La Machine à explorer le temps (film, 2002)

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La Machine à explorer le temps
Titre original The Time Machine
Réalisation Simon Wells
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros
DreamWorks SKG
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 96 minutes
Sortie 2002

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Machine à explorer le temps (The Time Machine) est un film américain réalisé par Simon Wells, sorti en 2002 et tiré du roman de H. G. Wells

Synopsis[modifier | modifier le code]

New York, 1899. Alexander Hartdegen, brillant professeur à l'université Columbia est obsédé avec le voyage à travers le temps. Il croit que c'est théoriquement possible et, dans ses classes à l'université, il entre parfois en conflit avec d'autres professeurs par sa pensée libre. Il maintient une correspondance sur le sujet avec Albert Einstein lui-même, un employé de l'époque à l’office des brevets en Europe.

Une nuit, Alexander se dirige vers le parc où sa fiancée Emma l'attend et, en chemin, il s'étonne devant une invention nouvelle : une voiture qui fonctionne grâce à un moteur, non aux chevaux. De plus, il se rend compte que le conducteur n'a pas mis de freins, il le fait pour éviter un accident. Par cela, il oublie d'acheter un bouquet de fleurs qu’il avait promis à Emma.
Il finit par rejoindre Emma, le couple fait une promenade et Alexander s'apprête à demander sa main, en lui offrant une bague en pierre de Lune dans Central Park. Mais la demande en mariage est interrompue par un voleur surgissant d'entre les arbustes apostrophant le couple puis sortant un pistolet, il vole le portefeuille, les gants et une montre à gousset à Alexander. Mais, quand le voleur essaie de voler la bague de fiançailles au doigt d’Emma, une lutte s’engage entre les trois protagonistes et un coup de feu touche la jeune femme. Le voleur s’enfuyant, Emma meurt rapidement dans les bras de son promis.

Détruit, Alexander, reclus dans son laboratoire et obstiné à vouloir changer les choses, construit pendant les quatre années suivantes une machine à explorer le temps ; essayant ainsi de trouver la manière de voyager dans le passé pour sauver sa promise. Finalement, Alexander revient quatre ans en arrière jusque dans la nuit où Emma fut tuée, la retrouvant, il évite de donner une promenade dans le parc et choisit cette fois-ci la ville pour lui parler. Comme il a oublié d'acheter le bouquet de fleurs promis, il met cette nouvelle route à profit pour aller l'acheter en sa compagnie. Mais pendant qu’il est au magasin, il observe cette voiture motorisée qui l’avait tant surpris qu'elle avance sans conducteur et parce que celle-ci n'a pas de freins, elle fait peur à un cheval qui tire d'une calèche. Cette calèche renverse Emma et elle meurt sous les yeux d’Alexander.
Il se rend alors compte que s’il empêche une des formes de mourir d'Emma, une autre arrivera immanquablement, et que quoi qu’il fasse, elle mourra…

Désenchanté avec le projet et le travail réalisé, il décide d'avancer dans le temps pour vérifier s'il y a une réponse à ce problème dans l'avenir. Il voyage jusqu’au 24 mai 2030, quand la Lune est colonisée par les humains. Il visite la Bibliothèque Publique de New York et parle à Vox 114, un assistant holographique qui lui offre une information sur ce qu'il désire. Alexander, qui a choisi de voyager dans le futur pour en savoir plus sur les voyages dans le temps, s'étonne quand l’unique chose qu'il trouve ce sont des références aux romanciers comme H. G. Wells, Isaac Asimov ou Harlan Ellison, même certains de ses propres écrits. Mais, la bibliothèque n'a pas d'information sur la théorie du voyage dans le temps. Vox l'assure que cette idée est impossible et que personne ne peut voyager dans le passé.
Frustré, Alexander demande alors à propos de « la machine du temps » et reçoit l'information sur le roman : « La Machine à explorer le temps » ; et le film de 1960 : « La Machine à explorer le temps ». Avec ces informations, il repart en voyage vers le futur.

Mais soudain, des secousses apparaissent, et il stoppe sa machine au 26 août 2037 et découvre que certaines opérations du sous-sol dans la Lune ont fait que celle-ci s’est scindée en morceaux et que certains tombent sur Terre, transformant la scène urbaine en un champ de ruines. Sa présence alerte deux militaires, qui essaient de l'arrêter, mais après avoir attiré son attention sur la Lune mise en pièces et après eux avoir donné une brève explication de son actuel état, il commence à se battre avec ceux-ci et réussit à s’échapper. À nouveau dans la machine, il repart vers le futur, mais il est immédiatement frappé par de très fortes secousses et tombe inconscient. Sa machine n’est alors plus du tout contrôlée et s’emballe, l’emmenant dans une autre ère.
Durant son inconscience, les bâtiments de la ville de New York tombent en poussière, laissant la place à une lande aride et désolée ; puis un grand canyon se creuse dans les alentours dans ce qui fut le quartier de Manhattan. Ensuite une longue période glaciaire ensevelit le site dans un inlandsis ; puis lorsque la glace se retire enfin, elle laisse la place à une plaine verte et boisée.
C’est en cette nouvelle ère clémente qu’il reprend conscience, Alexander arrête alors la machine et l'indicateur révèle que la date est le 16 juillet de l'année 802 701.

Le scientifique découvre que la civilisation humaine a régressé à une civilisation de la chasse et de la récolte, parlant une langue qui lui est incompréhensible. Cette société simple se nomment eux-mêmes les Éloïs, ces survivants ont construit leurs maisons sur la falaise du canyon de ce qui fut Manhattan. Alexander se fait adopter par eux et commence à s’attacher à Mara et avec certains d'entre-eux qui connaissent sa propre langue, qu’ils appellent « la langue de pierre ». Il se rend aussi compte que la Lune est alors brisée en deux avec un anneau de poussière et de roches en orbite autour d'elle. En attendant Alexander s'introduit à la société Éloïe, ils lui montrent une collection de fragments de pierre et des restes de la New York antique, en incluant des restes de Tiffany et Co., de l’Empire State Building et de quelques panneaux de la station du métro « Brooklyn Bridge » - « City Hall ».

En attendant Alexander révise la machine, après avoir vu un mémorial des antiquités des Éloïs, Mara lui demande subitement de repartir avec sa machine et d'emporter son jeune frère Kalem avec lui. Cela l’étonne et s’interroge, ainsi que du fait qu’il n’y a pas de personnes âgées dans la société Éloïe. Tout à coup, les Éloïs sont attaqués par des monstres pâles qui chassent les Éloïs comme du gibier. Un des chasseurs poursuit Alexander, mais il finit par y échapper. Mais Mara est capturée et ils la portent sous terre. En essayant de trouver où ils l’ont amenée, quelqu'un dit à Alexander qu'il est possible que « le Fantôme » le sache. Le fantôme n'est qu’autre que Vox 114, l'assistant holographique à qui il avait parlé dans le passé, réduit à l’état d’épave dans une grotte, mais toujours fonctionnel après plus de 8000 siècles... Il lui apprend que l’espèce humaine se serait scindée en deux espèces distinctes : les Éloïs et les Morlocks. Et avec son aide, Alexander trouve une manière pour entrer dans le royaume souterrain de ces Morlocks.
Dans les souterrains, Alexander trouve des objets inquiétants et des restes humains. Il finit par se faire capturer, ils l’introduisent alors dans une chambre sous terre où Mara est retenue comme droguée à l'intérieur d'une cage et où le leader des Morlocks l'attend. Celui-ci lui révèle qu'ils sont organisés dans une société de races, dans que chaque race a une fonction précise dans la société Morlock. La race qui dirige et ordonne la société sont des télépathes superintelligents, comme lui, alors que les chasseurs qui capturent les Éloïs ont été élevés pour être des prédateurs et chasseurs de ceux-ci.
Alexander est révolté par cette situation existante entre les deux espèces post-humaines ; mais le lieder du clan des Morlocks lui réplique : « Qui es-tu pour remettre en cause huit-cent-mille années d'évolution ? »

De la même manière, il lui indique que d'autres clans similaires existent au sien, chacun gouverné par un esprit psychique suprême. Le superesprit des Morlocks révèle la raison par quel Alexander ne peut pas changer le destin d'Emma : il est attrapé dans un paradoxe temporel. La mort d'Emma a été la cause principale qui a amené Alexander à construire la machine du temps, ainsi qu'il ne peut pas utiliser la machine sans que sa mort ne survienne, puisqu’autrement il n'aurait pas construit la machine. De plus, le leader des Morlocks assure que la machine est à l'origine du malheur qu'Alexander a eu, comme les Morlocks sont à l'origine de ce qui a passé avec la race humaine. Alexander apprend que les Morlocks sont les descendants des personnes qui ont décidé de vivre sous terre après que la Lune se disloquait partiellement et que les Éloïs sont eux, les descendants de ceux qui ont décidé de se maintenir à la surface. Sa machine du temps a été trouvée par les Morlocks et déplacée sous terre.

Le lieder des Morlocks a préparé le départ d’Alexander, et lui rend sa machine ainsi que sa montre. Mais au moment de partir, Alexander engage une lutte avec lui dans la machine. Bien que le lieder soit plus fort qu’Alexander, ce dernier finit par le bloquer en partie hors de la bulle temporelle de la machine, tout en inversant la machine vers l’avenir. En quelques instants, le lieder vieillit rapidement et meurt, tombant en poussière, tandis qu’il s'accroche encore à Alexander. Quand Alexander réussit à arrêter la machine il découvre qu'il est arrivé jusqu’en l’année 635 427 810, où le paysage est maintenant une étendue désertique désolée sous une lumière rougeâtre, totalement dominée par les Morlocks.

Acceptant qu'il ne pourra jamais sauver Emma, Alexander comprend qu’il ne peut changer le passé mais il peut changer le futur. Il décide donc de détruire les Morlocks pour sauver les Éloïs. Il revient en 802 701 et active la machine pour un voyage dans l'avenir, mais cette fois-ci il ne monte pas dedans, si bien qu’il utilise sa montre à gousset pour boucher les contrôles. La machine part puis explose, en créant une distorsion dans le temps qui détruit les Morlocks.
Sa machine détruite, Alexander commence une nouvelle vie avec Mara, dans ce futur. Avec l'aide de Vox, ils commencent à reconstruire la civilisation humaine avec les Éloïs.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film a connu un succès commercial modéré, rapportant environ 123 729 000 $ au box-office mondial, dont 56 832 000 $ en Amérique du Nord, pour un budget de 80 000 000 $[1]. En France, il a réalisé 422 398 entrées[2].

Il a reçu un accueil critique plutôt défavorable, recueillant 29 % de critiques positives, avec une note moyenne de 4,8/10 et sur la base de 150 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[3]. Sur Metacritic, il obtient un score de 42/100 sur la base de 33 critiques collectées[4].

Il a été nommé pour l'Oscar des meilleurs maquillages et coiffures[5].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le réalisateur Simon Wells est l'arrière-petit-fils de H. G. Wells, l'auteur du roman sur lequel est basé le film.
  • Alan Young, qui interprétait le rôle de Filby dans la version de 1960, fait une courte apparition en tant que fleuriste.
  • La Chanson interprétée par Vox n'existe pas ; A place Called Tomorrow est une création de Klaus Badelt.
  • Vox fait un salut vulcain lorsque Alexander quitte la bibliothèque.
  • En outre plusieurs références au film de 1960 sont faites :
    • La machine possède une apparence et un mode de fonctionnement avec le levier et le compteur de dates proches de celle du premier film.
    • Lorsqu'Alexander Hartdegen utilise pour la première fois sa machine, on voit les jours et les nuits puis les saisons défiler à toute vitesse par la fenêtre de son laboratoire.
    • De la même manière, on voit les vêtements des mannequins sur le tailleur en face de chez lui changer suivant les modes et les années.
    • Lorsqu'Alexander Hartdegen rencontre Vox pour la première fois en 2030, il répond à sa question sur la possibilité du voyage dans le temps en lui parlant du roman de H. G. Wells et du film de 1960 réalisé par George Pal.
    • Lorsqu'il retrouve Vox, en l'an 802 701 et qu'il tente de prendre un livre sur les rayons, ils s'effondrent en poussière de la même façon que dans la bibliothèque du film de 1960.
    • La dernière image du film montre David Filby partant de chez son ami.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]