La Rivière (parti grec)

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La Rivière
(el) το Ποτάμι
Image illustrative de l'article La Rivière (parti grec)
Logo officiel.
Présentation
Président Stávros Theodorákis
Fondation 26 février 2014[1]
Positionnement politique Centre
Idéologie Social-libéralisme[2]
Social-démocratie[2]
Affiliation européenne aucune
Groupe au Parlement européen S&D
Affiliation internationale aucune
Site web http://topotami.gr/
Représentation
Députés
6 / 300
Députés européens
2 / 21
Périphéries de la Grèce
0 / 725

La Rivière (grec moderne : το Ποτάμι, to Potámi) est un parti politique grec centriste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Stávros Theodorákis fondateur et leader du parti.

La Rivière a été fondée en mars 2014 par Stávros Theodorákis, journaliste sur la chaîne télévisée Mega, avec pour ambition de se présenter aux élections européennes de 2014, et d'y incarner le centre pro-européen de l'échiquier politique, dans un paysage politique fortement polarisé entre gauche et droite[3].

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Lors d'une conférence de presse le 4 mars, Stávros Theodorákis a annoncé les noms de 30 personnalités civiles soutenant le nouveau parti, tel que l'écrivain Níkos Dímou (en) ou l'ancien capitaine de l'équipe nationale de water-polo Yórgos Mavrotás (en)[4]. À cette même occasion il a aussi annoncé qu'il ne se présentait pas lui-même sur les listes[3]. Au soir du 25 mai, la Rivière est parvenue à obtenir deux sièges au Parlement européen, échéant à Míltos Kýrkos et Yórgos Grammatikákis. Ces derniers ont ensuite rejoint le groupe parlementaire des Socialistes et démocrates (S&D), tout en restant indépendant du Parti socialiste européen[5].

Élections législatives de 2015[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de janvier 2015, La Rivière a rassemblé légèrement plus de 6 %, se classant en quatrième position à quelques voix des néo-nazis de l'Aube dorée. Avant les élections, le parti s'est déclaré être prêt, en cas de victoire de SYRIZA, à s'y allier au sein d'une coalition gouvernementale, à la condition néanmoins que la Grèce demeure dans la zone euro et qu'elle respecte ses engagements vis-à-vis de la Troïka[6]. Néanmoins, à la suite de sa victoire, Aléxis Tsípras, le leader de SYRIZA, lui a préféré les Grecs indépendants, un parti de droite souverainiste[7].

Si To Potami soutient l'accord sur le plan d'aide à la Grèce, celui-ci a exclu de participer à un gouvernement dirigé par SYRIZA[8].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Souhaitant se situer au-delà du clivage gauche-droite, La Rivière est caractérisée par un positionnement à gauche sur les questions de société et à droite en matière d'économie[9].

Affirmant que les professionnels de la politique sont les responsables de la crise, La Rivière refuse de présenter des candidats issus du champ politique, à qui elle préfère des personnes issues de la société civile.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Lutte contre la corruption[6].
  • Diminution du corps des fonctionnaires[7].
  • Informatisation du secteur public.

Institutions[modifier | modifier le code]

  • Diminution du nombre des députés.
  • Adoption d'un système électoral proportionnel, sur le modèle allemand.
  • Promotion de la nécessité de la collaboration entre les partis politiques.
  • Le président ne peut exercer que deux mandats.
  • Αllègement de la dette des pays du Sud et en même temps adoption des réformes nécessaires pour l'économie et la production.

Société[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

  • Contrôle institutionnel des institutions européennes
  • Politique européenne commune en ce qui concerne les domaines du travail, de l'éducation, de l'innovation et de l'immigration.
  • Fédération bancaire européenne
  • Une allocation de chômage et un salaire minimum spécifique pour tous les pays européens.
  • Un nouveau système fiscal pour les multinationales avec la collaboration des États-Unis et du Japon.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le financement du parti vient entièrement de ses membres via l’achat de coupons et après chaque tournée, toutes les dépenses sont publiées. À l’antipode, tous les autres grands partis politiques de la Grèce, dépensent des millions d'euros via la subvention de l'État.[réf. nécessaire]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections parlementaires[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Sièges Rang Gouvernement
janvier 2015
373 698
6,05
17 / 300
4e
Opposition
septembre 2015
222 166
4,09
11 / 300
6e
Opposition

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix  % Sièges Rang Groupe
2014
377 438
6,60 %
2 / 21
5e
S&D

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Another party arrives on Greece's increasingly diffuse political scene », sur MacroPolis,‎ (consulté le 15 mars 2014).
  2. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe » (consulté le 3 juillet 2015).
  3. a et b Grèce : « Potami », un nouveau parti ni à droite, ni à gauche, bien au contraire !, Le Courrier des Balkans, 7 mars 2014.
  4. (el) « Tα 30 πρόσωπα που θα στηρίξουν τον Σταύρο Θεοδωράκη για «Το Ποτάμι» », iefimerida.gr,‎ (lire en ligne).
  5. (en) « ANA-MPA: Potami party MEPs to join Socialists and Democrats group in EuroParliament », sur amna.gr,‎ (consulté le 22 mai 2016).
  6. a et b Marina Rafenberg, « Les centristes grecs de To Potami, "faiseurs de roi" », sur LeJDD.fr,‎ (consulté le 22 mai 2016).
  7. a, b, c et d « Vers un accord de gouvernement entre Syriza et la droite souverainiste ? », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  8. « Grèce-Le parti centriste To Potami soutiendra Tsipras au parlement », sur fr.reuters.com,‎ (consulté le 22 mai 2016).
  9. « Grèce : quel est le rapport de force des partis politiques ? », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).

Lien externe[modifier | modifier le code]