La Neuvième Porte

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La Neuvième Porte
Titre original The Ninth Gate
Réalisation Roman Polanski
Scénario John Brownjohn
Enrique Urbizu
Roman Polanski
d'après l'œuvre de
Arturo Pérez-Reverte
Acteurs principaux
Sociétés de production Artisan Entertainment
R.P. Productions
Orly Films
TF1 Films
BAC Films
Canal+
Kino Vision
Origen Producciones Cinematograficas S.A.
Vía Digital
Canal+ España
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller fantastique
Durée 133 minutes
Sortie 1999

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Neuvième Porte (The Ninth Gate) est un film franco-américano-espagnol réalisé par Roman Polanski sorti en 1999. Il est tiré du roman d'Arturo Pérez-Reverte Le Club Dumas (El Club Dumas) paru en 1993.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Boris Balkan, éminent collectionneur de livres anciens, engage un expert en livres rares, Dean Corso, afin que ce dernier lui déniche les deux derniers exemplaires d'un manuel d'invocation satanique, Les Neuf Portes du royaume des ombres (De Umbrarum Regni Novem Portis) d'Aristide Torchia. Corso commence alors à parcourir l'Europe sur la trace des ouvrages. Mais alors qu'il commence à en percer les secrets, la piste se jonche de morts énigmatiques.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse du projet[modifier | modifier le code]

Roman Polanski a vu d'emblée le potentiel cinématographique du roman d'Arturo Pérez-Reverte[1] :

« C'est le livre d'un grand érudit qui débuta dans le journalisme et a signé là le plus grand succès de toute l'histoire de la littérature espagnole. C'est un superbe divertissement, un roman baroque, ludique, foisonnant, ouvrant sans cesse de nouvelles pistes, vraies ou fausses. J'y ai pris un grand plaisir, mais il m'a semblé que sa transposition exigeait des choix précis et rigoureux. Le cinéma, dans mon esprit, demande des constructions plus cohérentes, plus rigides. Il fallait aussi faire un tri pour aboutir à un film d'une durée normale. C'est pourquoi j'ai seulement retenu ce que j'aimais le plus dans ce récit. C'est un défi d'adapter un roman aussi complexe, mais j'aime ce genre de travail. J'aborde cela comme un jeu de patience, comme l'assemblage d'un vaste puzzle, et j'y trouve de grandes satisfactions. »

— Roman Polanski

Distribution[modifier | modifier le code]

Dès la lecture du livre, Polanski pense à Johnny Depp pour le film. Ils se rencontrent au Festival de Cannes 1997 où Depp présente sa réalisation The Brave[2]. Alors que Depp veut le rôle de Dean Corso, Polanski pense à un acteur plus âgé. Mais Depp persiste et obtient le rôle[3]. C'est sur le tournage du film qu'il rencontre celle qui sera sa compagne durant une dizaine d'années, la chanteuse et actrice française Vanessa Paradis.

Polanski engage ensuite Frank Langella pour sa prestation dans Lolita (1997) d'Adrian Lyne.

Les jumeaux libraires sont interprétés par le même acteur, José Lopez Rodero. La voix d'un des jumeaux a été doublée par Roman Polanski. C'est aussi José Lopez Rodero qui interprète les deux déménageurs de la librairie Ceniza.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté à l'été 1998 et s'est déroulé entre la France, le Portugal et l'Espagne[4] :

Lieux de tournage
Château de Ferrières (Ferrières-en-Brie), vue arrière.

Le château visible sur la carte postale envoyée par Balkan à la baronne Kessler, et dans lequel se rendra Corso à la fin du film, est le château de Puivert (Aude). Appelé la Tour du Diable, il a été utilisé par les Cathares lors de la croisade des Albigeois au XIIIe siècle.

Musique[modifier | modifier le code]

Le principal thème de la musique du film est inspiré de la Havanaise de Camille Saint-Saëns. La bande originale est de Wojciech Kilar pour la musique et les chants (Vocalises, Blood on his face) sont interprétés par Sumi Jo, cantatrice soprano colorature sud-coréenne.

Les neuf portes[modifier | modifier le code]

  • 1. Voyager en silence ;
  • 4. Par de longs chemins détournés ;
  • 3. Braver les flèches de l'infortune ;
  • 6. Ne craindre ni la corde ni le feu ;
  • 7. Jouer le plus grand des jeux ;
  • 5. Gagner quel qu'en soit le prix ;
  • 8. C'est se rire des vicissitudes du destin ;
  • 2. Et conquérir enfin la clef ;
  • 9. Qui ouvrira la neuvième porte.

Le livre des Neuf Portes du royaume des ombres aurait été écrit en 1666.

Toutefois les interprétations ci-dessus ne sont faites que par Boris Balkan à la fin du film et sont sans rapport avec les phrases codées situées sous les illustrations. Normalement cela devrait donner ceci qui est beaucoup moins compréhensible pour le public[réf. nécessaire] :

  • 1. Silentium est aurum : Le silence est d'or
  • 4. Fortuna non omnibus aeque : La chance (ou le destin) n'est pas égale pour tous.
  • 3. Verbum dimisum custodiat arcanum : La parole perdue garde le secret.
  • 6. Ditesco mori : S'enrichir de/avec la mort.
  • 7. Discipulus potior magistro : Le disciple est supérieur au maître (ou le disciple dépasse le maître).
  • 5. Frustra : En vain.
  • 8. Victa iacet virtus : La vertu est vaincue.
  • 2. Clausae Patent : Ce qui est fermé s'ouvre.
  • 9. Nunc scio tenebris lux : À présent je sais (que des) ténèbres (vient) la lumière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Secrets de tournage, AlloCiné.
  2. Amy Archerd, « Polanski opens “Gate” », Variety, 10 février 1998.
  3. Stephen Schaefer, The Devil and Roman Polanski, Boston Herald, 10 mars 2000.
  4. IMDb.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Noël Grando, 100 ans de cinéma en Pyrénées-Orientales : Histoires et secrets de tournages, Perpignan, Mare nostrum, , 197 p. (ISBN 978-2-908476-96-5, notice BnF no FRBNF42318117), p. 156-159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]