevères, des Capucines, des Pervenches, des Balsamines, des Anémones, des Amarantes, des Nénuphars, du Romarin.
  • vers l'avenue de Lavaur et l'Avenue Joseph le Brix, les rues suivantes : des Tulipes, des Bleuets, des Pâquerettes, des Coquelicots, des Myosotis.
  • du côté du chemin de Nicol, une seule voie porte un nom de fleur : la rue des Pavots.

De beaux espaces verts parsèment le quartier : la place de la Roseraie (Anciennement Place du Terminus, aujourd'hui Place Vincenzo Tonelli) , la place Rosine BET (RB), le Stade d'Amouroux et le square Toit du Roulant, inauguré le , anciennement dénommé square du Monde.

Typologie du quartier[modifier | modifier le code]

  • Habitat individuel et pavillonnaire en très grande majorité. Assortis de jardins, et pour certaines constructions de belles parcelles de terrain donnent au quartier un esprit faubourg particulièrement calme, bucolique et serein.
  • Quelques rares ensembles résidentiels, mais sur de vastes parcelles de terrain. Jusqu'à présent une densité très faible.

Principalement constitué de petites rues, il est desservi par quelques voies plus importantes : l'avenue Marcel Doret (aviateur et pilote d'essai français), prolongée par l'avenue Joseph le Brix (marin français, pilote de l'aviation maritime), les avenues de Lavaur, de la Roseraie et du Président Gaston Doumergue (Président de la République Française de 1924 à 1931).

Juste en lisière du quartier, la vaste zone verte des Argoulets. Zone verte avec de nombreux équipements sportifs et de détente : piscine et patinoire Alex Jany,petite piste de vélocross, terrains de foot, rugby, tennis, baseball, Maison du Judo, gymnase, complexe de pelote basque dont son fronton extérieur,

Ancienne maison du 36/38 rue Lenotre

Il reste quelques maisons anciennes dites toulousaines, mais l'urbanisation effrénée efface les rares traces encore existantes. Au 36/38 de la rue Lenotre, il y avait une belle maison inventoriée mais non classée – datant de début 1900 sur une parcelle de 3 000 m2 – qui a été rasée en 2018 à la faveur d'un programme immobilier. Sur cette même rue Lenotre, au 22 une maison de 1875 subsiste encore.

Une particularité du quartier : Le lotissement Castor Toit du Roulant / SNCF et Le Square du Roulant.[modifier | modifier le code]

Compris entre les 55 rue Ernest Feydeau et 1 rue du Romarin[2], dès 1954 un terrain de 39 440 m2 est acquis par la Société du Toit du Roulant auprès de la compagnie d'assurances La Mondiale. Création de la Sté le Toit du Roulant (dépôt des statuts le 13/12/1954. Inscrite le 7/05/1955. Pièce officielle No 5344)

Un lotissement de 78 parcelles est créé - permis de construire de la mairie de Toulouse No 95 délivré le 30/06/1956 - et vendues à des employés cheminots de la SNCF. La gare de Toulouse-Matabiau, le dépôt Périole et Raynal étant proches.

Sur ces parcelles sont construits 78 logements entourés de belles parcelles de terrain qui deviendront de beaux jardins. (1 maison en F3, 56 maisons en F4, 21 maisons en F5 / Pour une surface totale construite de 5 476 m2).

Est créée, le , une Association du Syndicat du Lotissement (ASL) : Toit du Roulant. Le lotissement privé est terminé en 1958 et les constructeurs/habitants aménagent dans leurs logements.

Les maisons bâties par les acquéreurs, appelés les Castors (mouvement coopératif) maintenant auto-constructeurs, constituent un bâti propre du quartier. Ils aménagèrent, en 1957, le square du Monde – en référence à la compagnie " La Mondiale ", propriétaire du terrain – pour pouvoir s’y reposer, se détendre et se retrouver.

Le à 11 heures, à lieu l'inauguration du lotissement – qui passe dans le domaine communal – par MM. Pierre Baudis, député maire de Toulouse et Marcel Cavaillé sénateur et adjoint au maire de Toulouse.

Le par une belle journée ensoleillée, en présence de MM. Pierre Cohen, maire de Toulouse et Jean-Jacques Mirassou, conseiller général responsable du canton 7, a lieu l'inauguration et le changement de nom du square. Désormais ce dernier est nommé Square du Roulant, en mémoire des bâtisseurs du lotissement. Il est aussi fêté, à cette occasion le cinquantenaire du lotissement et la tenue du Repas du Cinquantenaire.

L’évolution du quartier[modifier | modifier le code]

Ce quartier qui est jusqu'à présent principalement pavillonnaire et en habitat individuel va connaitre dans les prochaines années une évolution majeure. D'autant qu'il est situé sur une zone de passage importante. Pris entre la sortie No 15 de la rocade Est de Toulouse A61/62, et les quartiers Jolimont, Marengo, Gare, tout le centre ville de Toulouse, côté ville, et d'autre-part -au delà de la rocade - par les villes de Balma, l'Union Montrabé, etc. Voici les gros projets à venir aux alentours qui vont bouleverser sa quiétude.

Auparavant, il y avait dans les environs quelques rares mais gros bassins d'emplois. Au fil des ans, ces sites ont fermé, se sont déplacés ou délocalisés[3].

  • Le plus ancien site industriel - de 1925 à 1960 - [pas clair] les engins agricoles et tracteurs Amouroux (Amouroux Frères), ont laissé place, dans les années 1964, aux constructions résidentielles du quartier qui porte le nom de la famille Amouroux (Cités Amouroux I & II environ 1 400 logements). Actuellement, appels à projets pour la reconversion des halles/usines [1] par Toulouse Métropole.
  • Le site du CEAT ou Centre d’Essais Aéronautiques de Toulouse (DGA Techniques aéronautiques) anciennement situé rue Henri Guillaumet, déplacé vers Balma. Environ 13 hectares de libres dans un premier temps. Où il est prévu 1 300 logements dont 78000 m² de logements, bureaux 8500 m² et commerces ou services pour 106000 m². Équipements sportifs de 4200 m² [4]. Plaquette détaillée et avancement.
  • Le site de l'ancienne école de l'ENSICA. (École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques). Reconversion actée il y a peu de temps. La future reconversion prévue du bâtiment Lemaresquier [5] (Charles Lemaresquier Architecte ),en lieu culturel est aujourd'hui abandonnée. À la place, transfert et installation de la cité administrative de Toulouse, anciennement située dans le quartier Compans. 1640 emplois postes de travail, 14 directions, services, régionaux, départementaux. 30000 m² de bureaux administratifs, mais très peu de stationnements dans le but ''avoué de décourager les agents de s'y rendre en voiture''. Document Préfecture détaillé.
  • Le site de l'usine Latécoère, (Pierre-Georges Latécoère) installé en 1940 (Terrain de 70 000 m2) – sur l' ancienne implantation de la briqueterie-tuilerie Borie-Chanal, créée au milieu du XIXe siècle [6]– l'unité de production déplacée en lisière de Toulouse et l'Union. À terme, constructions de nombreux logements, immeuble de service séniors et bureaux (35 000 m2 de planchers au total), plus le futur siège social et Administratif (10 000 m2) des usines Latécoère. Usines qui sont réparties dans le monde.
  • Création à l'ancien terminus de la ligne de Métro A de Jolimont, sur trois parcelles totalisant 5400 m² (dont une partie du stationnement du parc-relais Tisséo) d'un ensemble immobilier ''My Jolimont''. Ce suite à appel à projet, 'Dessine moi Toulouse', de Toulouse Métropole [2]. Constructions de 6 immeubles d'une surface totale de 14.600 m² de planchers avec des répartitions diverses : Des logements qualitatifs , Bureaux flexibles avec services, Espace de coworking – Fab-Lab, Résidence innovante à destination des jeunes actifs, Supermarché coopératif / participatif Chouette Coop, Crèche. Environnement : Parc paysager sous le viaduc, Mail piéton. La plaquette détaillée du projet.
  • Construction / déplacements des services techniques de la Métropole de Toulouse. Services actuellement au Raisin, vers l'avenue d'Atlanta. Dans le cadre de l'opération EUROPOLIA (restructuration du quartier de la gare Matabiau). Construction d'un ''Technocentre sur le site Atlanta'' de 21.000 m²[3] entre le boulevard d'Atlanta et la rocade, pour accueillir les services techniques, bureaux, cantine etc...
  • Création d'un parking silo pour les véhicules sur le site du parking relais des Argoulets. Prise sur le parking existant, avec création de nouvelles places de parking en hauteur, et dans les parties basses d'une école de formation aux eSports [4]. Au total environ 16.000 m² de créés.
  • Le projet Toulouse Euro Sud Ouest (TESO)[7] qui doit accompagner l'arrivée des TGV Paris - Bordeaux - Toulouse. Implanté dans le quartier Marengo - Jolimont, Bonnefoy autour de la gare SNCF Matabiau / Raynal, il impacte à terme environ 35 hectares avec la construction prévue de la tour Occitane de 150 mètres de hauteur[8] qui combinera logements, commerces, bureaux, hôtel de standing.
  • Autre projet bien avancé, la construction d'une caserne de pompiers au 24 chemin de Gramont, le long du boulevard d'Atlanta. La mise en service de cet équipement est programmée pour le 1er semestre 2022. Environ 65 sapeurs-pompiers professionnels seront présents, plus des sapeurs-pompiers volontaires. Détails et liste des équipements de lutte contre l'incendie ici.
  • Ces dernières années l'on observe aussi la construction de nombreux immeubles collectifs qui remplacent des villas isolées posées sur de belles parcelles arborées. Nous assistons à une multiplication et densification effrénée de ces implantations, qui s'accompagnent de la disparition de beaux espaces verts arborés par de très beaux arbres. A court terme, le quartier va-t-il conserver ou perdre son esprit faubourg/résidentiel ? Les anciens du quartier semblent résignés de cette perte d'identité de leur lieu de vie...

Tout le quartier va être profondément bouleversé par les multiples projets d'implantations / constructions importantes, de commerces, bureaux. Des flux journaliers conséquents de véhicules divers, combinés à une voirie mal adaptée et largement sous-dimensionnée, certaines voies telle – la route d'Agde (D112 entrée et sortie de Toulouse) sortie No 15 de la Rocade en particulier – au gabarit restreint aujourd'hui même, sont déjà à certaines heures difficilement praticables, et seront dans très peu d'années totalement thrombosées. Très rares possibilités de circulation en mobilités douces alternatives aujourd'hui ainsi que dans un futur proche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]