La Rabouilleuse (film, 1960)

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La Rabouilleuse (titre de tournage et de ressortie) ou Les Arrivistes (titre de sortie) est un film franco-allemand réalisé par Louis Daquin, sorti en 1960, adapté du roman La Rabouilleuse d'Honoré de Balzac.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Agathe Bridau, née Agathe Rouget, déshéritée par son père au profit de son demi-frère Jean-Jacques, est restée veuve avec ses deux fils Philippe et Joseph. Le premier, ancien soldat de Napoléon n'est plus que demi-solde à la chute de l'Empire. Il s'adonne au jeu et fait des dettes, tandis que le second, peintre, travaille et essaie de pourvoir aux besoins de la famille. Cependant, madame Bridau lui préfère Philippe qui pourtant se voit infligé un exil à Issoudun pour avoir comploté contre le nouveau régime du Louis XVIII. Dans cette ville, il retrouve son très riche oncle dont la servante Flore Brazier (la Rabouilleuse), lui fait rédiger un testament en sa faveur avec l'espoir, à la mort du vieil homme, de vivre richement avec son amant Max. Mais Philippe provoque Max en duel et le tue. À la mort de son oncle, il épouse Flore qu'il emmène à Paris, puis qu'il délaisse. Flore devient alcoolique et meurt. Héritier de sa femme, Philippe spécule et il est ruiné lors d'une liquidation du baron de Nucingen.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

« Dans ce film, le machiavélisme le plus cynique le dispute à l'inconduite la plus absolue. Tous les moyens sont bons pour réparer ce que l'on estime avoir été une injustice, et si le film n'approuve pas ces désordres, il ne les condamne pas non plus, et ne repose que sur leur enchaînement sans compensation positive. Les rapports humains s'y réduisent à une lutte sans merci, dont le vainqueur doit tôt ou tard être à son tour la victime.
Décors et toilettes reconstitués avec soin. Éclairages souvent contrastés. Découpage utilisant toute la gamme des plans et mettant en valeur l'esthétique d'une photographie très étudiée, jouant davantage sur le cadre que sur le mouvement de l'action. Celle-ci progresse par d'importantes ellipses. L'unité du personnage central: une froide détermination faisant fi de tout sentiment, est aussi celle du film. Les personnages sont semblables à de lourdes marionnettes lancées une fois pour toutes dans une direction dont elles ne sauraient s'écarter, dans une aventure de comptables dont la seule passion est de faire des opérations[1]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire général des films 1960, édition Penser-Vrai, dépôt légal no 691, 3e trimestre 1960.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]