La Nioulargue

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La Nioulargue est le nom d'un haut fond à l'est au large de la plage de Pampelonne, Ramatuelle (au sud de Saint-Tropez). Ce haut-fond a donné son nom à une semaine de régates à Saint-Tropez dans le Var entre 1981 et 1995.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Nioulargue est un haut-fond en face (5,5 Nautiques, soit environ 10km) de la plage de Pampelonne d'une profondeur de 52m (au milieu de fonds de 300 à 400m).

Les coordonnées sont : 43 13,3 N ; 006 47,2 E.

Histoire de la régate[modifier | modifier le code]

Création de la course[modifier | modifier le code]

Cette régate a pour origine un défi[1] lancé et relevé fin septembre 1981 entre 2 skippers : Jean Lorrain et Dick Jayson, respectivement skipper d'Ikra (un 12 Mètre JI appartenant à Jean Rédelé) et propriétaire de Pride (un Swan 44). Le point à virer est le haut fond de la Nioulargue. Le perdant devait inviter les deux équipages à déjeuner au Club 55[réf. nécessaire], un restaurant de plage de Pampelonne. Le "virage" de la Nioulargue sera finalement abandonné pour la route directe, d'un commun accord par VHF pendant la course, l'heure du déjeuner étant déjà passablement avancée...

Le patron du Club 55, Patrice de Colemont, nomme l'évènement Club 55 Cup et en parle à un journaliste de Var-Matin.

Évolution[modifier | modifier le code]

Un an après, d'autres voiliers désirent se mesurer sur ce même parcours. La Nioulargue devient une régate internationale dès cette 2ème édition avec la présence du Queen of Sheba (un She 36 belge).

La régate s'ouvre à la classe Maxi en 1983, et est incrite au calendrier officiel de la classe l'année suivante. L'édition 1984 est remportée[2] par le maxi Gitana VIII (skippé par Jean-Hervé Mer, Harold Cudmore barreur) face à, entre autres, Coriolan (Eric Tabarly), Jet-Service (Patrick Morvan) et Helisara VI (Herbert Von Karajan).

Cette régate devient progressivement un rendez-vous de fin de saison incontournable (première semaine d'octobre) du circuit des régates méditerranéennes, au même titre que les régates d'Impéria (Italie), Porto Cervo (Sardaigne), Monaco ou encore que les régates royales (Cannes).

Toute sorte de voiliers y participent : des classiques (comme Endeavour et Pen Duick), des voiliers modernes (Cannonball, Walligator ou encore L'Esprit d'Equipe), et des voiliers de série.

Incident et fin de la régate[modifier | modifier le code]

La régate de 1995 marque la fin de la régate suite à l'abordage en course de Taos Brett (un 6 Mètre JI) par Mariette (une goélette de 42m), cette dernière ayant refusé la priorité[réf. nécessaire]. Taos Brett coula causant un mort (un médecin de St-Raphaël), happé par une hélice de Mariette, il est mort des suites de ses blessures[3].

Un procès a été ouvert à la suite de cet incident où les deux propriétaires-skippers ont été reconnus responsables[4].

Renouveau : les Voiles de Saint-Tropez[modifier | modifier le code]

En 1999, après la fin du procès, les régates recommencent sous l'impulsion de divers acteurs : la Société Nautique de Saint-Tropez, les régatiers, mais également divers acteurs économiques locaux. Le nom est alors modifié et la Nioulargue s'appelle désormais les Voiles de Saint-Tropez.

Le nom "Club 55 Cup" est redonné depuis 2003 aux défis du jeudi où 2 voiliers peuvent s'opposer sur le parcours historique[5].

Organisation[modifier | modifier le code]

Parcours en baie, virer la Nioulargue, défis[précision nécessaire].

Six catégories[Quand ?] :

  • yachts jaugés :
    • CHS - A et B
    • CHS - C et D
    • IMS
    • CHS
  • Voiliers de tradition, avant et après 1950, gréement aurique, gréement marconi
  • Coupe Florida : voiliers toutes catégories confondues

Un jour de "relâche" était glissé dans la semaine et était mis à profit pour les défis. Il y eu notamment le "Endeavour vs Le Défi Français"[Quand ?] avec une arrivée sur le fil pour ces deux voiliers que tant d'années séparent[précision nécessaire].

Si la convivialité est l'une des caractéristiques de la Nioulargue, les conditions météos en sont une autre : la saison étant au mistral. Celui-ci entraînait beaucoup de "casse" sur les bateaux (démâtages, abordages, voiles déchirées...) et des accidents plus graves[précision nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Historique », sur Les Voiles de Saint Tropez (consulté le 7 septembre 2018)
  2. « La Nioulargue à Saint Tropez », sur fresques.ina.fr (consulté le 7 septembre 2018)
  3. « Accident mortel de la Nioulargue 95: 20.000 F d'amende à l'organisatrice », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 25 septembre 2018)
  4. « Nioulargue 95: condamnation des responsables de la mort d'un régatier », Le Télégramme,‎ , https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19961120&article=1365651&type=ar (lire en ligne)
  5. [1]Les voiles de Saint Tropez 2016 - Dossier de presse