La Maison des Ailleurs

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La Maison des Ailleurs
Chambre de Rimbaud à Charleville.JPG

Maison des Ailleurs à Charleville

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vidéos, évocations sonores et musiques, hologrammes
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
7, quai Arthur-Rimbaud
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La Maison des Ailleurs est un deuxième espace consacré au poète Arthur Rimbaud, dans sa ville natale Charleville-Mézières, situé sur le même quai et à quelques mètres du Musée Rimbaud. Cette Maison des Ailleurs a été créée dans un immeuble dont un des appartements a été habité par la famille Rimbaud au XIXe siècle.

Histoire de la Maison des Ailleurs[modifier | modifier le code]

Elle a été inaugurée en 2004 à l'occasion du cent cinquantième anniversaire de la naissance du poète.

La mère d'Arthur Rimbaud, Vitalie Rimbaud (née Cuif), et ses enfants y ont vécu de 1869 à 1875. La famille Rimbaud habitait au premier étage, dans un appartement de cent vingt mètres carrés. La ville a acquis l'immeuble entier.

Ce n'est pas dans cet immeuble qu'Arthur Rimbaud est né. Il est né au 12 rue Pierre Bérégovoy, appelée à l'époque rue Bonaparte. Madame Rimbaud a changé sept fois de lieu d'habitation dans la cité carolopolitaine, sans compter un hébergement rapide à Saint-Laurent en 1878[1].

Lorsqu'il habite dans cet immeuble au bord de la Meuse, le poète a entre 15 et 21 ans. C'est la période de sa vie la plus créatrice du point de vue de son œuvre littéraire, mais c'est aussi celle où il multiplie les fugues. C'est une période d'adolescence, de refus de la vie familiale et des carcans sociaux que sa mère souhaitait qu'il respecte, de dégoût de la ville de Charleville et de rêve d'autres horizons.

La Maison des Ailleurs n'est pas un musée. C'est un lieu de mémoire, qui a été rendue accessible. Arthur Rimbaud y a vécu des moments importants de sa vie et que le lieu est identifié en tant que tel par une plaque commémorative, mais ce n'est pas une maison d'écrivain. Il est probable d'ailleurs qu'il n'ait pas, ou très peu écrit, en ce lieu[2],[3].

Description[modifier | modifier le code]

Voies des Aillleurs Ma Desheng.JPG

La conception globale du musée a associé Bernd Hoge (architecte), Bertrand Paulet (paysagiste), Guliver Design (muséographe), Olivier Auber (scénariste), ainsi qu'à l'association de diffusion de vidéos d'artistes Est-ce Une Bonne Nouvelle. Celle-ci a fait appel à douze artistes, compositeurs et vidéastes qui ont travaillé chacun sur une période de la vie d'Arthur Rimbaud (au premier étage de la Maison, dédié au temps de l'écriture, l'écrivain Emmanuel Adely a travaillé sur la période parisienne, le poète Jean-Michel Espitallier a évoqué le temps londonien, les artistes Yann Beauvais et Frédéric Dumond ont respectivement travaillé sur les débuts de l'écriture et sur la période bruxelloise. Au second étage, c'est le temps des voyages et de la vie à l'étranger, évoqué par les artistes et vidéastes Christian Barani, Nicolas Barrié, Sabine Massenet, et Roland Schär). le compositeur Frédéric Minière a travaillé une pièce sonore pour l'espace du rez-de-Chaussée consacré à Marseille et la fin, et Thomas Köner a conçu une pièce pour l'ensemble du 2e étage[4].

L'entrée se fait dans une salle d'attente, créée de toutes pièces et évoquant un compartiment de train. Une seconde salle évoque Marseille et la mort de Rimbaud.

Le premier étage, celui habité par la famille Rimbaud, n'a pas été transformé, mais les pièces sont nues. Par contre, ces mêmes pièces servent de cadre à des animations audio-visuelles, vidéos, bruitages, compositions sonores, hologrammes.

Dans la première pièce sont projetées des images de la ville à l'époque de Rimbaud, et des fragments de poèmes. Les pièces suivantes suivent l'itinéraire de Rimbaud, avec des cartes sérigraphiées au sol, dans les cités ou les contrées qui ont jalonnées son existence, notamment Roche, commune natale de sa mère où sa famille détenait une ferme, Paris et la Commune de Paris, Bruxelles, Londres,Stuttgart, Java, Aden et Harar.

Redescendu au rez-de-chaussée par l'escalier d'origine, mis en lumières, le visiteur entre dans un café et une salle de lecture, avec des ouvrages dans de multiples langues.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lire l'article sur Arthur Rimbaud, et l'ouvrage de Claude Carton cité en sources
  2. Journal Le Monde, 28 octobre 2004, article de Catherine Bédarida consacré à ce nouveau lieu
  3. Christophe Charle, Pour une sociologie historique du patrimoine, Temps Croisés, tome 1, ouvrage sous la direction de Mei Duanmu et Hugues Tertrais reprenant une sélection de colloques dans le cadre de l'Université d'Automne de Shanghaï, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 2010
  4. [1] Présentation de la Maison des Ailleurs, et dossier de presse de l'inauguration précisant les concepteurs et artistes ainsi que la direction de projet et l'équipe de réalisation

Sources[modifier | modifier le code]

  • Yanny Hureaux, Un Ardennais nommé Rimbaud, Edition La Nuée Bleue/L'Ardennais, 2003
  • Claude Carton, Rimbaud, retour sur images..., Editions Anciaux, 2004
  • Catherine Bédarida, « Une « Maison des ailleurs » en hommage à Arthur Rimbaud », le Monde,‎ (lire en ligne).

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