La Pinta

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pinta.
Reproduction de la Pinta, au quai de la Découverte à Palos de la Frontera

La Pinta, c’est-à-dire la « Maquillée » (celle qui est maquillée), est l'une des deux caravelles de la première expédition de Christophe Colomb en Amérique, avec la Niña et la caraque Santa Maria, qui vont découvrir la première route aller-retour entre le Nouveau Monde et l'Europe.

Elle pouvait compter jusqu'à 30 hommes d'équipage et déplaçait 75 tonneaux.

Elle avait été construite dans le chantier naval de Palos de la Frontera et fut choisie par Martín Alonso Pinzón, qui l'avait déjà louée précédemment, pour ses qualités nautiques. La location fut payée par le conseil de Palos.

Les caravelles faisaient partie de la technologie protégée par un secret d'État au Portugal, car selon la volonté du roi Jean II, ces navires ne pouvaient être vendus ou prêtés aux étrangers sans son autorisation[1],[2],[3].

Sous le commandement du capitaine Martín Alonso Pinzón, elle quitta le port de Palos de la Frontera dans la nuit du . Peu après, à son arrivée aux îles Canaries, on dut réparer le timon qui s'était déboîté ; Christophe Colomb pensait que c'étaient les propriétaires, Gómez Rascón et Cristóbal Quintero, à qui elle avait été louée, et qui avaient embarqué également comme marins, qui l'avaient sabotée pour échapper à l'expédition[4].

À 2 heures le 12 octobre 1492, c'est depuis la Pinta que fut crié : « ¡Tierra! » par un jeune marin nommé Rodrigo de Triana, à l'approche de l'île de Guanahani, probablement San Salvador aux Bahamas.

Elle est aussi la première à apporter la nouvelle en Espagne à son retour, arrivant au port de Baiona près de Vigo, le 3 mars 1493.

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carlos Selvagem, Compendio de Historia militar e naval de Portugal, desde as origens do Estado Portucalense até ao fim de Bragança, Lisbonne, Imprensa Nacional, 1931, p. 264.
  2. Jaime Cortesão, A politica de Sigilio nos Descobrimentos, Commissão Executiva das Comemorações do Quinto Centenario da Morte do Infante D. Henrique, Lisbonne, 1960, p. 137.
  3. Universidade do Porto, Congresso Internacional Bartolomeu Dias e a Sua Epoca: Actas, D. João IIe a Politica Quatrocentista, Comissão Nacional Para As Comemorações dos descobrimentos Portugueses, Porto, 1989, vol. II, p. 169.
  4. Journal de bord de Christophe Colomb.