La Neuveville-sous-Châtenois

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La Neuveville-sous-Châtenois
La Neuveville-sous-Châtenois
L'église de la Nativité-de-Notre-Dame.
Blason de La Neuveville-sous-Châtenois
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Mirecourt
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Vosgien
Maire
Mandat
Gilbert Defer
2014-2020
Code postal 88170
Code commune 88324
Démographie
Gentilé Novavillois(es)
Population
municipale
378 hab. (2015 en augmentation de 1,07 % par rapport à 2010)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 36″ nord, 5° 52′ 37″ est
Altitude 335 m
Min. 306 m
Max. 363 m
Superficie 7,41 km2
Localisation

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La Neuveville-sous-Châtenois est une commune française située dans le département des Vosges en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Novavillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Neuveville, Nova Villa, (bâti au pied du village du "Haut du Mont" qui ne se releva pas de ses ruines après sa destruction par les Hongrois au Xe siècle) s'implanta en partie sur la route de Châtenois (à l'ouest), et en partie sur une hauteur dominant le Vair, formant ainsi à l'origine deux hameaux bien distincts.

La Neuveville est bordée à l'est par le Vair, séparant le village de celui de Houécourt, et à l'ouest par l'autoroute A31 à laquelle elle n'a pas accès directement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1953[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 mars 1965 André Couval    
mars 1965 mars 1971 Edmond Defer    
mars 1971 mars 1977 Louis Maillard    
mars 1977 mars 2001 Aimé Thirion (1927-2016)   Exploitant agricole
mars 2001 en cours
(au 18 février 2015)
Gilbert Defer    

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir de 1496, grâce aux comptes de la prévôté de Châtenois, dont quelques-uns sont conservés aux archives de Meurthe-et-Moselle, on peut suivre les variations démographiques à La Neuveville.

Au XVIe siècle, la population monte rapidement, puis diminue progressivement jusqu'en 1596, époque à laquelle elle est presque anéantie.

Pendant le XVIIe siècle, elle reste stationnaire, les guerres de Lorraine ne l'affaiblissent pas davantage, mais elles empêchent le village de se relever de ses ruines.

Avec le XVIIIe siècle, la prospérité renaît à la Neuveville et, dans toute la Lorraine, le nombre des habitants s'accroît dans des proportions étonnantes.

Le XIXe siècle est une période de décadence continue dont l'arrêt n'a pu être constaté au XXe, au début duquel l'abbé Petitjean - historien local - croyait percevoir un frémissement capable, espérait-il, de provoquer un redressement démographique.

Dans le compte du receveur de Châtenois et Neufchâteau pour l'année 1496, il est dit qu'il y a 44 conduits à La Neuveville, mais le rôle des contribuables n'existe pas.

En multipliant le nombre des conduits par six, ce qui est la moyenne de l'époque, on a 264 habitants, hommes, femmes, enfants. À ce chiffre, il faut ajouter les exempts avec leur famille, c'est-à-dire le maire et les gens de justice, le curé, le saulnier, les pâtres, les militaires au service du duc, les nouveaux mariés, les mendiants, soit environ 35 personnes. Les veuves, les garçons et les filles majeurs payaient seulement l'impôt d'un demi-conduit.

En 1507, la population de La Neuveville a diminué de 6 conduits 1/2 (soit environ 40 habitants) depuis 1496. Le compte de 1532 n'y accuse plus que 39 conduits, soit une diminution de 70 habitants en dix ans.

Avec environ 435 habitants, c'est le maximum qu'elle ait atteint avant le XVIIIe siècle. Mais à partir de cette époque, elle diminue sans cesse.

Pour 1668 (avec 16 conduits 1/2), la multiplication de ce nombre des conduits par cinq, ce qui est la moyenne de l'époque, avec ajout des exempts, permet d'évaluer la population de La Neuveville à 110 habitants.

Dénombrements sous l'Ancien Régime
1496 1507 1512 1522 1532 1545 1556 1562 1572 1574 1584 1586 1596
Nombre de conduits 44 37 et demi 49 51 39 42 59 67 51 41 54 40 16 et demi
Population approximative 264 260 435 360 120
Le nombre de "conduits" est à multiplier par 6, qui est la moyenne de l'époque, selon l'historien local, l'abbé Petitjean.


1668 1703 1736 1753 1788
Nombre de conduits 16 et demi 20 81 93 110
Population approximative 110
Le nombre de "conduits" est à multiplier par 5, qui est la moyenne de l'époque, selon l'historien local, l'abbé Petitjean.

Le village va passer de 20 "habitants" (on désigne ainsi, à cette époque, les feux ou ménages) en 1703, à 81 en 1736 : 27 laboureurs, 33 artisans ou manœuvres, 9 veufs, 6 garçons, 6 feux exempts, soit une population d'environ 350 habitants.

La population comptait en 1785, 110 ménages, 473 habitants dont 315 communiants et 158 enfants en dessous de douze ans.

Il y avait 578 habitants en 1826. C'est là le plus haut chiffre que le village ait jamais atteint.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2015, la commune comptait 378 habitants[Note 1], en augmentation de 1,07 % par rapport à 2010 (Vosges : -2,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
469494529571568567538547511
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
502479468447421415418410402
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
441366431472442415392373338
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015 -
368373374326356360383378-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Xe siècle : le village du « Haut du Mont », est ruiné par les Hongrois. Un nouvel habitat s'implanta en contrebas : La Neuveville, Nova Villa.
  • Période de développement assez rapide s'expliquant par un calme relatif dont jouirent les campagnes environnantes (seigneurs moins belliqueux) et des épidémies de courte durée : au XIIe siècle, d'après l'historien Digot, une certaine aisance régna dans les villages de Lorraine.
  • Vers le milieu du XIIIe siècle, La Neuveville, assez importante pour former une paroisse, bâtit une église qui donne d'une manière approximative le chiffre de la population d'alors. La nef avait 36 pieds de longueur et 22 de largeur, on y comptait 120 places dans les bancs. La population pouvait donc s'élever à 180 ou 200 habitants.
  • Un demi-siècle plus tard, en 1306, le duc Thiébaut II, de concert avec le maître de la Baillie du Temple de Lorraine, établit à "La Nueveville desouz Chastenois" un marché le mardi de chaque semaine "sous la Haulle", et une foire par an "lou jour devant la vigile de feste Notre Dame". Cette halle se trouvait au hameau de la route (à l'endroit qui s'appelle encore aujourd'hui la rue de la Halle) qui était le centre commercial du village, alors que l'autre hameau était le centre religieux.
  • Pendant les XIVe et XVe siècles (époque de l'affranchissement que, par une habile politique, les ducs de Lorraine accordèrent volontiers à leurs sujets), la population de La Neuveville s'accrut environ d'un tiers. Il n'est pas possible de retrouver l'identité des habitants de La Neuveville à une époque aussi reculée. Cependant :
    • Il y avait une famille Masson. Un de ses membres, Mengin Masson, originaire de La Neuveville, s'établit à Neufchâteau dont il devint maire. Il fut anobli en 1481 par René II, probablement en raison des services qu'il avait rendus au duc dans sa lutte contre Charles le Téméraire, dont on connaît les invasions en Lorraine et la mort sous les murs de Nancy.
    • Vers la même époque, vivait à La Neuveville un certain Jean Méhy. Né à Houécourt en 1344, il y avait habité cent ans, puis était venu se fixer ici. En 1464, il dépose dans un procès entre les ducs de Lorraine et les habitants de Houécourt au sujet des droits seigneuriaux. Il était plus à même que tout autre de renseigner sur les usages du passé.

Au XVIe siècle (1496-1596)[modifier | modifier le code]

En 1507, les noms des contribuables de La Neuveville sont connus :

Nicolas MUSNIER, Mengin CANOT, Jehan VARNIER, Jehan REGNAULT, Mengin CAUBELLET, Clément VARNIER, Mengin PERNOT, Didier LENGLOIS, Mengenot VOSGIEN, Parisot VATHIER, Jehan CAUBELLET, Nicolas MARCHAL, Pierre HENRY, Symon VOSGIEN, Jehan VAGNIER, Thouvenot GARDEUX, Mengin THIERY, Jehan DELAU, Didier BOUSSARD, Mengin VILLE, Nicolas CABLEY, Jehan MALGRAS, Jehan DESBOEUFS, Jehan FERRY, Jehan MARAUT, Simon CAUBELLET, Jehan THOUVENEL, Thouvenel GARDEUX, DESDOT, FREDAULT, PATENOSTRE, ESTIENNE, Jacquot JOC, MENGEL, les veuves THOUVENEL, GAUBY, DIDIER, JACQUOT, LALLEMAND, VANIER, Mengin VANIER.

La population y a diminué à cause du double fléau de la famine et de la peste qui ravagea alors le pays. D'après l'historien Digot, des pluies torrentielles détruisirent les semailles en l'an 1500, provoquant la disette, suivie d'une contagion très meurtrière.

La Neuveville, qui se relève au cours des années suivantes, sous le règne du « bon » duc Antoine (soucieux d'accroître la prospérité de son peuple en prévenant la guerre), n'est pas épargnée par la nouvelle épidémie de peste en Lorraine (à partir 1522 et années suivantes).

L'année 1531 fut particulièrement désastreuse pour les habitants de La Neuveville. Le 29 mai de cette année, ils adressent une supplique au duc de Lorraine. Le receveur de Châtenois consulté l'appuie en ces termes :

"Je vous avertis que depuis un an et demi environ, la mortalité est la plupart du temps à ladite Neufville et est encore aujourd'hui. Il est vrai que les suppliants sont sans faire leurs prouffits es affaires qu'ils ont ez mains, que les marchés sont fort délaissés en ce lieu pour cause de ladite mortalité, et me semble bien leur faire grâce et leur quitter quelque petite portion de ce qu'ils doibvent."

Le 7 juillet, après avoir pris l'avis de la Chambre des Comptes, le cuc Antoine remet aux habitants la somme de 15 francs, soit la moitié de ce qu'ils doivent pour l'aide Saint Rémy.

Au cours des années suivantes, la population de La Neuveville augmente considérablement au point d'atteindre un maximum d'environ 435 habitants, avant le XVIIIe siècle, en 1562, pour diminuer alors sans cesse à cause des ravages des protestants allemands, reistres ou lansquenets (parfois accompagnés de calvinistes français), qui par trois fois, de 1562 à 1577, envahirent la Lorraine, s'établirent au château de Vicherey, pour piller et rançonner les alentours. Les habitants de La Neuveville demandent une nouvelle exemption d'impôts en 1572 "à cause de la disette".

Après quelques années de tranquillité, la peste reparaît en Lorraine en 1585 et La Neuveville subit même la première les atteintes du fléau. En 1593, tandis que les rôles des communautés voisines figurent avec une population encore assez considérable, seul celui de La Neuveville est absent, ce qui permet d'en conclure que La Neuveville est alors réduite à une extrême misère, et que les autres villages de la prévôté ne sont atteints et ruinés qu'après cette date. Le compte de 1596 fait connaître toute l'étendue du désastre causé à La Neuveville par la peste; Il ne reste plus que 16 conduits 1/2 :

Claude THOUVENEL, maire, exempt à cause de sa charge, Didier GARDEUX, Jean DE PARET, Claude CABLEY, Jean THOUVENEL, Claude THOUVENEL, Jean VILLAUME, Mengin THOUVENEL, Didier VAULDOT, Claude GARDEUX, Adam VOIRIN, Nicolas GUENEL, la veuve Mengin LANGLOIS, contribuable à l'aide ordinaire de Saint Rémy, Jean CABLEY, tabellion, Jean MOUGINOT, Jean VOITHIER, Florentin MOITESSIER, Jean LANGLOIS, contribuables aux aides extraordinaires.

Ainsi entre 1584 (360 habitants environ) et 1596 (120 habitants environ), les deux tiers de la population (soit 240) ont disparu : triste époque ! Il faudra plus d'un siècle pour que le village retrouve avec son ancien niveau de population, l'aisance et la tranquillité.

Au XVIIe siècle (1596-1696)[modifier | modifier le code]

Malgré la peste, en particulier dans la prévôté de Châtenois, le village de La Neuveville, si éprouvé, serait sorti de ses ruines, si l'ère de prospérité dans le duché (sous la gestion successive de Charles III et de son fils Henri II) avait duré plus longtemps, sans ces calamités : peste, famine, et guerre.

Des villages entiers furent anéantis, tel Surcelle sur le territoire d'Auzainvilliers. À La Neuveville, il ne restait plus que quinze familles, et la misère fut grande. Le 9 septembre 1635, le maire et les habitants "en corps de communauté" implorèrent la protection de Vierge Mère de Dieu, leur patronne, et établirent en leur église la « Confrérie du Rosaire ». Dans les trois derniers mois de cette année-là, ils empruntèrent 4500 Fr. barrois "pour subvenir aux affaires urgentes et nécessité de leur communauté, pour soulagement de leur communauté" et ces emprunts devaient se renouveler encore dans la suite. La charité de Saint Vincent de Paul, qui recueillit et envoya deux millions de livres pour soulager tant de misères, s'exerça-t-elle auprès des Lorrains ? Toujours est-il que son nom demeura béni en Lorraine, de même que Richelieu fut un objet de malédiction.

De 1652 à 1661, les registres de baptêmes de La Neuveville ne signalent qu'une ou deux naissances chaque année.

Apparaissent sur le rôle des contribuables de La Neuveville en 1668 :

- Dominique GUENEL, Jacques HAUEL, Claude ADAM, Florentin COLLENOT, Jean GAUTHIER, Pierre PRIEUR, Barthélémy LAPOTRE, laboureurs;
- François MATHOUILLOT, Nicolas VOIRIN, Claude VOIRIN, Florentin PARNEL, Ory PERRIN, Nicolas VOIGNIER, manouvriers;
- Elisabeth VOIGNIER, Barbe ANTOINE, Gabrielle BONCOURT, Anne MATHIEU, Claude ANTHOINE, veuves;
- François CABLEY, Catherine POIROT, garçon et fille majeurs.
- Les exempts à cause de leur charge sont Christophe REMY, curé, Christophe PERRIN, élu, c’est-à-dire collecteur des impôts, Jean CABLEY, fermier du magasin à sel, François VUIDEL, Charles BOUCHER, Nicolas HARQUEL, cavaliers au service de S.A., HANSPETER, trompette des chevaux légers de S.A.

La population de La Neuveville peut alors être évaluée à 110 habitants.

Louis XIV, visitant le pays de Lorraine, vit combien il était pauvre et désert, et résolut d'y remédier en accordant des faveurs aux communautés, en encourageant l'agriculture, l'industrie, le commerce, et invitant les étrangers à s'y établir. Ceci explique la présence à La Neuveville de François MOINE, de Bourgogne, de Pierre OROSE, Jean ARNAUD, Pierre et Dominique REGNAULD, du Dauphiné, de Léonard CANCRE et Gabriel GERMAIN, du Limousin, etc. Malgré cela, la prospérité n'est pas revenue, pour preuve, selon le pouillé de 1689 :

"Les paroissiens de La Neuveville sont au nombre de quinze, cinq desquels sont laboureurs et cultivent sur le bien d'autruy, le surplus sont manouvriers, tous assez pauvres chargés de dettes particulières et communalles de quelque vingt et un ou vingt deux mille francs."

Ce triste constat socio-économique à La Neuveville concernait la plupart des villages de Lorraine à la fin du XVIIe siècle.

Au XVIIIe siècle (1696-1796)[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle verra la résurrection démographique du village.

Le traité de Ryswick (1697) restitua la Lorraine à son Duc légitime, Léopold, qui rappela ses sujets expatriés et attira les étrangers remettre en culture les terres abandonnées. C'est alors que s'établirent à La Neuveville :

Michel BARROIS, du diocèse de Troyes, Germain MAIREL, de diocèse de Tarentaise, Jacques BONTUS, du diocèse de Gap, Louis SEGUIN, du diocèse d'Auxerre, Barthélémy TOTE, du diocèse de Langres, Barthélémy MARTIN, du diocèse de Saint-Jean-de-Maurienne, etc ...

En même temps des privilèges furent accordés aux Lorrains qui se mariaient en Lorraine. De 1697 à 1720, on constate un grand nombre d'habitants des paroisses voisines se marier et se fixer ici :

Humbert AUBRY de Vrécourt, Henri DORNY de Tiraucourt, Pierre DESCOT de Gironcourt, Claude et Joseph UTINEL d'Ollainville, Joseph EVROT de Removille, François GAUDE de Landaville, François EVRARD et François GILBERT de Bouzey, Didier PETITDIDIER de Vouxey, Etienne BASTIEN de Morville, Jean POCHE de Dombasle, Léonard GUILLERAY de Viocourt, Jean Charles MATHIEU, Nicolas JACQUIN, d'Attignéville, Nicolas BELLAMY, de Châtenois, etc.

Le précieux tubercule nommé « pomme de terre » n'était pas connu en 1703 à La Neuveville, puisqu'il ne figure pas dans l'énumération des récoltes sujettes à la dîme. Mais on l'y cultivait en 1745 et probablement depuis peu. En effet, le 3 décembre de cette année-là, le curé SIMONIN réclame la dîme des pommes de terre à Pierre PERRIN, fermier des Dames de Poussay, et le tribunal de Mirecourt lui donne gain de cause. D'après la traduction, ce serait Jean GENIN (venu de Belligny vers 1760) qui aurait vulgarisé l'emploi de la pomme de terre comme nourriture domestique.

Lors de la guerre de la Succession d'Autriche périt Joseph COLLENOT de La Neuveville.

Les documents d'époque permettent de se faire une idée de la situation du village en 1753, quand Philippe JACQUIN de Neufchâteau réclame le remboursement d'un emprunt de 1638. Les habitants adressent une supplique au chancelier, disant qu'ils n'ont rien récolté cette année, qu'ils vivent de l'avoine qu'ils achètent à crédit, qu'ils sont en plus chargés d'une compagnie de hussards hongrois au service de la France. Ils demandent donc un sursis de deux années, sinon l'autorisation de louer leurs pâquis communaux. On leur accorde le droit de louer pour payer le sieur JACQUIN et employer le reste aux besoins les plus pressants de la communauté.

Malgré la guerre de Sept Ans, ses nouvelles levées d'hommes et ses nouvelles réquisitions, les récoltes furent plus abondantes : la population de La Neuveville ne cessait d'augmenter. Bientôt il ne fut plus possible à l'instituteur de recevoir les élèves dans son logis. La communauté se décida à construire en 1779, une maison d'école dans la rue de l'Église, (occupée environ un siècle plus tard par Charles BRUNCHER, contemporain de l'abbé Petitjean), tout en conservant la classe dirigée par un sous-maître à la rue du Pont, dans une maison louée à cet effet. L'église, elle-même, était devenue trop étroite pour une population, en 1785, de 473 habitants. Chaque dimanche, plus de cent personnes devaient rester dehors et suivre l'office dans le cimetière. Après bien des pourparlers avec le Chapitre de Poussay, décimateur du lieu, une nouvelle église fut construite et bénite en 1790.

Avec la Révolution commencent les guerres de la République et de l'Empire qui devaient durer 25 ans. Ce fut une époque glorieuse pour les armes, mais désastreuse pour les campagnes. Ici comme ailleurs des cultivateurs en grand nombre furent appelés sous les drapeaux, et beaucoup n'eurent pas le bonheur de revoir leur pays.

Les uns tombèrent sur le champ de bataille, comme le capitaine Jean Claude GOURDOT, tué en Espagne, le sergent Laurent GOURDOT, son frère, tué à Wagram. Les autres moururent dans les hôpitaux : Joseph TOTE à Sedan, Jean Claude GOMY à Lintz en Autriche, Hubert D'HABIT à Landau. D'autres enfin disparurent sans qu'on puisse indiquer le lieu et le genre de leur mort : Christophe et Charles BONNARD, Joseph BOUCHER, Claude François COLNOT,François CHERRIER, Claude LHOTTE, Etienne PERRU, François ROMAIN, etc.

Le recensement de La Neuveville en 1820 contient cette phrase tristement significative : "Il y a encore 30 militaires dont on ne peut justifier l'existence." D'autre part, des réquisitions sans cesse renouvelées, épuisèrent le pays. Elles furent d'autant plus dures pour les habitants de La Neuveville que la caisse communale était vide, depuis le procès pour le curage du Vair qui dura seize ans et lui coûta une somme énorme. Il y eut vraiment ici, comme il est dit dans certains papiers de l'époque, "des années de détresse". On s'étonne alors que le chiffre de la population ait continué de s'accroître, pour atteindre un maximum de 578 en 1826. On conçoit que le conseil municipal ait eu cette année l'intention d'agrandir l'église. Il ne le fit pas, et il eut raison sans le savoir : la population allait diminuer d'un tiers au cours du XIXe siècle.

Au XIXe siècle (1796-1896)[modifier | modifier le code]

Le XIXe est marqué par la désertion des campagnes, et le village de La Neuveville a subi le sort des autres. Quelle est donc la cause de cette diminution constante ? Ce n'est pas la guerre, même celle de 1870, qui n'a enlevé personne à La Neuveville ; ni les épidémies : Le choléra de 1854 (du 19 juillet au 5 septembre) fit 32 victimes, mais rien en comparaison des ravages qu'il fit à Dombrot, Châtenois, Houécourt. L'abbé Petitjean y voit, dès avant 1914, d'autres causes :

*1°) le développement considérable de l'industrie, l'attraction de l'usine où l'on gagne vite et beaucoup, mais souvent au détriment de la santé ;
*2°) l'extension du commerce qui exige des vendeurs, des comptables, des voyageurs, aussi bien que des employés de chemins de fer pour l'expédition des marchandises ;
*3°) le fonctionnarisme qui absorbe un nombre considérable d'individus pour les postes, l'enseignement, et toutes les branches de l'administration ;
*4°) la baisse de la natalité dans les familles.

C'est sur cette diminution que gémissait Louis PIERSON :

"Je constate, écrivait il en 1896, qu'il n'y a plus à La Neuveville que quinze familles ayant plus de trois enfants, tandis qu'il y a trente ans les familles de huit enfants étaient loin d'être rares."

Il semble que le XXe siècle doive arrêter cette décadence. L'établissement de la verrerie de Gironcourt en 1902 a amené dans le pays de nombreuses familles ouvrières. Les maisons désertes de La Neuveville ont été occupées après celles de Houécourt, l'ancienne brasserie a été transformée en cité où les nouveaux arrivants demeurent jusqu'à ce qu'ils puissent se rapprocher de l'usine. La Neuveville comprend donc à l'heure actuelle une double population : celle du village qui est stable et compte environ 420 habitants, celle de la cité ouvrière sans cesse renouvelée et qui compte une vingtaine de familles avec 150 habitants.

De plus l'engouement pour la ville semble diminuer. La vie y est fort cher, l'air plus ou moins respirable. Les ouvriers embrigadés dans leurs syndicats n'ont pas plus de liberté que des fonctionnaires. À la campagne, au contraire, on trouve l'indépendance, l'air pur, des récoltes dont la moyenne est satisfaisante, ce qui console de bien des fatigues. Parfois, comme ici, l'élevage du bétail qui est dans son ensemble d'un bon rapport, surtout à l'heure actuelle (en 1907), vient encore accroître les ressources et le bien être des habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur au pont à une arche d'argent maçonné de sable, chargé en cœur d'un écu de gueules aux lettres majuscules L et N d'or, accompagné en chef d'un rameau de chêne d'or et d'un franc-quartier à senestre d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Commentaires : Le pont et l'écusson sont caractéristiques de la localité. Le rameau de chêne évoque les forêts et le franc-quartier la Lorraine[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Lorsqu’en 1789, le Chapitre de Poussay refusa de démolir entièrement l’église de La Neuveville, il ne pensait pas que son obstination servirait un jour à ceux qui voudraient en faire l’histoire. Sans doute sait-on par ailleurs que cette église était fort ancienne, et même d’après certains documents « l’une des plus anciennes de la contrée ». On peut supposer également que si le village avait déjà une certaine importance, il formait une paroisse avec son église et son curé. Mais les suppositions ne valent pas les preuves. Or, ce qui reste de l’ancienne église, le chœur, permet de fixer l’âge de l’édifice primitif et de la paroisse elle-même. À l’intérieur, la voûte sur croisée d’ogives, les colonnes et ce qui reste des chapiteaux mutilés, à l’extérieur l’appareil, les contreforts, la petite croix romane qui domine, disent clairement que l’ancienne église de La Neuveville appartient à la période de transition, qu’elle a été bâtie au XIIe siècle ou au début du XIIIe. Au XVIIIe siècle, la population La Neuveville s’accrut au point de nécessiter la construction d’une église ou du moins d’une nef nouvelle pour la contenir. À peine l’eau bénite, cette église fut privée par la Révolution de son pasteur légitime, dépouillée de ses vases sacrés, de ses ornements, de ses cloches, puis fermée.

quant à la liste des curés ...

Administration au temps des Ducs de Lorraine[modifier | modifier le code]

Dans le partage de l'empire de Charlemagne en 855, l'ancien royaume d'Austrasie échut à Lothaire II, d'où le nom de Lotharingie ou Lorraine. D'abord indépendant, le nouveau royaume, à la suite des guerres civiles qui le déchirèrent, fut réuni à la France, puis à l'Allemagne. Pour administrer plus facilement, l'empereur Othon le divisa en 2 duchés, celui de Basse lorraine au nord et de la Haute Lorraine au midi. C'est le duché de Haute Lorraine dont fait partie le village qui a conservé à travers les siècles le nom de Lorraine.

Son histoire commence en 1048, avec Gérard d'Alsace, à qui l'empereur Henri III le donna à titre héréditaire. Les descendants devaient le gouverner pendant 7 siècles pour aller ensuite régner à Vienne en Autriche où ils sont encore. Gérard d'Alsace possédait des biens considérables dans notre pays ; il résidait à Châtenois, où il avait un château et un bourg fortifié. La proximité de Châtenois, nous explique la souveraineté des Ducs de Lorraine sur La Neuveville et aussi les faveurs qu'ils lui accordèrent.

Nous savons qu'en 1306, le duc Thiébaut II y établit foires et marchés et tout porte à croire que La Neuveville fut un des premiers villages affranchis sur les terres ducales.

La Neuveville, comme toute la prévôté de Châtenois, faisait partie du bailliage de Vôge dont le siège était à Mirecourt.

Le XVIIIe siècle vient modifier cette situation au point de vue administratif. Déjà en 1698, Léopold avait établi à la place des anciennes divisions, 17 bailliages parmi lesquels celui de Neufchâteau, mais du moins la prévôté de Châtenois continuait d'exister quoique amoindrie, dépendant toujours du bailliage de Vôge. L'édit du 30 juin 1751 la supprima tout à fait, et de ce jour La Neuveville releva directement du bailliage de Neufchâteau.

À la mort de Stanislas, le 23 février 1766, le duché de Lorraine cessait d'exister. Il était réuni à la France en conservant ses anciennes divisions sous le nom de Généralité ou d'Intendance de Nancy.

En 1783, La Neuveville fut acensée (c'est-à-dire donnée à bail) à Esprit Claude Pierre de SIVRY, président au parlement de Nancy. Le village qui n'avait eu jusque-là d'autre seigneur que son souverain, le duc de Lorraine, puis le roi de France eut (comme Houécourt, Bouzey et quantité de lieux) dès lors 2 maîtres : Pierre de SIVRY pour les droits seigneuriaux, Louis XVI pour les droits souverains.

L'Assemblée Nationale donna à la France en 1790 une nouvelle organisation administrative. La commune de La Neuveville fit partie du canton de Châtenois, du district de Neufchâteau, du département des Vosges. La division actuelle a été créée par la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800); depuis cette époque La Neuveville dépend du canton de Châtenois, de l'arrondissement de Neufchâteau et du département des Vosges.

En 1832, il fut question de supprimer la commune de La Neuveville et de la réunir à celle de Houécourt ; mais les conseillers municipaux dans leur séance du 28 avril, répondirent au préfet que si l'on considérait les communications, l'exercice du culte, le chiffre et l'esprit de la population, les ressources financières, l'instruction primaire, les avantages d'une administration locale, tout en un mot, il fallait renoncer à cette idée. Et le préfet y renonça.

Le Duc de Lorraine[modifier | modifier le code]

Le Bailli[modifier | modifier le code]

Le village de La Neuveville dépendait avant 1751 du bailliage de Vôge dont le siège était Mirecourt, puis du bailliage de Neufchâteau. Le bailliage de Vôge était très étendu puisqu'il comprenait les prévôtés de Châtenois, Mirecourt, Remoncourt, Dompaire, Valfroicourt, Darney, Bruyère, Arches et Charmes. Au XVIIIe siècle, il perdit beaucoup de son importance : Darney, Bruyères, Charmes et Arches, une partie de la prévôté de Châtenois devinrent des bailliages ou furent rattachés à d'autres.

Parmi les baillis de Vôge dont le nom peut intéresser le village de La Neuveville, on citera :

  • en 1528 : Antoine, seigneur de Ville et de Removille, admodiateur de La Neuveville des terres de l'Abbaye de Saint Martin de Metz.
  • en 1581, Claude de Rinach, seigneur de Saint Baslemont, admoniateur de ces mêmes terres
  • de 1618 à 1672, en dehors des années de l'occupation française : George AFRICAN de Bassompierre, marquis de Removille, du Châtelet, de Baudricourt, etc.
  • en 1720 : Etienne, comte de Stainville, qui donne gain de cause à la communauté de La Neuveville contre un de ces créanciers.

Après le bailli, venait le lieutenant général. Il aidait le bailli et le remplaçait en son absence. On citera par exemple :

  • à Mirecourt, en 1746 Louis Pierre ALBA, seigneur de Ravon et de Villers qui vend ses terres de La Neuveville à Claude LARCHER de Houécourt
  • à Neufchâteau, de 1765 à 1781, Claude SAUVILLE qui vend à Claude GOURDOT un gagnage de cinq paires à La Neuveville, puis Jean Claude CHERRIER qui fut élu député aux États Généraux.

Après le lieutenant général, nous trouvons le lieutenant particulier qui venait en aide au premier. C'est ainsi qu'en 1790, Joseph Daniel MAIRE exerce les fonctions du lieutenant général député à l'Assemblée nationale.

Il y avait ensuite un assesseur et quelques conseillers appelés autrefois échevins. Claude QUINOT qui fut président du directoire du département des Vosges, qui acheta le presbytère de La Neuveville pendant la Révolution, s'y établit et le revendit à la commune en 1803, avait été assesseur au bailliage de Neufchâteau.

Il y avait enfin le procureur général et son substitut. Parmi les procureurs, on citera :

  • Louis MALCUIT dépossédé de sa charge par Louis XIII en punition à sa fidélité au Duc Charles IV et dont la petite fille avait épousé Jean Joseph CABLEY, avocat demeurant à La Neuveville.
  • Georges le LIEPVRE

Parmi les substituts, on nommera Nicolas GEGOUT, originaire de La Neuveville, qui vend en 1588 à Christophe BASSOMPIERRE les terres qu'il possédait ici.

Sans parler des avocats, des huissiers, des sergents, des notaires, on fera seulement remarquer qu'à part le bailli et ses lieutenants, les autres officiers du bailliage exerçaient des fonctions plutôt judiciaires.

Le Prévôt[modifier | modifier le code]

La Neuveville fait partie de la prévôté de Châtenois jusqu'à sa suppression en 1751. D'abord très étendue puisqu'elle comprenait les cantons actuels de Châtenois, Bulgnéville, Neufchâteau et Coussey, la prévôté de Châtenois fut considérablement réduite en 1698, quand fut créé le bailliage de Neufchâteau.

Au début du XVIIe siècle : Jean, puis Claude GUENEL sont les portes enseigne de la prévôté de Châtenois. On conçoit que le prévôt n'ait pas toujours à se louer de soldats levés sans aucune préparation. Dans la Guerre des Rustauds, en 1525, le Duc Antoine fut si mécontent de l'indiscipline des contingents de Châtenois et de Dompaire qu'il les renvoya dans leur pays.

Parmi les prévôts de Châtenois, nous trouvons :

  • en 1610, Jean HUOT
  • en 1626 François VERNET de Neufchâteau, anobli par Henri II en 1611, qui est juge entre la communauté de La Neuveville et les chanoines de Toul décimateurs du lieu
  • en 1665, Philippe Emmanuel VERNET
  • en 1680 François VERNET, écuyer prévôt, capitaine et chef de police à Châtenois, parrain cette année de la grosse cloche de La Neuveville. Il avait épousé Anne Catherine FERRY de La Neuveville
  • en 1730 Antoine ANDREU

Au-dessous du prévôt se trouvait son lieutenant, tel en 1674 Jean ANDREU. Avec le prévôt et son lieutenant, il y avait un assesseur, un substitut du procureur général. Jean Joseph CABLEY (1670-1723) avocat à la cour, demeurant à La Neuveville, exerça longtemps cette charge de substitut du procureur de Vôge en la prévôté de Châtenois.

Le Mayeur ou Maire[modifier | modifier le code]

A l'affranchissement du village[modifier | modifier le code]

Châtenois fut affranchi en 1261. En 1306 le Duc Thiébaut II établit à La Neuveville foires et marchés. On peut conclure que le village obtint son affranchissement entre ces deux dates.

La Neuveville est alors une communauté qui possède les forêts et les terres données par son seigneur, qui s'administre sous le contrôle des officiers du prince : le prévôt de Châtenois, et le bailli de Vôge. À sa tête, se trouve le Mayeur qui a des pouvoirs très étendus.

Chaque année, vers la Saint-Martin, a lieu le plaid annal. Le dimanche précédent, à la sortie de la messe paroissiale, le maire prévient les habitants, du jour, du lieu et de l'heure où se tiendra le plaid. Ce lieu était pour La Neuveville, la place actuelle de « la Croix ». Tous doivent s'y trouver sous peine d'amende. Il doit à son tour rendre compte de son administration, de sa gestion des biens communaux. Après cela, et chaque année, a lieu l'élection par les habitants de nouveaux fonctionnaires : maire, échevin, sergent, greffier, bangard et forestiers, et la prestation du serment. " Le maire qui sort de charge, dit un ancien compte de La Neuveville (1667), reçoit le serment de celui qui entre en icelle."

À partir de 1615, les impôts sont levés par l'élu et non plus par le maire, en attendant l'institution au siècle suivant des asseyeurs et collecteurs. En 1665, le Duc Charles IV lui enlève du moins dans la prévôté de Châtenois, l'administration de la justice en matière civile. En 1666, le prévôt de Châtenois voulut créer le maire à La Neuveville, mais les habitants s'y opposèrent et eurent gain de cause à la Chambre des Comptes.

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Avec le XVIIIe siècle, à la suite de l'occupation française, le contrôle du pouvoir ducal s'imposa davantage dans l'administration des communautés. Avec l'ordonnance de 1707 complétée par celle de 1753, le Duc enleva définitivement aux habitants qui l'exerçaient encore le droit de créer chaque année le maire et autres officiers municipaux. Ceux-ci, nommés par le prévôt, étaient tenus d'accepter et de prêter serment au chef-lieu de la juridiction lorsqu'ils en étaient requis. On lit par exemple dans le compte de 1717 : aux prévôts, substitut et greffier de Châtenois : 3 livres pour création du maire. Après suppression de la prévôté en 1751, ce fut au bailliage de Neufchâteau qu'il appartient de créer les fonctionnaires de La Neuveville. Le plaid annal continuait cependant d'exister.

L’édit du 8 janvier 1787 créa des assemblées provinciales tenues à Nancy, les assemblées du district tenues à Neufchâteau, et réorganisa les assemblées communales. On pensait alors que les assemblées des villages étaient trop nombreuses. On substitua donc aux réunions tumultueuses de toute la communauté, un conseil composé de 3 ou 6 membres suivant les lieux, élus par tous les propriétaires âgés de plus de 25 ans, du seigneur, du curé, du greffier, et d’un syndic également élu, qui devait savoir lire, écrire, et appartenir à la première classe des contribuables.

L’assemblée municipale de La Neuveville, réunie le 19 octobre 1788 « en la maison curiale », comprenait l’abbé RELLOT, curé-président, M. NINOT, prêtre, Claude GOURDOT, Joseph AUBRY, Claude MATHIEU, François PERRIN, syndic et Jean Baptiste SYLVESTRE, greffier.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Les assemblées municipales n’eurent qu’une existence éphémère. Du moins, elles eurent l’honneur de travailler à la formation des États Généraux. Au mois de mars 1789, le maire Claude MATHIEU réunit les habitants du village, avertis au prône par le curé : il invita tous les citoyens âgés de 25 ans et contribuables à rédiger leur cahier de doléances et à nommer un délégué par cent feux pour le porter à Neufchâteau, chef lieu du bailliage et concourir à l’élection des futurs députés. Quant aux délégués, on choisit le syndic, le greffier : François PERRIN et Jean Baptiste SYLVESTRE. Ces délégués réunis avaient pour mission de réduire en un seul tous les cahiers de doléances du bailliage, puis de désigner le quart d’entre eux comme électeurs définitifs. La fusion des cahiers fut terminée à Neufchâteau en l’église des Cordeliers, le 28 mars. L’élection des députés aux États Généraux eut lieu peu après à Mirecourt pour les bailliages des Vosges. Tandis que la noblesse et le clergé choisissaient chacun deux députés, le Tiers-État en nommait le double parmi lesquels Jean Claude CHERRIER, lieutenant général au bailliage de Neufchâteau.

La même année, les États Généraux devenus l’Assemblée Nationale, créaient les conseils municipaux par la loi du 22 décembre. Celui de La Neuveville fut élu à la fin de janvier 1790. Il se composait du maire, Claude GOURDOT, du procureur, Jean Baptiste SYLVESTRE, du greffier Michel VOILQUIN, de cinq officiers municipaux, dont François PERRIN, de douze notables parmi lesquels Hubert D’HABIT, Jean Claude DROUOT, Jean Charles COLSON, Jean François PIERROT, Jean DURAND et Joseph AUBRY. L’ensemble de tous ces membres élus formait ce qu’on appelait alors le conseil général de la commune. Comme tous les citoyens au début de la Révolution, ils étaient pleins d’ardeur pour la chose publique. Ils décidèrent qu’il se réuniraient le jeudi de chaque semaine dans la maison d’école, appelée depuis ce temps la maison commune. En réalité, le conseil de La Neuveville eut beaucoup à faire à cette époque : la construction de l’église, de l’établissement de la garde nationale, des volontaires, des réquisitions, de l’organisation des archives communales, des registres de l’état civil, de la vente des biens nationaux, du partage des biens communaux, etc.

Avec l’année 1793, commence le régime de la Terreur. La loi du 21 mars établit dans chaque commune un comité de Salut Public ou de surveillance, composé de 12 membres. À leur tête se trouve l’agent national. C’est lui aussi qui le 2 juin réunit les habitants sur la place devant la maison commune autour de l’Arbre de la liberté. Le maire prend alors la parole et dit : « Vous jurez tous, ainsi que moi, de maintenir de tout pouvoir la liberté et l’égalité ou de mourir en les défendant. » A quoi tous les habitants l’un après l’autre ont répondu : « Je le jure ! » et chacun s’est retiré en criant « Vive la République ! ».

L’année 1795 mit fin pour un temps à la persécution religieuse, en même temps qu’elle apportait un changement considérable dans l’administration municipale. La loi du 5 fructidor an III (22 août 1795) supprima toutes les communes ayant moins de 5000 habitants, et établit l’administration municipale du canton. Toutes les anciennes communes y étaient représentées par leur agent municipal : la réunion des agents municipaux des communes d’un canton formait la municipalité de ce canton.

Depuis 1800[modifier | modifier le code]

C’est la loi du 28 pluviose an VIII (17 février 1800) qui a établi le régime de l’administration communale actuelle. Tout le monde connaît ses attributions. Disons seulement que de 1800 à 1871 et de 1874 à 1876, le maire et l’adjoint de La Neuveville étaient nommés par le préfet ; il pouvait même être choisis hors du conseil municipal, sauf de 1831 à 1852.

Titulaires de fonctions religieuses ou civiles[modifier | modifier le code]

Du XIVe au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

La communauté de La Neuveville, sans doute parfaitement organisée dès le début du XIVe siècle (car formant depuis longtemps déjà une paroisse avec son église et son curé), récemment affranchie par son seigneur, le duc de Lorraine, possède une administration communale. Sa population en est assez nombreuse pour permettre de croire qu'elle a aussi son régent d'école, dont les noms successifs ne sont parvenus aux générations ultérieures.

  • Jean Cabley, tabellion ou notaire à La Neuveville de 1596 à 1635.
  • Jean Cabley (fils ou petit-fils du précédent), saulnier ou fermier du magasin à sel à La Neuveville en 1663 et les années suivantes.
  • Jean Joseph Cabley (1670-1723), fils du précédent, avocat à la cour et substitut de la prévôté de Châtenois.
  • Claude Guenel, tabellion à La Neuveville de 1671 à 1710.
  • Joseph Labbé, lieutenant des Gardes de S.A.R., résidant à La Neuveville en 1736.
  • Luc Pinot, médecin à La Neuveville en 1751
  • Pierre François Pinot, praticien à La Neuveville en 1762 et les années suivantes, originaire, comme le précédent, de Darney-aux-Chênes.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Pour cette époque, n'ont pu être recueillis qu'en partie les noms de ceux qui ont dirigé la communauté.

  • Le curé de La Neuveville jusqu'à la Révolution était présenté à la nomination de l'évêque de Toul par le décimateur du lieu, c'est-à-dire par le chapitre de la cathédrale de Toul jusqu'en 1626 et ensuite par l'abbaye de Poussay.
  • Chasteliers, marguilliers ou fabriciens (Le curé était leur président de droit et il en fut ainsi jusqu'au décret de 1809.) : Aucun d'entre eux n'est connu.
  • Régents d'école : N'a été trouvé aucun nom.
  • Mayeurs ou maires : Le maire de La Neuveville était élu pour un an par les habitants. Il avait pour mission de faire exécuter les ordres du Seigneur, le duc de Lorraine, de rendre la justice avec les échevins dans les affaires civiles en première instance, de percevoir l'impôt, de gérer les biens de la communauté, de faire la police champêtre dont il taxait les amendes : il était même chargé primitivement de l'administration des forêts. (voir liste ci-dessus : "Administration")
  • Eschevins : Nicolas VANIER, maître eschevin

Luc MENGENOT, eschevin Mengin SIMONIN, petit eschevin en 1561

  • Greffiers : Par ordonnance du 1er décembre 1583, le duc Charles III ordonna d'établir des greffiers dans les justices inférieures, afin qu'on put y plaider par écrit, à cause des inconvénients qu'il y avait jusque-là en cas d'appel.
  • Sergent de police : Nous n'en connaissons aucun pendant le XVIe siècle.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Chasteliers : Il en est fait mention en 1617 sans les nommer.

Fr. BOUCHER en 1694

  • Régents d'école : Il en est fait mention en 1628 sans les nommer.

Jehan CABIOT en 1661, Jehan LAGARDE (1668-1673), Nicolas SUISSE (1678-1681)

  • Mayeurs : À partir de 1615, le maire cesse de lever les impôts. Il est remplacé dans cette charge par un commissaire choisi chaque année par la communauté et qu'on nomme élu, en attendant le percepteur qui fait sa première apparition en 1806. Par une ordonnance du 8 janvier 1665, le duc Charles IV enlève aux maires et gens de justice de la prévôté de Châtenois, la connaissance des affaires civiles en première instance "pour inexpérience" et la donne au prévôt
  • Eschevins : Mengin PIQUOT en 1626

Le même maître eschevin en 1635 avec Mengin PARNEL comme eschevin et Jehan PARISOT comme petit eschevin Ory PERRIN, maître eschevin en 1665 Florentin COLLENOT en 1669 Fr. MATHOUILLOT en 1668 et 1683.

  • Greffiers : Dominique GUENEL en 1683, Nicolas ADAM en 1689
  • Sergent de police : Nicolas HARQUEL en 1664

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

C'est au cours de ce siècle, à la mort du Duc Stanislas, en 1766, que la Lorraine perd son indépendance pour devenir une province du royaume de France.

  • Chasteliers : J. Ph. COLLENOT (1714-1739)

Fr; ROMAIN (1735-1777) Gabriel LHOTE (1778-1793), c’est-à-dire jusqu'à la suppression des Fabriques sous la Révolution J. B. FEAUX (1714) Fr. ADAM (1738) Nicolas GERMAIN (1738) Cl. Fr. ADAM (1747) Georges KIBLAIRE (1756-1757) Étienne BASTIEN (1758) J. Fr. GOMY (1787-1788) Régents d'école : J. B. FEAUX (1706-1721) Fr. POINCOT (1722-1731) J. BEGIN (1736-1742) Philippe BERCON (1745-1763) Nicolas MONIQUART (1764-1772) Fr. CHEVILLOT (1773-1776) Michel VOILQUIN (1776-1803) Fr. RATTE, sous maître (1777-1782)

  • Maires : Par une ordonnance du 3 avril 1738, le Duc Stanislas enlève aux maires la gestion des biens de communauté pour la donner à un syndic élu aussi chaque année par les habitants. D'après un document de 1783, les fonctions de maires à La Neuveville se réduisent : "à l'exercice de la police, l'exécution des ordres de S.A. et la taxe des amendes champêtres"
  • La Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) ayant supprimé les municipalités dans les communes de moins de 5000 âmes, il n'y eut plus de maire à La Neuveville, mais un agent municipal. L'ensemble des agents municipaux de toutes les communes du canton formaient la municipalité du canton de Châtenois.

Voici les noms des agents municipaux de La Neuveville : Pierre PERRIN (1795-1797, J. N. COLSON (1797), Jean CLEMENCIN (1797-1798), J. Fr. GOMY (1798-1800)

  • Eschevins : Henry MORLOT en 1729

L'ordonnance de 1738, qui établit les syndics supprimait en même temps les échevins

  • Syndics : Nicolas GERMAIN en 1741, Ch. PETITDIDIER (1744-1745), J. UTINEL en 1748, Nicolas COLSON en 1750, Henry SAUTRE (1751-1752), J. MORLOT (1752-1753), Fr ROMAIN (1753-1754), Fr. PERRIN (1754-1755), J. ADAM (1755-1756), Nicolas GOMY (1756-1757), Fr. ROMAIN en 1763, Gabriel LHOTE en 1768, Fr. PERRIN (1771-1773), Hubert D'HABIT (1776-1777), Christophe BONNARD (1778-1779), J. AUBRY en 1780, 1781, 1783 et 1784, Cl. J. ADAM (1786-1787), J. Fr. PIERROT (1787-1788), Fr. PERRIN (1788-1789)

Depuis la réorganisation des municipalités jusqu'à leur suppression, c’est-à-dire de 1789 à 1795, le syndic qu'on appelait aussi procureur prit le titre d'agent national. Cette charge fut exercée à La Neuveville par J. B. SYLVESTRE en 1790 et 1791, J. Michel GUILLAUME en 1792 Jean GENIN de 1792 à 1795, Pierre PERRIN en 1795. Avec la nouvelle Constitution, celui-ci perdit son titre d'agent national et prit celui d'agent municipal.

  • Greffiers : Nicolas BELLAMY en 1729, Étienne ROYER en 1751, Nicolas GOMY en 1755, Pierre MATHIEU en 1757, Michel GUILLAUME (1772-1787), J. Claude DROUOT en 1787, J. B. SYLVESTRE (1788-1789), J. Claude DROUOT (1789-1790), Michel VOILQUIN, instituteur (1790-1806)
  • Sergent de police : Étienne BASTIEN en 1755, Fr. ADAM en 1757, J. Nicolas ROUSSELLE en 1777 et 1779, J. MATHIEU en 1788, Nicolas MARCHAND en 1793, Pierre POULET en 1794,
  • Lieutenants du Maire : Jean GAUTHIER en 1755, Gabriel LHOTE en 1755, Cl. MATHIEU en 1786, Jean DURAND en 1788

Ce petit nombre de titulaires que nous avons pu découvrir pour toute l'époque antérieure à la Révolution nous porte à croire que les habitants, après avoir élu leur maire chaque année, ne lui donnaient un aide que dans des cas très rare, par exemple quand sa santé ou des travaux plus importants entrepris par la communauté l'exigeaient.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

  • Fabriciens :
  • Président : Le curé jusqu'à l'application du décret de 1809

Ch. Nicolas KIBLAIRE (1811-1816) L'abbé RELLOT (1817-1824) L'abbé THUUS, curé de Houécourt, administrateur de La Neuveville (1824-1826) L'abbé JAUGEON (1826-1835) Brice CHICANAUX (1835-1840) Louis BERARD en 1841 Fr. COLNOT (1842-1850) Laurent MATHIEU en 1851 Cl. D'HABIT (1852-1879) Pierre MANIGUET (1880-1885) Pierre J. DORGET (1886-1888) P. F. BRUNCHER (1888-1895) Cyrille PIERROT (1895-1898) J. PIERROT (1898-1906) La loi de séparation de 1905 a supprimé les fabriques et confisqué leurs biens. Dans le conseil paroissial institué l'année suivante, le curé est comme autrefois président de droit.

  • Trésoriers : L'abbé NINOT (1804-1821)

Cl. D'HABIT (1822-1826) Cl. J. VOILQUIN (1826-1836) Brice CHICANAUX (1836-1846) Nicolas BRUNCHER (1846-1849) Cl. J. BRUNCHER (1850-1851) Pierre J. DORGET (1852-1863) J. B. Paulin ADAM (1864-1871) Benjamin CHICANAUX (1871-1906)

  • Secrétaire : Généralement le curé de la paroisse
  • Instituteurs : Brice CHICANAUX (1803-1831)

Justin Marc DEMOGE (1831-1841) J. B. TOCQUARD (1842) Cl. Jules HUMBLOT (1842-1852) J. B. Paulin ADAM (1852-1871) Julien Oscar MANGEOT (1871-1872) Fr. Arsène BARRAT (1873-1883) Ch. Evre CAUVE (1883-1887) Ferdinand ANDRE (1887-1894) J. PIERRE (1894- )

  • Institutrices : Sœur Célestine PARMENTIER, de la Doctrine (1806-etc.)

Sœur Françoise HENRY, de la Providence (1813-etc.) Sœur Marie Alexis FERRY, de la Doctrine (1834-etc.) Sœur Cécile DESCHEZ, de la Providence (1837-1840) Sœur Théodule BOULANGER, de la Providence (1841-1884) Sœur Eubertine COLLIGNON, de la Providence (1884-1893) Mlle THOUVENOT (1895-1897) Mlle COINCE (1897-1901) Mlle PRIMART (1901) Mme HATTON (1901-1907) Mme MOLITOR (1907- )

  • Maires : La loi du 28 pluviose an VIII (17 février 1800) a ré-institué les administrations communales, que la Constitution de l'an III avait absorbée en partie dans l'organisation cantonale. Depuis ce jour La Neuveville a eu son maire et son adjoint nommés par le préfet jusqu'en 1876 et depuis par le conseil municipal.
  • adjoints : Cl. D'HABIT (1801-1817)

Hyacinthe Henri POIROT (1818) Cl. D'HABIT (1820-1826) P. Fr. GOURDOT (1826-1832) J. B. MORLOT (1832) Michel GUILLAUME (1832-1833) D. HUGO (1834) Augustin POIROT (1835-1843) J. B. MORLOT (1843-1848) Cl. Michel GUILLAUME (1848) Ch. N. COLY (1848-1850) Laurent MATHIEU (1852-1860) Cl. J. BRUNCHER (1861-1864) Pierre J. DORGET (1865-1870) J. MILLOT (1873-1874) J. BRUNCHER (1876-1880) Cl. J. D'HABIT (1880-1884) Cyrille PIERROT (1884-1888) Eugène HENRY (1888-1892) Cyrille PIERROT (1892-1896) Eugène HENRY (1896-1898) Louis Auguste MANIGUET (1898-1900) J. B. MORLOT (1900-1903) Auguste HENRY (1903-1908) Louis HUMBLOT (1908)

  • Greffiers : Depuis la Révolution, l'instituteur a été greffier ou secrétaire de mairie.

Œuvres de bienfaisance avant 1907[modifier | modifier le code]

La Maladrerie - l'Hôpital Saint Nicolas - le Bureau de Charité ou des Pauvres - l'association des Dames de Charité - le Bureau de Bienfaisance - l'Hospice Lamotte - le Legs Pierson

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monographie de l'abbé Petitjean (curé de La Neuveville-sous-Châtenois, avant 1914), publiée dans le bulletin paroissial du village.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]