La Main de marbre

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La Main de marbre
Auteur John Dickson Carr
Genre Roman policier
Version originale
Titre original Poison in Jest
Éditeur original Harper & Row
Langue originale Anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original New York
Date de parution originale 1932
Version française
Traducteur Jean George
Lieu de parution Paris
Éditeur Librairie des Champs-Élysées
Collection Le Masque no 268
Date de parution 1939
Nombre de pages 243

La Main de marbre (Poison in Jest) est un roman policier américain de John Dickson Carr publié en 1932.

Ce roman mineur de Carr est un whodunit classique.

Résumé[modifier | modifier le code]

Jeff Marle rentre aux États-Unis après dix ans d'absence. Il rend visite à un ami d'enfance, mais s'aperçoit bientôt qu'il règne une étrange atmosphère dans la vaste demeure du juge Quayle. Quelqu'un prend un plaisir macabre à l'effrayer avec une main de marbre manquant à la statut de Caligula qui trône dans la bibliothèque.

Peu après, le juge est victime d'une tentative d'empoisonnement à l'arsenic et ne doit son salut qu'à la présence d'esprit de son gendre, le Dr Twills. Bouleversé, le juge confie à Jeff Marle avoir été déçu par ses cinq enfants. Il se déclare convaincu qu'ils se sont tous ligués contre lui pour le faire disparaître.

La nuit suivante, le Dr Twills est empoisonné à l'hyoscyamine. La police arrive sur les lieux. En marge de l'enquête, Jeff Marle reçoit d'autres confidences qui lui semblent toutefois sans rapport avec le meurtre tragique du docteur. Alors que la police piétine dans ses investigations, arrive un certain Patrick Rossiter, amoureux de la plus jeune des filles du juge Quayle, qui se dit détective amateur, Or, en dépit de ses allures excentriques, il commence à tirer l'affaire au clair...

Particularités du roman[modifier | modifier le code]

Le titre original est emprunté à un passage de la scène 2 de l'acte III du Hamlet de William Shakespeare, quand les comédiens itinérants jouent au château, devant le roi et la reine du Danemark, la scène d'un assassinat à la ciguë. À une question inquiète du roi, Hamlet répond non sans ironie : « No, no, they do but jest, poison in jest. No offence i'th'worth », qui peut se traduire pas « Non, non, ils jouent l'empoisonnement, le poison comme jeu. Aucune offense en ce monde. »

Le roman évoque brièvement la Marquise de Brinvilliers, célèbre empoisonneuse française du XVIIe siècle.

Le roman met en scène Jeff Marle, un ami de l'inspecteur Henri Bencolin, héros récurrent de cinq romans policiers de John Dickson Carr, mais absent de La Main de marbre.

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions originales en anglais
  • (en) John Dickson Carr, Poison in Jest, New York, Harper,‎ — Édition américaine
  • (en) John Dickson Carr, Poison in Jest, Londres, Hamish Hamilton,‎ — Édition britannique
Éditions françaises

Source[modifier | modifier le code]

  • Roland Lacourbe, John Dickson Carr : scribe du miracle. Inventaire d'une œuvre, Amiens, Encrage, 1997, p. 95.