La Liste de mes envies

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le roman de Grégoire Delacourt. Pour le film de Didier Le Pêcheur, voir La Liste de mes envies.
La Liste de mes envies
Auteur Grégoire Delacourt
Pays Drapeau de la France France
Genre roman
Éditeur Jean-Claude Lattès
Date de parution 2012
ISBN 978-2-7096-3818-0
Chronologie

La Liste de mes envies est un roman de Grégoire Delacourt paru en 2012 aux éditions Jean-Claude Lattès.

Second roman de cet auteur[1], en août 2012 il approche les 440 000 exemplaires vendus et 27 pays en ont acheté les droits de traduction[2]. Selon le critique de L'Express, ce roman, dans un contexte de crise économique, touche les lecteurs qui redécouvrent les joies simples de la vie[3].

La Liste de mes envies a fait l'objet de deux adaptations théâtrales et d'un film.

Résumé[modifier | modifier le code]

Jocelyne à une modeste mercerie et habite à Arras. Elle est mariée à Jocelyn, son premier amour, ouvrier dans l'usine de glaces Häagen-Dazs de la ville et ils sont parents de deux grands enfants, partis faire leur vie. Jocelyne tient, en plus de sa boutique, un blog, « dixdoigtsdor », qui rencontre un certain succès. Elle se souvient souvent de la vie qu'elle aurait souhaitée mais réussit néanmoins à être heureuse dans l'existence qu'elle mène.

Poussée par des amies, elle joue pour la première fois à l'Euro Millions et gagne 18 547 301 euros et 28 centimes[4]. S'étant rendu compte à quel point son existence en sera bouleversée, elle décide de n'en parler à personne, cache le chèque de son gain. Elle rédige alors la liste de ses envies, et décide de ne rien changer à sa vie, pour ne rien changer à son bonheur jusqu'à ce que Jocelyne s’aperçoive que le chèque a disparu. Son mari, censé être parti en Suisse pour une formation professionnelle, ne revient pas ; Jocelyne a des doutes et appelle son entreprise. Elle apprend qu'il a pris une semaine de congé, mais n'est pas dupe. Jocelyn s'est enfui à Bruxelles en possession du chèque de 18 547 301,28 euros. La vie de Jocelyne est détruite ; elle est anéantie. Elle voit toujours son père qui est en centre de soins et atteint de la maladie d’Alzheimer : il oublie tout toutes les six minutes. De son côté, Jocelyn vit une vie de luxe mais n'est pas heureux. Il connaît une solitude misérable dans sa trop grande maison. Il décide dix-huit mois plus tard d'écrire une lettre à sa femme en s'excusant et en expliquant les raisons de son geste. Depuis cette trahison, Jocelyne a laissé sa mercerie à son employée et est partie dans le sud de la France. Elle apprendra plus tard que Jocelyn s'est laissé mourir dans sa maison...

Analyse[modifier | modifier le code]

Le succès de ce livre est une surprise, qui s'explique sans doute en partie parce qu'il correspond bien à l'humeur de son époque. On y trouve des analogies avec L'Élégance du hérisson, de Muriel Barbery[5] au niveau de la thématique, mais aussi de la forme. Certains critiques jugent cependant le style et le thème (« L'argent ne fait pas le bonheur ») un peu trop simpliste[6]. Mais la plupart reconnaissent la justesse et la grâce de l'évocation du bonheur de vivre[7].

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions imprimées
Livre audio

Adaptations[modifier | modifier le code]

La Liste de mes envies a fait l'objet de deux adaptations théâtrales. La première, mise en scène par Anne Bouvier en 2013 au Ciné 13 Théâtre à Paris[8] et interprétée en alternance par Mikaël Chirinian et Jean-Paul Bordes[9] — le seul acteur présent sur scène y incarnait tous les personnages — fut nominée aux Molières 2014[10]. La seconde, avec Marie-Chantal Perron et Steve Laplante dans les rôles de Jocelyne et Jocelyn, fut mise en scène par Marie-Thérèse Fortin en 2016 à Montréal.

Le roman a également été adapté au cinéma sous le même nom. Le film, tourné en 2013 sous la direction de Didier Le Pêcheur et sorti en juin 2014, a pour interprètes Mathilde Seigner et Marc Lavoine dans les rôles principaux.

Références[modifier | modifier le code]