La Machine de Marly

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La Machine de Marly
Alfred Sisley 043.jpg
Artiste
Date
Type
Technique
Lieu de création
Dimensions (H × L)
46 × 65 cm
Mouvement
Collection
N° d’inventaire
SMK 3272Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Inscription
Sisley 73Voir et modifier les données sur Wikidata
Commentaire
répertorié D. 67

La Machine de Marly est un tableau d'Alfred Sisley. Il aurait été exposé lors de la première exposition impressionniste[1] et se trouve actuellement au Ny Carlsberg Glyptotek à Copenhague. Peint à Bougival, cette toile et une autre intitulée Barrage de la Machine de Marly, sont reproduites sur le lieu de leur création, sur un parcours du Pays des Impressionnistes.

Description[modifier | modifier le code]

Ce tableau représente le bâtiment de pompage de la Machine de Marly, vu depuis l'aval, rive gauche de la Seine. La Machine de Marly, remplacée entre 1855 et 1859 sous Napoléon III par une digue de pierre s'étendant sur la plus grande partie du bras de la Seine entre Port-Marly et l'île de la Loge, peint par Sisley, a été détruit en 1968[1].

En descendant au bord de la Seine par le trottoir pavé, juste avant un petit chemin sous une allée de frênes et de marronniers, se trouve le point de vue de Sisley pour cette toile qui représente le hangar de briques recouvrant la Machine de Marly. Sisley représenta la réflexion du bâtiment dans les clapotis de la Seine[2].

François Daulte suggère que La Machine de Marly est l'une des 6 toiles montrées par Sisley à la première exposition impressionniste, dont 5 figurent au catalogue, et une est hors catalogue. Si rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit du numéro 163 La Seine à Port-Marly, sans indication d'appartenance sur le catalogue, les critiques en firent l'éloge. Ainsi, Ernest Chesneau écrit à propos de cette toile qu'elle « est l'absolue réalisation des ambitions de l'école dans le paysage. Je ne sais pas de tableau dans le passé ni dans le présent qui donne d'une façon si complète, si parfaite, la sensation physique de l'atmosphère, du « plein-air ». Voilà donc une acquisition toute nouvelle en peinture, et dont il importe de prendre note. »[1].

Analyse[modifier | modifier le code]

Dans cette série, Sisley a peint Barrage de la Machine de Marly en 1876 (collection particulière, D 215). Cette toile représente une partie du bâtiment de la Machine de Marly. L'édicule en brique au centre du bras de la Seine en était une annexe. À gauche de la composition se trouve une maison de l'île de la Loge. Sisley représenta sur nombre de tableaux l'île de la Loge des berges de la Seine à ce niveau : Le Bac de l'île de la Loge, inondation (1872, Ny Carlsberg Glyptotek), Le Bac de l'île de la Loge (1872, collection particulière), Barrage de la Machine de Marly (1873, collection particulière), L'île de la Grande Jatte (1873, titre inexact, musée d'Orsay), Bords de la Seine à Port-Marly (1875, titre inexact, Institut d'art de Chicago). Camille Pissarro a également peint cette vue sous le titre Barrage sur la Seine à Bougival (1871, collection particulière). Lors de l’inondation de 1876, Sisley peignit en ce lieu La Machine de Marly (1876, Musée des beaux-arts de Boston)[2].

Provenance[modifier | modifier le code]

Reproduction sur un parcours du Pays des Impressionnistes[modifier | modifier le code]

Une reproduction de La Machine de Marly a été posée par la ville de Bougival le long d'un parcours du Pays des Impressionnistes quai Rennequin Sualem[3].

Une reproduction de Barrage de la Machine de Marly grandeur réelle est également exposée depuis les années 1990 à l'endroit de sa création, le long de ce même parcours. Sisley avait posé son chevalet au niveau du pont actuel, à distance de la reproduction située à l'emplacement de la Machine. La maison de l'île de la Loge existe encore de nos jours[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c MaryAnne Stevens (en), Sisley: Royal Academy of Arts, Londres, 3 juillet-18 octobre 1992, Musée d'Orsay, Paris, 28 octobre 1992-31 janvier 1993, Walters Art Gallery, Baltimore, 14 mars-13 juin 1993, Réunion des musées nationaux, 1992, p. 130
  2. a b et c Anthony Lacoudre, Ici est né l'impressionnisme: guide de randonnées en Yvelines, préface Claude Bonin-Pissarro, Éd. du Valhermeil, 2003, (ISBN 2913328415 et 9782913328419), p. 181
  3. Office de tourisme de Bougival, La Machine de Marly – Alfred Sisley

Liens externes[modifier | modifier le code]

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