La Madone Bardi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bardi (homonymie).
La Madone Bardi
Botticelli, madonna bardi 01.jpg
Artiste
Date
vers 1485
Technique
Tempera sur bois
Dimensions (H × L)
185 × 180 cm
Mouvement
Localisation
Gemäldegalerie, Berlin (Allemagne)
Numéro d’inventaire
106Voir et modifier les données sur Wikidata

La Madone Bardi (en italien : Madonna Bardi ou Madonna tra i santi Giovanni Battista e Giovanni evangelista) est une peinture religieuse de Sandro Botticelli, datant de 1480 - 1481 environ, conservé au Gemäldegalerie à Berlin.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'œuvre a été complétée vers la fin de 1485 sur commande Agnolo Bardi (d'où le nom du tableau) un riche banquier florentin, pour la chapelle familiale de la basilique Santo Spirito à Florence.

Thème[modifier | modifier le code]

L'œuvre reprend un des thèmes de l'iconographie chrétienne, celui de la Vierge en majesté soit une « Vierge au trône » représentée avec l'Enfant Jésus et entouré de figures saintes, ici les saints Jean le Baptiste et Saint Jean l'Evangéliste.

Description[modifier | modifier le code]

La Vierge vêtue de rouge et de bleu, au centre de la composition caractérisée par la symétrie, est assise sur un trône en marbre posé sur un piédestal en trapèze à panneaux gravés de motifs en bas-reliefs ; elle tient l'Enfant sur ses genoux qui se tend vers son sein à peine découvert par sa main droite. La scène se situe dans un jardin luxuriant à niches de végétation en fond construites en arc.

Les deux saints : Jean le Baptiste portant sa peau de bête et tenant son bâton de roseau à croix est situé à gauche ; Jean l'Évangéliste, un livre ouvert à la main, à droite. Il se tiennent debout sur un rebord de pierre sur lequel, au centre, reposant devant un grand vase, se trouve un petit tableau représentant la Crucifixion.

Tous les personnages saints portent une auréole.

Analyse[modifier | modifier le code]

Les symboles sont nombreux : l'hortus conclusus, symbole de la virginité de Marie ; les lys blancs, attribut de pureté ; la myrte qui qualifie Marie comme nouvelle Vénus ; le « vase mystique » au pied du trône ou les fleurs blanches et rouges symboles respectifs d'absence de pêché et du sang préfigurant la Passion du Christ à laquelle fait aussi allusion la palmeraie du martyre. L'olivier et le laurier renvoient au mystère de l'Incarnation.

La composition est plutôt statique, animée néanmoins par les hauts tabernacles végétaux et par les vives gesticulations de l'Enfant. La figure de la Vierge est haute et longiligne avec des lignes plus affinées qui lui confèrent un caractère ascétique, témoignant déjà de la crise mystique qui allait atteindre progressivement l'artiste après l'arrivée de Savonarole à Florence. On remarque déjà une faible tension dans les personnages qui sera plus perceptible dans les œuvres successives.

Le plasticisme des figures est marqué, comme l'usage du contraste et de l'expressivité des corps.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'opera completa del Botticelli, collana Classici dell'arte Rizzoli, Rizzoli, Milan, 1978.
  • Bruno Santi, Botticelli in I protagonisti dell'arte italiana, Scala Group, Florence, 2001 (ISBN 8881170914)
  • Pierluigi De Vecchi, Elda Cerchiari, I tempi dell'arte, volume 2, Bompiani, Milan, 1999 (ISBN 88-451-7212-0)
  • Gloria Fossi, Uffizi, Giunti, Florence, 2004 (ISBN 88-09-03675-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]