La Princesse de Montpensier (film)

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La Princesse de Montpensier
Description de cette image, également commentée ci-après

Costume du personnage François de Chabannes
dans le film.

Réalisation Bertrand Tavernier
Scénario Jean Cosmos
François-Olivier Rousseau
Bertrand Tavernier
Acteurs principaux
Sociétés de production France Télévisions
Pandora Film
FFA (German Federal Film Board)
Studiocanal
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Film historique
Film de cape et d'épée
Durée 139 min.
Sortie 2010

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Princesse de Montpensier est un film franco-allemand réalisé par Bertrand Tavernier, inspiré de la nouvelle éponyme de Madame de La Fayette.

Ce film historique, se déroulant sous la Renaissance, est sorti en France, le . Il a notamment été présenté en compétition à la sélection officielle du Festival de Cannes de 2010, sans obtenir de prix. Il a ensuite été sélectionné dans plusieurs catégories lors de la 36e cérémonie des César de 2011 et il y a obtenu le césar des meilleurs costumes.

Cette quatrième et dernière collaboration entre Bertrand Tavernier et son ami Jean Cosmos, au niveau du scénario, faillit ne pas se réaliser en raison d'un manque de financement, situation due au contexte économique de l'époque. Cette production ne doit son existence qu'à l'intervention du Ministère de la culture, suite à la volonté personnelle du ministre, Frédéric Mitterrand[1].

Ce film a bénéficié de la mise à disposition de la production et de l'équipe de tournage de plusieurs sites historiques, classés pour leurs décors intérieurs et extérieurs, notamment dans la région Centre-Val de Loire qui compte de nombreux châteaux de la Renaissance. Un grand nombre de scènes du film furent également tournées dans le château de Messilhac, situé dans le Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Madame de Lafayettte

Contexte[modifier | modifier le code]

Le film présente l'histoire d'amour entre le duc de Guise et Mlle de Mézière, contrainte d'épouser le prince de Montpensier[2].

Inspiré de la longue nouvelle écrite par Madame de Lafayette, l'action se déroule à la fin de la Renaissance, époque où si Catherine de Médicis n'exerce plus la régence au nom de son fils le roi Charles IX, elle détient encore une grande partie du pouvoir. Tout le long de ce « règne », Catherine et ses enfants royaux seront confrontés aux affres des guerres de Religion et dont le Massacre de la Saint-Barthélemy, survenue dans la nuit du sera l'événement politique majeur de cette courte période de l'histoire de France

L'action du film se déroule dans le cadre de la vie et des mœurs d'un petit clan d'aristocrates situé au sommet de l'État monarchique, au sein des grandes familles de France : la Maison de Guise, branche cadette de la Maison de Lorraine, et proche des souverains d'Écosse, la maison de Bourbon-Montpensier, proche des Dauphins d'Auvergne et enfin, la Maison des Valois qui règnait alors sur la France et dont Henri de Valois, futur souverain de France sous le nom d'Henri III, sera le denier représentant.

L'essentiel des scènes du film se situent [Note 1], tout d'abord au château du Marquis de Mézières, puis dans le château de Philippe de Montpensier. Plusieurs scènes (dont l'entrevue avec Catherine de Médicis et le bal) se déroulent à la cour du Roi, au Palais du Louvre, puis à l'Hôtel des Montpensier[Note 2] et une des dernières scènes du film (l'adieu à Henri de Guise) se déroule au château de Blois[Note 3].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le film s'ouvre sur une campagne verdoyante et dévoile une scène de guerre propre au XVIe siècle. Des cavaliers apparaissent sur un champ de bataille où l'on découvre des corps jonchant le sol. Il s'agit du comte de Chabannes et de ses hommes qui poursuivent des fuyards. Le comte pénètre alors dans une maison isolée. Emporté par sa folie meurtrière, il transperce une femme enceinte avec son épée, puis sort de la maison pour nettoyer son arme souillée par le sang. Suite à une grande chevauchée dans la campagne, il déclare à son compagnon d'arme, Nicolas, qu'il renonce au combat. Quelques instant plus tard, des cloches sonnent la trêve et la fin des combats. Chabannes apprend ensuite qu'il est banni par les deux camps (royalistes et réformés) qui le considèrent comme un traître à leurs causes. Dés lors, il donne congé à Nicolas et part seul à travers la campagne. Il se retrouve près d'un arbre et, épuisé, finit par s' y endormir à son pied. Réveillé brutalement par des individus, vraisemblablement des brigands, qui, le prenant pour un réformé, veulent le détrousser et le pendre, il ne doit la vie qu'à l'intervention subite de Philippe de Montpensier, prince de sang, qui fut, autrefois, son élève d'armes. Le comte de Chabannes lui avoue qu'il est ruiné, proscrit et déserteur, mais Philippe demande de l'accompagner dans sa route pour rejoindre son père qui a pris la décision de le marier.

François (Philippe dans le film) de Monpensier

Au château des Mézières, le duc de Montpensier après une longue et âpre discussion parvient à convaincre son ami, le marquis de Mézières, de marier sa fille, Marie, à son fils Philippe en lieu et place d'un membre de famille cadette de Lorraine plus connue sous le nom de « Maison de Guise »[Note 4]. Pendant ce temps là, dans le jardin du château, Henri de Guise s'amuse à des jeux de passion et de baisers avec Marie de Mézières qu'il dénomme affectueusement Mariette. Autour d'eux, d'autres jeunes gens semblent s'égayer, dont Catherine et Charles, respectivement la jeune sœur et le frère cadet d'Henri. Sur ces entrefaites, Philippe et le comte de Chabannes parviennent à l'entrée du château. Un nouveau duel s'ensuit entre Henri et Philippe qui régulièrement s'organisent ce type de rencontres. Très rapidement le combat est interrompu par les aînés qui doivent les informer de leurs décisions. Marie, qui reste éloignée des conciliabules, s'inquiète. Henri de Guise, soutenu par son oncle le Cardinal de Lorraine, est outré de la décision de Mézières de préférer un Montpensier pour sa fille plutôt qu'un Guise (même sil ne s'agit en réalité que de son frère cadet, Charles) et veut s'en prendre à Philippe mais Chabannes s'interpose et reçoit les foudres d'Henri. Le duc de Montpensier demande à son fils de garder le comte près de lui. Marie subit les violences de son père et les remontrances de sa mère afin qu'elle accepte de se marier avec Philippe de Montpensier. La nuit tombée, Marie va embrasser Henri dans son lit et lui avoue qu'elle a accepté ce mariage à ses parents.

Le mariage entre Marie et Philippe se déroule au château, suivi d'un repas assez terne, essentiellement composé d'anguilles. Marie est préparée pour sa "nuit de noces" pendant que les pères respectifs attendent en jouant aux échecs. Une duègne apporte ensuite les couches de Marie pour prouver que l'acte de défloraison a bien été effectué. Les deux hommes se félicitent. Le lendemain, accompagné par le comte de Chabannes, Marie et son nouvel époux quittent le château de Mézières pour celui de la famille de Montpensier. Lors d'une halte, Chabannes échange quelques propos sur ses faits d'armes durant la guerre, sa décision de suivre l'armée protestante de Condé, puis son retournement et son crime d'avoir tué « au nom du Christ » une femme enceinte l'obligeant, par dégoût, d'abandonner le combat. Marie découvre avec inquiétude son nouveau château (dénommé Montsurbrac dans le film), présenté comme « rustique » par Philippe. Elle choisit, pour elle, une chambre donnant sur le Soleil.

Henri de Guise

La mère de Philippe est malade, mais son époux, le duc de Montpensier décide cependant de rentrer à Paris. Philippe doit le suivre et quitter Marie à la demande du Roi. Avant de quitter le château, le comte de Chabannes lui prodigue quelques conseils, en échange Philippe parle de plaider sa cause à la cour et lui demande d'assurer l'instruction de Marie, devenue la princesse de Montpensier et qui le jour venu devra assurer son rang à la cour. Cours de latin, d'écriture et d'astronomie (il faut comprendre en fait l'astrologie) sont prodigués à Marie par le comte, entraînant celle-ci dans des digressions d'ordre philosophique. Profitant d'une sortie où ils cueillent ensemble du céleri sauvage, Marie questionne Chabannes sur l'amour et lui avoue sa propre souffrance.

Pendant ce temps-là, la guerre fait rage. Henri de Guise et Philippe de Montpensier se battent vaillamment dans le sang et la poussière. S'emparant de la bannière des Condé, ils clament leur victoire sur les hérétiques. Henri profite de la fin des combats pour évoquer Marie à Philippe, celui-ci s'éloigne sans répondre. Au château de Montsurbrac, après avoir assisté de façon furtive aux ébat de sa servante Jeanne, Marie évoque le péché avec Chabannes. Celui-ci lui déclare ne pas être son confesseur et finit par lui avouer son amour, Marie le remet à sa place et lui pardonne aussitôt ses mots. Dés lors, la conversation se déplace sur la poésie... Quelques temps après, un colporteur arrive au domaine des Montpensier et donne des nouvelles de la guerre aux gens du château, annonçant la victoire d'Henri de Guise et la déroute de Gaspard II de Coligny et de ses troupes réformées. On assiste ensuite à la découpe d'un sanglier par les paysans du domaine et Marie est conviée à y participer. Tout ce sang entraîne une conversation avec son précepteur sur le sang du Christ, la religion et la Foi (« il ne faut pas comprendre, il faut croire »). Réclamé par Philippe, le comte de Chabannes doit quitter le château. Avant de partir, Chabannes demande à Marie d'écrire régulièrement à son époux.

Après avoir rejoint Philippe qui se plaint de sa condition, Chabannes l'accompagne jusqu'au campement du du prince Henri, duc d'Anjou, frère du roi de France. Alors qu'un orage se déchaîne sur le campement, Philippe de Montpensier découvre le prince royal, en train de suivre des cours de polonais avec un précepteur car celui-ci est pressenti par sa famille pour prétendre au trône de Pologne[Note 5]. Le Valois fait aussitôt suspendre la leçon et se réjouit à Philippe de sa venue tout en se plaignant du risque de subir (pour lui-même) un mariage arrangé, mais Philippe ne réagit pas. À son tour, Henri de Guise, défraîchi, fait son apparition dans la tente du prince royal pour annoncer la trêve. Henri de Valois s'enquiert de sa mauvaise mine et celui-ci se plaint d'avoir assisté à l'agonie de son compagnon d'armes, puis quitte la tente du prince. Le duc d'Anjou demande alors à Philippe de présenter l'homme qu'il l'accompagne. François de Chabannes s'exécute. Le prince royal semble douter quelque peu de la sincérité du revirement du comte, mais décide tout de même de lui donner sa confiance. Ensemble, ils partagent une bouteille de bon vin.

Philippe, accompagné de Chabannes, rentrent au château et retrouve Marie. Montpensier la couvre de compliments pendant que Marie lui demande si la guerre est finie ce que Philippe semble croire. Ils se retrouvent seuls dans leurs chambre et Marie semble se défiler à ses caresses. Philippe pense alors que la guerre les a trop longtemps séparés. Il part retrouver Chabannes et devisent tous les deux sur Marie. Philippe exige que Chabannes appelle Marie par son titre de princesse et uniquement sous son titre.

Un matin, un courrier du père de Philippe, le réclamant à Paris, arrive au château de Montsurbrac. Chabannes l'apporte dans la chambre des époux alors qu'ils sont tous les deux nus et enlacés dans leur lit. Chabannes semble gêné et Marie semble ravie. Philippe lit la lettre et évoque son retour à la cour.

Henri, duc d'Anjou, frère cadet du roi

Le duc d'Anjou et Henri de Guise chevauchent dans la campagne du domaine des Montpensier. Passant près d'une petite rivière, ils découvrent Marie sur une barque. Le prince royal se rend compte que son cousin Henri la connait et ne semble pas indifférent à son charme et lui demande, dés lors, son nom. Anjou demande à être présenté à Marie et la barque s'approche. Le prince se hisse dans l'embarcation, trébuche et reconnait avoir été troublé par la beauté de la jeune femme. Celle-ci l'invite au château et chemin faisant, ils devisent sur la chasse. Les cinq personnages principaux du film, c'est à dire, le comte de Chabannes, le duc d'Anjou, le duc de Guise, Philippe de Montpensier et son épouse Marie se retrouvent autour d'un repas. Henri de Guise en profite pour interpeller Chabannes sur son attitude de revirement et de « son expérience avec les hérétiques ». Le comte répond qu'il a vu autant de bravoure et de cruauté chez les catholiques et les hérétiques et qu'il a donc pris la décision de se retirer des combats. Henri D'anjou annonce que Chabannes est « homme de sentiment », alors que Guise est « homme d'impulsion ». Le duc de Guise rétorque qu'il reste toujours fidèle à ses sentiments et à son « cœur qui ne l'a jamais trompé ». Marie, interrogée à son tour par le frère du Roi se dit trop incertaine pour se prononcer. Celui-ci lui avoue alors ses sentiments pour elle durant le repas. Une fois avoir regagné la chambre de son épouse, Philippe réprimande son épouse pour son attitude qu'il considère comme suspecte, notamment vis-à-vis de Guise, Marie lui reproche son injustice envers elle, et évoque le hasard d'une rencontre. Philippe argumente sur le fait que Marie ne lui a pas souri durant le repas. En sortant, il confie son dépit à Chabannes, puis il rencontre Henri d'Anjou qui veut lui parler.

Le lendemain matin du repas, Philippe passe devant la chambre de son épouse, pose son oreille à la porte puis descend l'escalier de son château et part à cheval. Marie se lève à son tour et vient se plaindre auprès de Chabannes de l'attitude de son époux. Après quelques échanges elle reconnait qu'après avoir été heureuse de les accueillir tous, elle serait désormais heureuse de les voir tous repartir... Chevauchant dans la forêt, Henri d'Anjou explique à Guise qu'il a compris son sentiment envers la princesse de Montpensier. Henri de Guise le nie mais le prince royal ne change pas d'avis et s'en va en le menaçant. Pendant ce temps là, le duc de Montpensier qui vient de perdre son épouse, mais songe à se remarier très vite exige la venue de son fils Philippe et surtout de sa bru, Marie, auprès de lui à Paris. La princesse de Montpensier est obligée d'obéir et craint de retrouver le duc de Guise à la cour du Roi.

Á peine arrivée au Louvre, Marie croise Henri de Guise qui vient lui apprendre, ainsi qu'à son époux, le mariage du duc de Montpensier, désormais veuf, avec Catherine la propre sœur d'Henri de Guise. Le Duc arrive dés lors, mais un peu tard, pour apprendre la nouvelle à sa famille, son fils Philippe semble plutôt contrarié. Catherine, la sœur d'Henri de Guise en est encore plus contrariée et se confie, en larmes, à Marie qui, se souvenant sans doute des recommandations de sa mère, lui explique que c'est le métier d'une femme de son rang que d'obéir. Les pleurs de Catherine se transforme alors vite en rires, à l'idée que Marie va désormais être obligée de l'appeler « ma mère ». Survient ensuite, Henri d'Anjou qui annonce à Marie que sa mère, Catherine de Médicis, la recevra en audience le lendemain. Il en profite adroitement pour lui avouer ses sentiments.

Catherine de Médicis

Une nouvelle journée commence. Dans l'attente d'être reçue par la reine-mère, Marie rencontre dans l'antichambre, le duc de Guise qui lui parle avec tendresse mais qui ne peut pas en dire plus car il est surpris par Philippe qui le provoque en duel. Quelques échanges s'ensuivent (on s'aperçoit que Guise est gaucher), mais ils sont très vite interrompus par Henri d'Anjou, alerté par Marie. Il les menace du pire châtiment s'ils ressortaient l'épée l'un contre l'autre. Il leur propose à chacun un poste pour les éloigner. Enfin reçu en audience par la reine, entourée par son célèbre escadron volant de jeune filles [Note 6], Marie apprend de la bouche même de Catherine de Médicis, qu'elle sait tout d'elle, puis devise sur l'astrologie et le thème astral de la princesse en ces termes :

« Il y a deux puissances contraires sur vous : Saturne et Vénus. Droiture, la tête, la loi d'un côté. Désir, sensualité, le corps de l'autre. Qui va gagner ? »

Durant la discussion, on entend le roi, Charles IX tousser derrière un paravent, mais, malade[3], il reste en retrait). La reine lui avoue ensuite que Marguerite, sa fille et sœur du roi et d'Henri d'Anjou veut épouser le duc de Guise, ce qu'Henri de Guise récusera quelque temps après, une fois l'audience de Marie terminée. Tous deux se cachent sous un escalier, s'embrassent, mais Marie prend la fuite. Peu de temps après, elle fait la rencontre Chabannes et lui recommande, par plaisanterie, de se faire prêtre, voire confesseur. Elle lui évoque la reprise de ses relations avec Guise mais elle lui avoue ne pas vouloir lui céder. Chabannes la met aussitôt en garde et lui recommande d'oublier Henri de Guise. Elle le lui promet.

Un grand bal a lieu à la cour du Roi. Tous les protagonistes de cette histoire sont présents. À la recherche de son épouse, Philippe est interrompu par Catherine, qui veut faire gagner du temps à Marie qui, elle, se lance à la recherche du duc de Guise pour lui donner rendez-vous, mais elle se trompe, car couvert d'un masque couvrant la moitié du visage, il est difficile de reconnaître certains membres du bal et sa méprise l'entraîne à confondre Henri d'Anjou avec Henri de Guise qui, mécontent, reçoit le message. et comprend le quiproquo sans rien dire à Marie. Courroucé, le frère du roi prend Guise à partie et lui déclare se sentir outragé de le savoir entreprenant avec sa sœur Marguerite et Marie. Il s'adresse ensuite à Marie en empêchant, par sa garde, à Philippe de s'approcher d'elle. Il lui déclare la fourberie de Guise qui lui préfère Marguerite. Fou de jalousie et se sentant humilié (mais ne sachant pas exactement pourquoi) Philippe veut frapper Marie et Chabannes l'en empêche. Furieux, Philippe décide de renvoyer Marie à leur château, dés le lendemain et demande à Chabannes de positionner des gardes et un chien pour surveiller la grille d'entrée de leur hôtel particulier parisien où loge Marie, Philippe et leurs gens pour cette nuit. Le comte sort dans les jardins pour faire exécuter ses ordre et tombe sur Henri de Guise qui le menace de sa dague car il veut absolument parler à Marie. Chabannes l'informe que si la princesse veut lui parler, elle posera une lumière à sa fenêtre, puis il quitte le duc et court en informer Marie qui décide d'allumer des bougies. Elle hésite cependant à laisser ces lumières devant sa fenêtre. Henri de Guise s'introduit, dés lors, dans le bâtiment, tue le chien de garde, qui en hurlant réveille Philippe, puis monte dans la chambre de Marie et lui avoue son amour en dénonçant la duplicité d'Anjou qui a profité de la méprise de Marie pour la déstabiliser. Soudain, Chabannes fait irruption dans la chambre et demande alors à Guise de sortir car Philippe de Montpensier arrive. Guise s'exécute et disparaît. Philippe après avoir forcé la porte de son épouse découvre celle-ci en compagnie de Chabannes. Il se méprend sur l'attitude de son ami et le chasse. Philippe retourne ensuite dans sa chambre, puis, le calme revenu, Guise retourne voir Marie et ils font l'amour.

Massacre de la Saint-Barthélémy, le lendemain matin

Marie décide de rentrer seule, à cheval, au château de Montsurbrac, et à la demande de Philippe lui promet de lui envoyer une lettre chaque semaine. Pendant ce temps là, Chabannes trouve refuge dans une auberge. Il y écrit une lettre pleine de compassion et de conseils à Marie alors que dans Paris on se prépare à un massacre. Nous sommes dans la nuit du 24 août 1572 et c'est la Saint-Barthélémy. Des hommes en armes, commandés par le Duc de Guise, instigateur du carnage[4] s'introduisent dans des maisons repérées comme étant celles de protestants et y tuent les habitants. Alors que François de Chabannes tentent de quitter Paris, il empêche des hommes de Guise de tuer une femme enceinte et meurt à son tour. Au matin, Philippe retrouve son cadavre dans la rue et la lettre qu'il adressait à Marie. Il prend la décision de rentrer en son château à bride abattue. Il retrouve Marie et lui annonce le départ d'henri d'Anjou pour la Pologne et la mort de Chabannes. Il lui donne la lettre qui lui était destinée. en l'informant également du mariage d'Henri avec la princesse de Clèves. Le contrat de mariage doit être signé le lendemain à Blois. Marie décide de se rendre au mariage. Philippe sort de la chambre de son épouse et pleure devant sa porte et Marie l'écoute : si celle-ci décide de se rendre à Blois pour revoir le duc de Guise, c'est un motif de rupture entre eux.

Le lendemain, Marie est au château de Blois. Elle y rencontre Henri de Guise pour lui annoncer qu'elle est prête à rompre les liens du mariage avec Philippe de Montpensier, pour le rejoindre, mais Henri se dérobe et lui explique qu'il est engagé avec Madame De Clèves. Marie comprend la lettre de Chabannes qui lui annonçait la traîtrise de Guise et le lui fait remarquer. Marie quitte Bois et dans sa chevauchée elle repense à la lettre de son précepteur :

« Ayant perdu l'estime de votre mari et le cœur de votre amant, au moins vous restera la parfaite amitié de François, comte de Chabannes. »

La dernière scène du film nous présente la princesse Marie de Montpensier, seule, habillée de noir, s'inclinant sur la tombe du comte François de Chabannes. Tout en se déclarant intérieurement :

« comme François de Chabannes s'était retiré de la guerre, je me retirai de l'amour »

Puis elle s'éloigne ensuite dans un paysage enneigé, sous un soleil éclatant d'hiver, espérant encore en pensée, que sa vie soit brève.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Personnage central du film, Marie est une jeune fille de son temps, âgée d'une vingtaine d'années. Aristocrate de haut rang, elle a été mariée par sa famille, contre sa volonté, avec un homme de son statut, alors qu'elle en espérait un autre. Elle hésitera longtemps entre son devoir et sa passion et sera finalement trahie par l'homme à l'origine de cette passion.
Son époux, âgé, lui aussi, d'une vingtaine d'années est un homme jaloux et possessif. Il est également très soucieux de son statut. Il défend la cause catholique dans le camp royal, sans état d'âme. Il agira avec une certaine inélégance vis-à-vis de Marie quand il lui intimera l'ordre de rompre leurs vœux si Marie allait, de nouveau, rendre visite à Henri de Guise.
Son amant, jeune et fougueux, du même âge que les deux personnages précédents, n'hésite pas monter au combat, ni même à se battre dans des duels sans fin pour le plaisir. Il a une haute considération pour sa personne et son destin et il n'hésite pas à sacrifier son amour pour Marie afin d'assouvir ses ambitions.
  • François, comte de Chabanes
Son précepteur et confident, homme d'une cinquantaine d'années, le comte a vécu une vie de guerre et de rapines et il est fatigué, usé, de cette carrière sanglante. Il est, lui aussi, amoureux de la princesse mais d'un amour mesuré emprunt de considération, d'estime et de bienveillance. La princesse n'oubliera jamais cet homme qui a su la comprendre et qui se sacrifiera pour elle.
Frère du Roi de France, âgé d'une vingtaine d'années, il est un homme puissant et rusé qui aime bien le faire savoir jusqu'à menacer ses amis. Il aimera Marie dés la première seconde, mais son statut l'empêchera d'être aussi proche d'elle qui le désirerait. Sa duplicité et sa jalousie entraîneront la perte de Marie qui continuera à se tromper sur les réels sentiments de son amant.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

assisté de François Decaux et Julie Wassef
  • Accessoires : Lionel Calllari et Gilles Géraud
  • Costumes : Caroline de Vivaise
  • Photographie : Bruno de Keyzer
  • Montage : Sophie Brunet
  • Musique : Philippe Sarde
  • Production : Laurent Brochand
  • Budget : 12 882 453 euros[6]
  • Société de distribution : StudioCanal
  • Langue : français
  • Durée : 139 min

Distribution[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Compositeur[modifier | modifier le code]

Le compositeur français Philippe Sarde, qui signe l'intégralité de la bande sonore de ce film, retrouve Bertrand Tavernier seize ans après avoir signé la musique du film La Fille de d'Artagnan.

Ce compositeur, très intéressé par le cinéma, est souvent à la recherche de sonorités particulières où se côtoient le répertoire classique et une écriture plus contemporaine parfois proche de l'atonalité. Dans de nombreux films, sa musique combine donc différentes instrumentations assez singulières. Il est notamment connu au niveau international pour être le compositeur de la musique de La Guerre du feu, film de fiction préhistorique, réalisé par Jean-Jacques Annaud, en 1981[8].

Article connexe : Philippe Sarde.

Élaboration de la bande originale[modifier | modifier le code]

La viole de gambe est un des instruments utilisés durant l'enregistrement de la bande originale du film.

Selon les propos du compositeur Philippe Sarde, publiés par un site spécialisé sur les musiques de cinéma[9], le réalisateur du film désirait un accompagnement musical d'une certaine « grandeur ».

Dés lors, l'idée du compositeur fut de déployer un grand thème musical autour l'histoire d'amour, thème central du film et qui puisse aller « chercher le lyrisme très loin, très haut dans l'aigu ». Un thème propre a été écrit autour de la princesse et un autre autour du comte de Chabannes. L'usage d'instruments tels que la viole de gambe, la flûte à bec et le cornet à bouquin permettent d'entretenir atmosphère en rapport avec l'époque du film. Cependant, si l'instrumentation reste d'époque la composition est moderne, entièrement composée par Philippe Sarde, qui reconnait avoir rajouté quelques « pulsions » de jazz, en clin d'œil à Bertrand Tavernier, grand amateur de cette musique.

Les enregistrements des pièces musicales ont été effectuées sur cinq séquences dans les studios d'Abbey Road à Londres avec 25 musiciens. Durant cet exercice, Philippe Sarde a été assisté par Nic Raine qui fut, auparavant, l'ancien assistant du compositeur britannique John Barry[10].

Liste des titres[modifier | modifier le code]

No Titre Durée
1. Air de Chabanes 2:08
2. Après la bataille 1:55
3. Sous le charme de Guise 2:49
4. La chevauchée de Montpensier 3:26
5. Chabannes rejoint la guerre 2:27
6. Il ressemblait à Henri de Guise 3:48
7. Confession de Chabannes 2:34
8. Bataille 4:07
9. Contre l'arbre / La leçon 3:32
10. Réception chez les Montpensier 4:47
11. Tragique méprise 2:39
12. Préparatifs au massacre 3:46
13. Mort de Chabannes 3:13
14. Une âme aussi fière que la votre 2:14
15. Marie se retire de l'amour 3:13
47:38

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du film[modifier | modifier le code]

Frédéric Mitterrand (ici en compagnie de Mélanie Thierry, actrice du film) intervint en tant que Ministre afin que ce film puisse obtenir son financement

Après avoir tourné un film aux États-Unis, en plein pays cajun, et dont le scénario était déjà une adaptation d'un roman célèbre dans son pays, Bertrand Tavernier décide de revenir en France pour tourner un film de cape et d'épée dans la tradition des Trois mousquetaires et du Capitaine Fracasse, si chère aux années 1960 et dont Tavernier voulait absolument reprendre le style mais en soignant les dialogues, les décors, les costumes et la photographie. Son choix se portera plus précisément sur le XVIe siècle, époque qu'il n'avait pas encore abordée dans ses réalisations ultérieures et dont le cadre des guerres de religion permettra de présenter des scènes de combats épiques et violents[11].

Suite à de nombreuses difficultés d'ordre financier, le tournage a du subir de notables interruptions, voire même risquer de rester inachevé[12]. Le film doit beaucoup sa production à l'intervention de Frédéric Mitterrand, alors ministre de la culture du gouvernement de François Fillon.

Dans une interview accordé en 2010 au Film français, le ministre reconnait la crise financière que subit le cinéma français en raison de la conjecture économique. Il reconnait également durant l'entretien avoir procédé au mois d'août 2009 au financement du film, afin de « sauver Bertrand Tavernier d'un accident industriel »[13]. Frédéric Mitterrand relatera cet épisode dans son livre "La récréation" ou il indique à la date du 17 aout : « Victoire, la princesse de Montpensier est sauvée. Le tournage peut commencer.»[14].

Financement[modifier | modifier le code]

Les principaux financeurs de ce film sont le CNC, France Télévisions, le programme Média de l'Union européenne, le FFA (organisme fédéral allemand), Pandora Film, la région Auvergne et studiocanal. Une grande partie du financement est donc assurée par des participations publiques[15]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le procédé de prise de vues et de projection de ce film est le CinemaScope, sans effets spéciaux ni étalonnage numérique[16].

Bertrand Tavernier privilégie des scènes cavalières, sans épargner l'usage de terrains accidentés et de course à cheval afin de suggérer l'effort des comédiens, la caméra étant utilisée en contre-plongée pour, selon le réalisateur, « donner un effet de grandeur ». Les dialogues entre comédiens juchées sur des chevaux est également favorisée[17].

Ce film a été tourné sur une durée de huit semaines[18], à l'automne 2009, principalement au château de Messilhac, situé dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Certaines pièces visitables du château sont reconnaissables dans le film. On peut citer, entre autres, la cuisine, le grand salon ou la chambre de la reine, pièce dans laquelle il reste encore quelques éléments décoratifs du tournage[19].

De très nombreuses scènes furent également tournées dans la région Centre-Val de Loire[20] : au Palais Jacques-Cœur de Bourges[21], à l'abbaye de Noirlac à Bruère-Allichamps[21] et au château de Meillant dans le Cher ; au château de Blois[20] dans le Loir-et-Cher ; dans la ville de Chinon[20] en Indre-et-Loire.

Le tournage s'est également déroulé au château du Plessis-Bourré[22] à Écuillé en Maine-et-Loire, ainsi que dans le village aveyronnais de Lacalm[18].

Dates de sortie[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : Présentation lors du festival International
du film de Münich le
Le "bonus" du DVD comprend un commentaire intégral de Bertrand Tavernier, le making of, un reportage sur le réalisateur, une interview croisée de Mélanie Thierry et de Rapahël Personnaz et, enfin, un entretien avec le conseiller historique du film[23]
  • Classification : tous publics

Diffusion à la télévision[modifier | modifier le code]

Nombre d'entrées[modifier | modifier le code]

dont 237 593 entrés à Paris
  • Commentaire
Lors de sa sortie en salles, le film de Bertrand Tavernier subit la concurrence directe de trois films français diffusés durant la même période : les Petits Mouchoirs, film de Guillaume Canet, qui pour un budget légèrement supérieur à la Princesse de Montpensier, accueillera plus de 5 millions d'entrées, Potiche de François Ozon qui comptabilsera plus de 2 millions d'entrées pour un budget inférieur au film de Tavernier, et enfin No et moi de Zabou Breitman qui ne fera que 175 000 entrées. On peut donc évoquer un succès très mitigé pour le film de Bertrand Tavernier[25].

Critiques[modifier | modifier le code]

Dans la presse spécialisée, l'accueil est majoritairement plutôt bon, notamment dans des magazines comme Studio Ciné Live, Télérama, le Figaroscope et Brazil, ce dernier donnant la meilleure critique considérant ce film comme « un vrai spectacle populaire, épique et profondément honnête ». Le mensuel Première est nettement plus mitigé, en évoquant, selon le critique Bernard Archour, une certaine confusion, mais il reconnait un certain dynamisme, particulièrement dans la succession des intrigues amoureuses[26].

Le magazine Les inrockuptibles présente une critique nettement plus acide en regrettant des scènes sentimentales et de batailles « lyophilisées » en ajoutant le commentaire « ni fait, ni à faire »[27], mais c'est de la revue des Cahiers du cinéma que viendra la critique la plus acerbe et dénonce ce film, comme étant, selon l'article, une pièce de théâtre interprétée par « une mauvaise troupe de saltimbanques »[28].

Analyse du film[modifier | modifier le code]

Fidélité de l'adaptation au roman[modifier | modifier le code]

Selon l'avis de la plupart des critiques et des lecteurs de la nouvelle[29], cette œuvre reste assez fidèle, dans son ensemble, au récit de Madame de Lafayette, du moins dans le déroulement de l'action. Cependant, le personnage du comte de Chabannes, qui reste un témoin impuissant dans le roman, acquiert dans le film un peu plus de relief et devient un personnage nettement plus présent, plus empathique et surtout plus actif.

Au niveau sensuel, Bertrand Tavernier reste plus sage qu'au niveau du roman, et désire plus s'attacher aux coutumes de cette cour royale de la Renaissance. Le réalisateur préfère donc filmer des scènes de combats, des échanges de dialogues entre les personnage en insistant sur l'élégance vestimentaire de l'époque et au travers de décors somptueux élaborés dans des cadres choisis avec soin, éléments très caractéristiques du film qui lui permettront de recevoir son unique récompense à la 36e cérémonie des César.

Lors d'une interview, Bertrand Tavernier a reconnu avoir voulu remettre l'histoire dans un contexte nettement plus historique que ne voulait le faire l'auteur original[30].

« ...//... Mme de La Fayette, issue du XVIIe, écrit sur le XVIe. Sachant que le XVIIe était devenu un siècle très puritain, alors que le XVIe ne l'était pas, on a supprimé certains filtres, mais sans jamais tordre les sentiments dépeints. On retrouve alors une vérité, une nudité très excitante. »

La vie sociale de cette époque n'est pas décrite dans la nouvelle et Bertrand Tavernier n'a pas dérogé à cette règle. Cependant, de façon indirecte, il nous indique tout de même, de quelle façon, les familles aristocratiques géraient l'éducation de leurs enfants dans le respect des règles de leur caste (scène de la discussion entre Marie et ses parents au sujet de son mariage).

Par souci de respecter le cadre historique, le réalisateur et le scénariste ont bénéficié de l'assistance et du conseil de l'historien Didier Le Fur, spécialiste de la France au XVIe siècle qui, par ailleurs, accorde un entretien diffusé en bonus sur le DVD du film, pour évoquer cette période.

Scénario et dialogues[modifier | modifier le code]

Selon le réalisateur, Le film reste assez libre dans sa construction, cependant, il présente des dialogues élaborés dans le cadre d'une certaine maîtrise de la langue française, « ni moderne ni faussement archaïque » dans l'idée originale de Madame de Lafayette et sans anachronisme.

Les dialogues sont, en grande partie, le fruit du travail de Jean Cosmos, écrivain spécialiste d'adaptation historiques au cinéma et à la télévision qui a déjà travaillé avec Bertrand Tavernier. Ce dernier considère, d'ailleurs que ce scénariste et dialoguiste parvient à respecter certaines émotions tout en parvenant à distiller « un humour délicieux »[31].

Sélections, nominations, prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

25ème festival du film de Cabourg de 2011
1 swann d'or
- Raphaël Personnaz reçoit le swann d'or de la révélation masculine
36ème cérémonie des César de 2011
1 césar :
- Caroline de Vivaise reçoit le césar des meilleurs costumes.

Nominations[modifier | modifier le code]

36ème cérémonie des César de 2011
5 nominations :
- Grégoire Leprince-Ringuet est nommé dans la liste des cinq acteurs nommés dans la liste des Meilleurs espoirs masculins, pour le rôle de François de Montpensier. (Le prix sera cependant remis à Édgar Ramírez).
- Bertrand Tavernier, Jean Cosmos et François-Olivier Rousseau sont nommés dans la liste des scénaristes nommés pour la Meilleure adaptation. (Le prix sera remis à Robert Harris et Roman Polanski).
- Guy-Claude François est nommé dans la liste des cinq Meilleurs décorateurs. (Le prix sera remis à Hugues Tissandier).
- Bruno de Keyzer est nommé dans la liste des cinq Meilleurs photographes. (Le prix sera attribué à Caroline Champetier).
- Philippe Sarde est nommé dans la liste des cinq Meilleure musiciens. (Le prix sera attribué à Alexandre Desplat).

Séléctions[modifier | modifier le code]

Festival de Cannes 2010
Le film est sélectionné dans la compétition officielle organisé en mai 2010 mais il n'obtient aucun prix.
Prix Louis Delluc 2010
Le , le film faisait partie de la sélection officielle des huit films choisis pour l'obtention du prix Louis-Delluc 2010 mais il n'obtient aucun prix[32].
Étoiles d'or de la presse 2011
Le film bénéficiera de deux nominations durant la cérémonie des Étoiles d'or du cinéma français de l'année 2011 mais il n'obtient aucun prix.
Gérard du cinéma 2011
Au cours de la 6e cérémonie des Gérard du cinéma organisée en 2011, parodie humoristique des grands prix diffusée sur la chaîne de télévision Paris Première, le film est cité dans la catégorie des "Gérard du petit cul", mais ne reçoit pas le parpaing (nom du prix en question), remis à un autre film.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Bertrand Tavernier

Autour de l'adaptation[modifier | modifier le code]

  • Il s'agit de la première adaptation d'un roman classique pour Bertrand Tavernier et la seconde adaptation d'un film historique se situant sous l'Ancien régime, le précédent étant La Fille de d'Artagnan, dont le scénario avait déjà été élaboré en collaboration avec Jean Cosmos. Cet auteur avait également été le co-scénariste de Bertrand Tavernier pour le film Capitaine Conan. Il s'agit, là, du premier film de Bertrand Tavernier se déroulant sous la Renaissance française.

Autour des décors et des costumes[modifier | modifier le code]

  • Bien que non crédité au générique, l'artiste peintre et illustratrice Marie-Laurence Gaudrat, fille du co-scénariste, Jean Cosmos, a participé aux décors en tant de peintre de certains tableaux du film, l'organisation et la création des décors étant, elles, assurées par l'équipe de Guy-Claude François[33].
  • La costumière Caroline de Vivaise, unique professionnel du film césarisée, recevait à cette occasion son troisième césar, après Germinal en 1994, et Gabrielle en 2006, deux autres films historiques français.

Autour de la distribution[modifier | modifier le code]

  • À l'origine du projet, Bertrand Tavernier avait pensé à l'acteur français Fabrice Luchini pour jouer le rôle du Comte de Chabannes, mais l'acteur, n'étant pas habitué à monter à cheval, a finalement décliné l'offre. Bertrand Tavernier s'est alors tourné vers l'acteur français Lambert Wilson. En outre, Bertrand Tavernier avait engagé Raphaël Personnaz pour un rôle secondaire (celui de Nicolas) et non pour celui du comte d'Anjou, mais le départ de l'acteur Louis Garrel, pourtant choisi pour ce rôle au niveau du projet, poussa Bertrand Tavernier à proposer ce rôle à Raphaël Personnaz[35].
  • L'acteur français Grégoire Leprince-Ringuet, après avoir joué le rôle du prince de Clèves dans une précédente adaptation d'un roman de Madame de Lafayette dénommé La Belle Personne, interprète le rôle du prince de Montpensier dans ce film. Il reste donc à ce jour, le seul acteur à avoir interprété deux personnages majeurs des romans de Madame de Lafayette dans une adaptation cinématographique du XXIe siècle.
  • Au début du tournage, les quatre acteurs principaux (Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel, Grégoire Leprince-Ringuet et Raphaël Personnaz) avaient tous moins de 30 ans, donnant ainsi une moyenne d'âge située entre 25 et 26 ans pour ce groupe des quatre têtes d'affiche du film, moyenne d'âge pourtant supérieure à celle des vrais protagonistes historiques de 1572 et qui était de 24 ans[36].
  • Le metteur en scène Alain Sachs qui organisa des pièces du théâtre classique, notamment, le Bourgeois Gentilhomme au théâtre de Paris et d'autres pièces plus contemporaines dans différents grands théâtre de Pairs, joue un petit rôle de... tavernier, dans le film.

Autour du tournage des scènes[modifier | modifier le code]

  • C'est au cours du tournage de la seconde scène de duel entre Montpensier et Guise (lorsqu'ils sont séparés par Anjou) que l'équipe du film apprend le décès de l'acteur français, Jocelyn Quivrin[37].

Autour des lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Postérité du film[modifier | modifier le code]

Ce film a été choisi par l'Éducation Nationale pour figurer dans le programme de la classe terminale de la série littéraire, pour l'année scolaire 2017-2018, avec la nouvelle éponyme[39], le domaine de l'étude étant : « Littérature et langages de l'image »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. en fait, les lieux où, historiquement, ces scènes sont sensées se situer
  2. L'hôtel du Petit-Bourbon, situé, 2, rue de Tournon à Paris
  3. Le château de Blois est le seul site historique utilisé de façon authentique (et donc adaptée) dans le film
  4. maison qui se positionnait en "championne de la cause catholique et romaine"
  5. titre qu'il finira par obtenir à la fin du film
  6. invention issue de la légende noire de la reine Catherine et ne renvoie à aucune réalité historique

Références[modifier | modifier le code]

  1. Livre le Désir et la chance, de Frédéric Mitterrand, édition Robert laffont
  2. Site Actua-Litté, page sur la princesse de Montpensier
  3. Site chrisagde, page sur la tuberculose de Charles IX
  4. Le Point, page sur Henri de Guise
  5. Site adciné, page sur la princesse de Monpensier
  6. jpbox office, page sur la princesse de Montpensier
  7. « La princesse de Montpensier (Original Motion Picture Soundtrack) », sur iTunes (consulté le 17 juillet 2017)
  8. Site Universal Music, fiche du Philippe Sarde
  9. Site de cinezik, page sur la princesse de Montpensier
  10. Site quartetrecords, page la princesse de Montpensier
  11. Le Monde, "La Princesse de Montpensier" : l'amour au temps des guerres de religion
  12. "Elle", page sur la princesse de Montpensier, un film qui divise
  13. Site écran noir, page sur la princesse de Montpensier
  14. "La récréation" de François Mitterrand, extrait
  15. site Ciclic, page sur la princesse de Montpensier
  16. Site de l'express, page sur le tournage du film
  17. Site de L'express, "Bertrand Tavernier raconte le tournage de La Princesse de Montpensier"
  18. a et b « Secrets de tournage », sur www.allocine.fr, AlloCiné, (consulté le 21 novembre 2010)
  19. Site du château de Messilhac
  20. a, b et c Jocelyne Thuet, « Le Centre, écrin de la Princesse de Montpensier », sur paris-ile-de-france-centre.france3.fr, France Télévisions, (consulté le 21 novembre 2010)
  21. a et b Benoît Morin, « Princesse de Montpensier : les figurants ont trouvé le tournage « fabuleux » », sur www.leberry.fr, Groupe Centre-France, (consulté le 21 novembre 2010)
  22. Véronique Escolano, « Bertrand Tavernier au bras de La Montpensier - Nantes », sur www.ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 21 novembre 2010)
  23. Site "Cinéma jeux actu", page sur le DVD du film
  24. Allo-ciné, fiche du film
  25. Site Intercinéma, Archives novembre 2010
  26. Site d'allociné, page sur la critique presse sur la princesse de Montpensier
  27. Site les inrocks, page sur la princesse de Montpensier
  28. Les cahiers du cinémas, mensuel n°661, novembre 2010
  29. Site de page en page sur la princesse de Montpensier
  30. Ciné club de Caen, page sur la princesse de Montpensier
  31. Le Figaro, interview : "Tavernier dans le tourbillon de l'histoire"
  32. Nominations pour le prix Louis-Delluc : la variété du cinéma français à l'honneur dans Les Inrockuptibles du 24 novembre 2010.
  33. Site de Marie-Laurence Gaudrat
  34. Site abus de ciné, page sur la princesse de Montpensier
  35. Site allo ciné, page sur les secrets de tournage
  36. Site lettresvolees, page sur les acteurs du film
  37. Site lettres volées, page sur Le personnage du duc d'Anjou
  38. Le figari, article Tavernier au bras de la princesse de Montpensier
  39. Site de l'Éducation Nationale, bulletin officiel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Logo du film

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]