La Party

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La Party
Titre original The Party
Réalisation Blake Edwards
Scénario Blake Edwards
Frank Waldman (en)
Tom Waldman (en)
Acteurs principaux
Sociétés de production The Mirisch Corporation
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Durée 99 minutes
Sortie 1968


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Party (The Party) est un film américain de Blake Edwards sorti en 1968.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un acteur indien, nommé Hrundi V. Bakshi, est recruté par un studio hollywoodien pour jouer un soldat indigène dans un remake de Gunga Din. Lors du tournage, cet homme très maladroit détruit un des décors très coûteux du film.

Le producteur très fâché contre lui demande au dirigeant du studio, Fred Clutterbuck, qu'on l'inscrive sur la liste noire. À la suite d'un quiproquo, Hrundi se retrouve en fait invité à un dîner de gala chez les Clutterbuck. Pendant la soirée, Bakshi accumule les gaffes mais il n'est pas le seul.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

La musique, très présente dans le film, est composée par Henry Mancini. Le musicien qui « double » Peter Sellers au sitar au début du film est Bill Plummer. On peut également entendre le trompettiste Jack Sheldon sur le thème du générique. La chanson Nothing to Lose est interprétée par Claudine Longet elle-même.

Les musiciens qui apparaissent à l'écran lors de la soirée sont en fait « doublés » par Plas Johnson (saxophone ténor), Jimmy Rowles (piano), Ray Brown (contrebasse) et Shelly Manne (batterie).

Lorsque Peter Sellers est aux prises avec la chasse d'eau, on entend en fond sonore la chanson It Had Better Be Tonight (en version instrumentale), extraite du film La Panthère rose, précédente collaboration de Blake Edwards, Peter Sellers et Henry Mancini.

Réception[modifier | modifier le code]

Jacques Lourcelles dans son Dictionnaire du cinéma paru en 1992 juge La Party comme la comédie la plus réussie et la plus drôle des vingt dernières années. Dans ce film, selon lui, Edwards revient aux sources du cinéma muet avec une succession de catastrophes et de maladresses de plus en plus gigantesques mises en relief par sa mise en scène raffinée dans un unique décor clos[1].

Analyse[modifier | modifier le code]

Cette comédie américaine est une parodie de La Nuit de Michelangelo Antonioni dont le réalisateur reprend l'esthétique du film (géométrique et « froide ») ainsi que l'ennui qui peut survenir des joies artificielles. De plus, Blake Edwards reprend un des principes clé de Tati : chaque acteur, figurant ou principal, est une source de gags, observe et est observé ; chacun des personnages est spectateur et acteur. Cet effet est obtenu grâce à la transparence du décor. L'acteur principal n'est alors plus qu'un fil conducteur.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le groupe de DJ français Birdy Nam Nam tire son nom d'une scène où Peter Sellers essaye de nourrir un oiseau en lui disant « birdy nam nam » (« birdie num num » en réalité).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma, vol. « Les Films », collection Bouquin, Robert Laffont, 1992, p. 1110.

Liens externes[modifier | modifier le code]