La Marseillaise de la Courtille

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« Le retour du soldat » est le nom exact de cet hymne carnavalesque, écrit en hommage à la cuisine française. Il reprend la forme écrite et l'air de « la Marseillaise », ce qui l'a fait connaitre sous le nom de la Marseillaise de la Courtille.

C'est une œuvre parisienne, attribuée par certains au chansonnier et goguettier Antoine Antignac membre du Caveau Moderne et par d'autres au librettiste et auteur de théâtre Michel-Jean Sedaine (1792).

Paroles[modifier | modifier le code]

Refrain:

A table, citoyens,
Videz tous les flacons,
Buvez, mangez, qu'un vin bien pur
Humecte vos poumons !

- 1 -

Allons enfants de la Courtille,
Le jour de boire est arrivé,
C'est pour nous que le boudin grille,
C'est pour nous qu'on l'a conservé (bis)
Ne vois-tu pas dans la cuisine
Rôtir des Dindons et Gigots!
Ma foi, nous serions bien nigauds
Si nous leur faisions triste mine.

- 2 -

Décoiffons chacun sept bouteilles
Et ne laissons rien sur les plats.
D'amour faisons les sept merveilles,
Au milieu des plus doux ébats (bis).
Pour nous français ah, quel outrage,
S'il falloit rester en chemin
Que Bacchus par son jus divin
Élève encore notre courage

- 3 -

Tremblez Lapins, tremblez Volailles,
Ou bien prenez votre parti!
Ne tremblez que dans nos entrailles,
Pour apaiser notre appétit. (bis)
Tout est d'accord pour vous détruire,
Chasseurs et gloutons tour-à-tour,
Peut être viendra-t-il un jour
Où c'est vous qui nous ferez cuire.

- 4 -

Quoi des cuisines étrangères,
Viendraient gâter le gout français !
Leurs sauces fades ou légères
Aurait le veto sur nos mets (bis)
Dans nos festins quelle déroute !
Combien nous aurions à souffrir !
Nous ne pourrions plus nous nourrir
Que de fromage, ou de choucroute.

- 5 -

Amis, dans vos projets bachiques,
Sachez ne pas trop vous presser,
Épargnez ces poulets étiques,
Laissez-les du moins s'engraisser. (bis)
Mais ces chapons d'aristocrates,
Chanoines de la basse-cour,
Qu'ils nous engraissent à leur tour
Et n'en laissons rien que les pattes.

- 6 -

Amour sacré de la bombance,
Vient élargir notre estomac,
Quand on pense à panser sa panse
Faut-il consulter l’almanach. (bis)
Du plaisir de manger et boire
Nous te devons l’invention ;
Sauves-nous de l’indigestion
Pour que rien ne manque à ta gloire.

Articles connexes[modifier | modifier le code]