La Ronde de l'aube

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Ronde de l'aube
Description de cette image, également commentée ci-après

Robert Stack et Dorothy Malone

Titre original The Tarnished Angels
Réalisation Douglas Sirk
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1958

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Rock Hudson et Dorothy Malone
Jack Carson et Dorothy Malone

La Ronde de l'aube (The Tarnished Angels) est un film américain réalisé par Douglas Sirk, sorti en 1958.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1932, lors d'un reportage sur un meeting d'acrobatie aérienne à La Nouvelle-Orléans, le journaliste Burke Devlin rencontre un fou d'aviation, Roger Shumann, héros de l'Escadrille Lafayette, sa femme Laverne, leur jeune fils Jack et le mécanicien Jiggs. Ange déchu dans des meetings aériens où il retrouve brièvement son statut de héros bravant la mort, Schumann saura t-il refaire surgir sa part d'humanité pour la femme qui se sacrifie pour lui et s'exhibe dans des sauts en parachute, pour le fils sans cesse moqué à qui il offre une existence misérable ? Là où le brave Jiggs échoue, Devlin, pourtant amoureux de cette femme insaisissable, réussira : redonner à Schumann le vrai sens de l'héroïsme et donc du sacrifice pour ceux qu'il reconnaît enfin aimer après les avoir tant avilis.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

À l'occasion d'une diffusion télévisée, Patrick Brion écrivait dans Télérama (sous le pseudonyme d'André Moreau) :

« Dès la première apparition de Laverne, jouée par Dorothy Malone, cheveux et jupe au vent, on comprend que La Ronde de l'aube est un film dans lequel Douglas Sirk a mis toute sa personnalité et toute sa sensibilité. Retrouvant, quelques mois seulement après Écrit sur du vent, trois des interprètes du film (Rock Hudson, Robert Stack et Dorothy Malone), il s'attache à l'univers des pilotes acrobatiques. Héros de la Première Guerre mondiale, habitués à braver les dangers, ces hommes sont la distraction d'une Amérique marquée par la grande crise économique. La mort s'inscrit en filigrane et rarement, les thèmes chers à Faulkner ont été restitués aussi remarquablement qu'ici. Sirk a d'ailleurs avoué avoir toujours été fasciné par ces personnages « à l'affût de la vie et qui croient qu'elle leur échappe ». Le danger, la mort, la volonté de la braver en prenant le maximum de risques et, parallèlement, le souhait de vivre le plus intensément possible, tel est le climat de La Ronde de l'aube. Bouleversant. »

Autour du film[modifier | modifier le code]

Cette même année 1958, William A. Wellman réalise un film consacré à l'escadrille Lafayette, sous le titre C'est la guerre (Lafayette Escadrille).

Lien externe[modifier | modifier le code]