La Paix

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La Paix est une comédie grecque antique d'Aristophane, produite en 421 av. J.-C. aux Grandes Dionysies d'Athènes, où elle obtient le deuxième prix.

Argument[modifier | modifier le code]

Cinquième pièce conservée d'Aristophane, La Paix a été écrite peu après la mort du démagogue Cléon, partisan farouche de la guerre contre Sparte. Aristophane voit en ce décès une occasion favorable pour signer une paix durable avec les adversaires grecs d'Athènes. Il s'adresse donc à la population de la cité à travers cette histoire en essayant de démontrer, sur le ton comique qui lui est propre, les douceurs d'un climat pacifié.

Dans la pièce, le vigneron Trygée, accablé par les longues années de guerre, se fait le messager des peuples grecs auprès des dieux. Ayant rejoint les cieux sur un coursier insolite, il se rend compte que ceux-ci ont été désertés par les divinités habituelles, auxquelles a succédé l'entité guerrière Polemos, qui projette d'écraser les cités grecques. Trygée met tout en œuvre pour empêcher cette catastrophe[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Trygée, un Athénien qui est fatigué de la guerre, a élevé un coléoptère pour monter et voler vers Jupiter afin de lui demander pourquoi il a laissé les Grecs dans la guerre. En y arrivant cependant, il voit que les dieux sont partis parce qu'ils étaient en colère contre les Grecs ; il y a seulement Hermès qui s'occupe des derniers préparatifs. Il lui explique que maintenant il y habite Polemos qui a emprisonné la Paix. Ensuite, Polemos apparaît avec un énorme mortier pour écraser dedans les villes grecques. Polemos envoie son fils Tarachos demander un pilon aux Athéniens et les Spartiates, et lui revint en disant qu'ils ont perdu leur pilon, c'est-à-dire, Cleon et Brasidas qui avaient été tués. Alors que Polemos s'en va, Trygée invite la Danse (cœur), composée des Grecs de différentes villes, pour libérer la paix. Grâce à leur aide, en particulier celui des agriculteurs qui ont le plus souffert des conséquences de la guerre, ils parviennent à libérer la paix ainsi qu'Opora (la récolte) et la Théoria (la théorie) qui était avec elle. Trygée retourne à Athènes avec Opora afin de se marier avec elle, et avec la Théorie pour l'offrir à l'Assemblée. Avant le mariage, lui rendent visite plusieurs concessionnaires des armes, et Trygée leur donne des conseils sur les usages qu'ils peuvent en faire, maintenant qu'ils ne sont plus utiles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olson 2003, p. VIII.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) S. Douglas Olson, « Introduction », dans Aristophane, Peace, Oxford University Press, , XXXV p. Document utilisé pour la rédaction de l’article