La Motte-Picquet (croiseur)

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Lamotte-Picquet
Image illustrative de l'article La Motte-Picquet (croiseur)
Le croiseur Lamotte-Picquet devant Shanghaï
(lancement 1939)
Type Croiseur léger
Classe Duguay-Trouin
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Chantier naval arsenal de Lorient
Quille posée
Lancement
Mise en service
Statut Coulé le
Caractéristiques techniques
Déplacement Normal: 7.500 tonnes. A pleine charge 9.500 tonnes.
Caractéristiques militaires
Armement 8 pièces de 155 mm en 4 tourelles doubles
4 pièces de 75 mm AA
6 pièces de 37mm AA
20 mitrailleuses AA de 13,2mm
12 tubes de lance-torpilles de 550mm en 4 plates-formes triples
2 hydravions d'observation

Le croiseur léger de deuxième classe Lamotte-Picquet était un navire de guerre français, de classe Duguay-Trouin. Il est nommé en l'honneur du lieutenant général des armées navales Toussaint-Guillaume Picquet de La Motte, dit « La Motte-Picquet » (1720-1791).

Histoire[modifier | modifier le code]

Deuxième des croiseurs dits de "7.500 tonnes", il est mis sur cale à Lorient le , puis mis à flot le 21 mars de l'année suivante. Il entrera en service le .

Son premier commandant a été le capitaine de vaisseau Jean Cras, inventeur de la règle-rapporteur de navigation qui porte son nom, mais aussi pianiste et compositeur de grand talent. L'équipage se composait de 25 officiers et 550 officiers mariniers, quartier maîtres et matelots.

Il était armé de 8 pièces de 155 mm en 4 tourelles doubles, 4 de 75 mm AA, 6 de 37 mm AA et 20 mitrailleuses AA de 13,2 mm, plus 12 tubes de lance-torpilles de 550 mm en 4 plates-formes triples et deux hydravions d'observation.

Ce croiseur, avec le Duguay-Trouin et le Primauguet furent les premiers croiseurs construits après la première guerre mondiale dans le cadre du nouveau programme de reconstruction de la marine nationale. Sans blindage, mais particulièrement « marins », leur meilleure protection était leur vitesse élevée qui pouvait atteindre près de 33 nœuds à feux poussés.

Dans un premier temps en métropole, le Lamotte-Picquet effectuera plusieurs missions en Afrique et en Amérique du Sud avant d'être affecté en Extrême-Orient en où il était le plus puissant bâtiment français. C'est là, le , à la tête d'une force navale sous les ordres du capitaine de vaisseau Bérenger, comprenant également les avisos Dumont d'Urville, Amiral Charner, Tahure et Marne, qu'il participe à la bataille de Koh Chang où les bâtiments français écrasent la flotte siamoise (Thaïlande) pourtant supérieure en puissance de feu, mais aussi beaucoup plus moderne.

En , il est en carénage à Osaka, dans l'arsenal japonais[1].

Mis en réserve fin 1942 à Saigon, le il est bombardé par les avions américains de la Task Force 38 à la pyrotechnie de Thanh-Thuy-Ha, au mouillage sur la rivière de Donnaï en Cochinchine. Touché par des dizaines de bombes, le croiseur chavire et coule, un marin est tué et plusieurs sont blessés.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]