La Nuit de la poésie 27 mars 1970

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La Nuit de la poésie 27 mars 1970 est un événement poétique qui a eu lieu au théâtre Gesù de Montréal et qui a amené quelque 4 000 personnes à venir entendre une cinquantaine de poètes francophones[1]. De la captation de ce happening, Jean-Claude Labrecque et Jean-Pierre Masse ont réalisé un film-documentaire. Produit par Marc Beaudet pour l’Office National du film du Canada. Le film est sorti en 1971.

Contexte[modifier | modifier le code]

Les cinéastes Jean-Claude Labrecque et Jean-Pierre Masse disposaient de fonds mis à leur disposition par l’Office national du film du Canada, des fonds qu’il fallait dépenser avant la fin de l’exercice financier, le 31 mars 1970[1]. Comme ils avaient assisté le 4 mars 1968 à une soirée de poésie organisée par Claude Haeffely avec Gaston Miron et George Dor à la Bibliothèque nationale[2], ils eurent l’idée de reproduire cet évènement, mais à plus grande échelle et, surtout, devant les caméras. Il y a eu collaboration entre la Bibliothèque nationale du Québec et l'Office Nationale du Film du Canada. L'ONF est entré en contact avec Claude Haeffely de la BN pour réunir les poètes nécessaires pour cette soirée. C'est donc à Montréal, le , au théâtre Gesù, que des milliers de Québécois ont célébré la poésie dans un rassemblement à la fois grandiose et enthousiaste. La salle était pleine. À l'extérieur, on avait installé des écrans pour tenter de calmer les gens qui ne pouvaient entrer[3]. L’événement a fait date dans l’histoire du Québec. Il réunissait les chantres de la langue nationale dans la plus grande célébration de la parole qui ait eu lieu au Québec[4].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Poètes participants[modifier | modifier le code]

Une cinquantaine de poètes et auteurs-compositeurs défilent devant le micro toute la nuit... jusqu'à environ 5 h. Parmi eux, on trouve :

Anecdote sur Gaston Miron dans le documentaire[modifier | modifier le code]

La lecture qu’on voit de Gaston Miron a été filmée ultérieurement. (Le décor est plus sombre, la qualité du son est différente, le public est absent.)  Gaston Miron tient d’ailleurs un exemplaire de L'homme rapaillé, un ouvrage qui n’avait pas encore été publié à la date du spectacle[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pascal Brissette, « Que sont nos nuits devenues ? », Québec français Numéro 171, 2014, p. 54-56, sur www.erudit.org,‎ (consulté le 8 août 2016)
  2. Claude Haeffely, Le bruit court, Montreal, Atelier du cœur noir, , 388 p., p. 297-299
    répertorié par la BAnQ
  3. Claude Haeffely, Le bruit court, Montréal, Atelier du cœur noir, , 388 p., Dans la rue, les gens qui ne peuvent entrer menacent d'enfoncer les portes. Michel Bujold tente de les calmer. La nuit démarre. En dehors de la salle, des écrans ont été installés. C'est plein à craquer. (p.327)
    ouvrage référencé par la BAnQ.
  4. « La Nuit de la poésie 27 mars 1970 », sur Office national du film du Canada (consulté le 9 avril 2010)
  5. « Les Nuits de la poésie à travers le temps », sur ledevoir.com,‎ (consulté le 8 août 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]