La Mandragore

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La Mandragore (La Mandragola en italien) est une pièce de Nicolas Machiavel, écrite en 1520. Cette pièce est une courte farce burlesque en 5 actes, un genre qui préfigure le théâtre populaire italien de la « commedia dell'arte » (XVIe siècle).

Contexte historique[modifier | modifier le code]

L'action[modifier | modifier le code]

L’action se passe à Florence, en Toscane. Le héros est un jeune homme, Callimaco Gaudagni, qui vient de passer vingt ans en France, à Paris. Un ami marchand l’a informé de l’existence à Florence d’une femme d’une grande beauté, Lucrezia, jeune épouse du riche Nicia Calfucci. Revenu dans sa ville natale, il n’a plus qu’un objectif en tête : séduire la belle Lucrezia.

L'intrigue[modifier | modifier le code]

Callimaco compte abuser de la grande naïveté de Nicia, bourgeois crédule, dont le couple marié depuis 6 ans n’a toujours pas d’enfant et commence à désespérer d’en avoir. Pour mener à bien son entreprise de séduction, il fait appel à Ligurio, un pique-assiette rusé, déluré et malin. Premier constat : Lucrezia est une femme austère, qui se tient à l’abri des plaisirs de la société, et qui ne sort jamais de sa maison sauf pour aller à l’église et se confesser. Les deux compères tentent d’abord de convaincre Nicia d’emmener sa femme dans une ville thermale, aux eaux reconnues pour ses effets bénéfiques sur la fécondité. Ils supposent que Lucrezia deviendra une proie plus facile hors de sa maison et de sa ville mais l’idée ne séduit absolument pas Lucrezia.

Le stratagème[modifier | modifier le code]

L’entreprenant Ligurio imagine alors de faire passer Callimaco pour un grand médecin, spécialiste de la fertilité, fraîchement revenu de Paris. Ligurio laisse entendre à Nicia que le « médecin » Guadagni connaît une potion infaillible pour la grossesse, une potion de mandragore, une préparation que même la Reine de France aurait testée avec succès. Seul effet secondaire fâcheux, le premier homme qui approche la femme qui a bu la potion, meurt dans les 8 jours qui suivent. Le stratagème se met en place, mais Lucrezia n’est pas convaincue par le fait de se mettre au lit avec le premier vagabond venu, employé comme victime expiatoire de la potion. Il faudra toute la conviction d’une mère impatiente de devenir grand-mère, et surtout de l’Église, par l’intermédiaire de frère Timoteo facilement corrompu. Rassurée par le fait que la volonté de Dieu ne saurait être mise en doute, et que l’Église, comme sa mère, apporte sa bénédiction au cocuage comme au meurtre, Lucrezia se laisse peu à peu persuader.

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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