La Ligue des gentlemen extraordinaires

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La Ligue des gentlemen extraordinaires (The League of Extraordinary Gentlemen ou LoEG dans la version originale) est une série de comics britannique scénarisée par Alan Moore et dessinée par Kevin O’Neill. Originellement publiée sous le label America's Best Comics de Wildstorm, une division de DC Comics, elle est ensuite confiée par Moore à Top Shelf (États-Unis) et Knockabout (en) (Royaume-Uni). Relevant du genre steampunk, elle réunit un certain nombre de personnages de la littérature populaire du XIXe siècle. Le succès de cette série a plus tard conduit les auteurs à étendre son univers, de façon à y intégrer des personnages et éléments issus d’œuvres de fiction de différentes époques.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La bande dessinée reprend avec humour le principe d'un roman-feuilleton dont le style très conventionnel contraste avec ses personnages particulièrement sombres. En vue de défendre l'Angleterre contre les menaces les plus extraordinaires, un agent secret appelé Campion Bond, agissant pour le compte d'un mystérieux « M », charge Miss Wilhelmina Murray (Mina Harker dans Dracula de Bram Stoker) de diriger une équipe dont les membres sont dotés de talents spéciaux :

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Histoire éditoriale[modifier | modifier le code]

Kevin O'Neill en 2012.
Alan Moore en 2008.

La Ligue des gentlemen extraordinaires est un projet conçu pour la collection America's Best Comics (ABC), un ensemble de séries écrites par Alan Moore pour Wildstorm. Avant la publication des premiers épisodes, DC Comics rachète Wildstorm, au grand dam de Moore qui s'était juré depuis des conflits survenus dans les années 1980 de ne plus travailler pour cet éditeur. Désireux de voir publier les séries prévues, il accepte cependant un compromis selon lequel il ne travaille pas directement pour DC qui, de son côté, s'engage à ne pas interférer avec les décisions artistiques des auteurs. Les deux premiers volumes de La Ligue paraissent donc comme prévu chez Wildstorm/ABC (et donc DC) entre 1999 et 2003. Ils sont d'abord publiés sous la forme de comic books classiques d'une vingtaine de pages (6 numéros par volume), collectés ensuite dans deux trade paperbacks (intégrales).

Les relations entre Moore et DC se tendent à nouveau à l'époque où le troisième volet de la série, le Black Dossier, est en préparation. Moore est mécontent de l'attitude de l'éditeur concernant les adaptations cinématographiques de deux de ses séries dont DC possède les droits, V pour Vendetta (adapté par James McTeigue) et, justement, La Ligue des gentlemen extraordinaires (LXG de Stephen Norrington au cinéma). Dans l'autre camp, DC s'inquiète d'éventuels problèmes de copyright liés à l'ambitieux projet du Black Dossier. Le président de la compagnie oppose son veto à la sortie du CD musical qui devait être inclus avec le Black Dossier, et décide de ne pas commercialiser le livre au Royaume-Uni.

Considérant que cette attitude va à l'encontre du compromis selon lequel DC s'engageait à ne pas restreindre leur liberté artistique, Moore et O'Neill décident de rompre avec DC. Le Black Dossier sort finalement conjointement chez deux petits éditeurs, Top Shelf (États-Unis) et Knockabout (en) (Royaume-Uni) en 2007. Les histoires suivantes de la série, le volume 3 Century puis la trilogie Nemo, paraissent également en co-édition Top Shelf/Knockabout. À partir du Black Dossier, la série ne parait plus sous la forme d'un comic book mais directement en volumes plus longs à la périodicité irrégulière[1].

L'univers de la Ligue[modifier | modifier le code]

Dès le premier album de la série, le nombre de références très précises (et souvent obscures) à des ouvrages de l'époque victorienne impressionne le lecteur ; il est par exemple aisé de remarquer que le ballon à air chaud utilisé par Quartermain est celui utilisé dans Cinq semaines en ballon. Les personnages de fiction cohabitent donc avec les figures historiques et peuvent même rencontrer leurs créateurs, qui deviennent ici des « biographes » ayant exploité leur célébrité, souvent sans leur accord. Cette relation n'est pas si éloignée de la réalité : des « héros de l'Ouest » du XIXe siècle, tels que Calamity Jane ou Buffalo Bill, prenaient grand plaisir à lire leurs « aventures » romancées dans les journaux à sensations.

L'établissement d'un tel univers est rapidement devenue très compliquée lorsque la série s'est développée, particulièrement avec l'intégration d'autres époques que la période victorienne. Dans l'univers de La Ligue, les mythologies antiques sont basées sur des faits réels (la guerre de Troie a eu lieu, en l'occurrence, et les dieux grecs ont existé), mais toute la science-fiction l'est aussi (les Martiens ont envahi la Terre sans succès, vers la fin du XIXe siècle), ainsi que toute une littérature fantastique riche en interprétations (les Grands Anciens ont été impliqués dès les débuts de l'Humanité). Chaque genre littéraire a des principes bien déterminés qui sont parfois difficiles à concilier ; de plus, certaines œuvres appartenant à un même genre reposent sur des systèmes difficilement compatibles (De la Terre à la Lune et Autour de la Lune de Jules Verne ne peuvent pas faire partie de la même continuité que Les Premiers Hommes dans la Lune de H. G. Wells). Alan Moore propose donc des compromis, en partant du principe que les œuvres auxquelles il est fait allusion ne sont que des comptes rendus partiaux et non pas des témoignages authentiques ; La Ligue révèle donc la « véritable histoire » derrière des œuvres biaisées (par exemple, Dracula s'achève sur une fin heureuse pour Mina et Jonathan alors que dans La Ligue, leur couple divorce des années plus tard).

Du point de vue de l'Histoire, cet univers ressemble beaucoup au nôtre : malgré l'intervention des dieux et des savants fous en tous genres, la situation politique de l'Europe au début du XXe siècle est plus ou moins la même. On ne peut parler d'histoire alternative à proprement parler qu'après la Seconde Guerre mondiale ; dans sa volonté d'intégrer le plus possible l'univers orwellien de 1984, Moore a décidé que le Royaume-Uni deviendrait un état totalitaire de 1948 jusqu'à 1956, après quoi les vieilles institutions seraient restaurées. Le niveau d'avancée technologique est aussi à noter ; en hommage aux travaux de Jules Verne, la période victorienne voit l'apparition de machineries impressionnantes quoique limitées dans leurs applications (en cela La Ligue s'inscrit clairement dans la mouvance steampunk). La conquête de l'espace est radicalement différente de la nôtre ; afin d'intégrer de nombreuses œuvres de science-fiction, voyager sur des planètes inconnues est devenu, en 1958, une banalité, et l'Humanité fréquente déjà des formes de vie extraterrestres. Il y a néanmoins une logique à cela : les premiers pas de l'homme sur la Lune ne sont pas le fait de Neil Armstrong… mais plutôt de Lucien de Samosate et de Cyrano de Bergerac, beaucoup plus tôt !

Enfin, certains personnages historiques sont fusionnés avec des personnages de fiction clairement inspirés par eux. Ainsi, Adolf Hitler n'est connu que comme Adenoïd Hynkel (d'après Le Dictateur de Charlie Chaplin), Élisabeth Ire a pour nom de sacre Gloriana (d'après l'opéra de Benjamin Britten), etc. D’autre part, identifier certains protagonistes peut souvent être difficile car ils ne sont pas désignés par leur nom d’origine ; le copyright de leurs créateurs n'a en effet pas encore expiré. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles la période victorienne (libre de droits) fut le point de départ de la série. Le maléfique « Docteur » des premiers volumes est par exemple censé n'être autre que Fu Manchu ; on pense aussi aux étrangement familiers Jimmy et Emma Night du Black Dossier.

Adaptations et postérité[modifier | modifier le code]

La Ligue des gentlemen extraordinaires a été adaptée au cinéma en 2003, avec Sean Connery dans le rôle d'Allan Quatermain. Le film a reçu un accueil critique défavorable dans l'ensemble[2]. Alan Moore quant à lui a déclaré se désintéresser du projet d'adaptation, se contentant de critiquer l'ajout dans le film du personnage de Tom Sawyer à la ligue : « Dans le film adapté de La Ligue des Gentlemen extraordinaires — dont je n'ai rien à faire et que je n'irai pas voir —, les producteurs américains ont cherché à introduire des personnages américains pour contrebalancer tous ces personnages européens. Le seul qu'ils aient pu trouver était Tom Sawyer. Ce qui en dit long, je pense, sur la pauvreté de l'imaginaire américain. »[3]

La série française de bande dessinée La Brigade chimérique (2009-2010), qui regroupe différentes figures de super-héros et de super-vilains « antiques » des littératures fantastique et populaire européennes du début du XXe siècle, peut être perçue comme une contrepartie française à la série d'Alan Moore.

Publication[modifier | modifier le code]

Parutions originales[modifier | modifier le code]

Volume 1[modifier | modifier le code]

Ce volume introduit la formation de la Ligue telle qu'on la connaît à la fin du XIXe siècle, et a pour antagoniste principal le docteur Fu Manchu. Des révélations choquantes sont également faites sur la véritable fin de Sherlock Holmes.

Ce volume 1 comporte six chapitres :

  • Empire Dreams ;
  • Ghosts & Miracles ;
  • Mysteries of the East ;
  • Gods of Annihilation ;
  • “Some Deep, Organizing Power…” ;
  • The Day of Be-With-Us.

Volume 2[modifier | modifier le code]

Même ligue, nouvel ennemi : les Martiens de La Guerre des mondes, qui commencent leur invasion en Grande-Bretagne. Le Docteur Moreau semble le seul à détenir la solution.

Le volume 2 comporte six chapitres :

  • Phases of Deimos ;
  • People of Other Lands ;
  • And the Dawn Comes Up Like Thunder ;
  • All Creatures Great and Small ;
  • Red in Tooth and Claw ;
  • “You Should See Me Dance the Polka…”.

The Black Dossier[4][modifier | modifier le code]

Après le coup d'État de Big Brother en 1948, la Ligue a déserté la Grande-Bretagne par loyauté envers la couronne britannique. En 1958, à la suite de la chute du régime, le Monde Glorieux, nouvelle terre d'accueil d'Allan Jr. et de Mina, leur donne un nouvel objectif : récupérer le Dossier noir, un rapport des services secrets relatant toutes les activités passées des Ligues depuis Élisabeth Ire[5]. Harry Lime, le nouveau « M » engage un trio d'agents afin de collecter des informations et de poursuivre les héros : Jimmy, Hugo Drummond et sa filleule dont le père fut récemment assassiné, Emma Knight. En étudiant le dossier, les protagonistes vont dans le Kent à Greyfriars School dont il y est fait mention et où se trouvent les 39 Marches. Ils y rencontrent un ancien élève du nom de William, qui y vit toujours et leur révèle que l'école servait au recrutement d'espions, dans laquelle étudiait Harry Lime/M, qui n'était autre qu'un ancien proche de Big Brother.

Puis, ils comptent partir pour l'Écosse afin de rejoindre un complice, en faisant un détour pour visiter le spatioport de Birmingham. Là-bas, ils sont interpellés par les agents et leur échappent en fusée[6]. Celle-ci menaçant de s'écraser près de leur destination, ils sautent en parachute et atterrissent près du château écossais où les attendait leur complice. Qui n'est autre que Golliwog, projetant de les ramener au Monde Glorieux, alors que les agents tentent de les en empêcher. Au moment où ils s'apprêtent à partir, Hugo Drummond essaie de les rattraper. Mina lui révèle alors que Harry Lime/M a participé à l'assassinat de Big Brother. Et que Jimmy, qui a trahi son pays au profit des Américains, a tué sous leurs ordres le père d'Emma Knight. Fou de colère, Hugo veut massacrer l'assassin de celui qui fut son ami mais le traître l'abat à bout portant. Puis, ce dernier fait croire à sa filleule que ce sont les fuyards qui l'ont tué.

Autour de cette intrigue d'espionnage, l'opus est surtout un prétexte à détailler de manière très précise toute l'histoire de l'univers dans lequel évoluent ces personnages et les motivations sous-jacentes. À plusieurs reprises, les personnages font une « pause » pour lire le Dossier, suivant un procédé similaire à celui employé dans Watchmen du même auteur. On y trouve :

Volume 3 : Century[modifier | modifier le code]

Century suit certains personnages de la Ligue sur pratiquement un siècle. Ce troisième volume est divisé en trois chapitres centré chacun sur une époque différente. Ces chapitres forment une intrigue cohérente mais peuvent également être lus de manière indépendante.

  • 1911 - À la suite des évènements liés au second volume, la nouvelle ligue, fraichement composée, se voit confrontée à une apocalypse certaine. Alertée par les visions de Thomas Carnacki, Mina Murray mène son équipe à un nouvel objectif : empêcher l'avènement de l'Enfant-Lune, un être magique d'une puissance phénoménale qui pourrait bien devenir une sorte d'Antéchrist. À ses côtés sont réunis Arthur J. Raffles, Orlando, Allan Quatermain et le détective du surnaturel, Carnacki. Cependant, le Capitaine Nemo assure son héritage en léguant tout à sa fille, Janni, qui n'en a que faire.
  • 1969 - Un demi-siècle s'est écoulé depuis la disparition d'Oliver Haddo, mais ses plans de fin du monde, eux, perdurent encore dans certains esprits. Alors qu'ils rentraient de leur exil, Alan, Mina et Orlando se voient reprendre du service face à Cosmo Gallion, un très puissant magicien laissé pour mort par un autre espion de l'agence quelques années plus tot. Tandis que dans les bas fonds, Vince Dakin engage Jack Carter afin d'éclaircir une sombre affaire de meurtre concernant Turner, une rock star en pleine ascension.
  • 2009 - L'histoire commence au Q'mar, où Orlando discute de ses guerres passées avec le Caporal Cuckoo. À présent seul, il se verra confié par Prospero de réunir ses deux collègues, Allan et Mina, afin de retrouver l'antéchrist qu'Haddo a pu concevoir dans le corps de Tom Jedusor, pour cela, il devra se renseigner auprès des services secrets britanniques, dirigés par « Em » soit Emma Peel, une espionne précédemment rencontrée dans le Black Dossier. Le retour d'Orlando à Londres fera découvrir une ville où la publicité domine les murs, notamment une affiche d'Aquaman 3D avec Vince Chase, ou encore un poster du groupe Driveshaft (le groupe de Charlie Pace). Les médias, eux, ne parlent que de guerres et de menaces terroristes de Jack Nemo, arrière-petit-fils du Capitaine Nemo de l'équipe victorienne. La nouvelle M présentera aussi les différents successeurs de Jimmy, qu'elle nomme J2, J3, J4, etc. (Ceci expliquerait pourquoi dans les adaptations cinématographiques, James Bond est incarné par différents acteurs).

Trilogie de Nemo[modifier | modifier le code]

  • Nemo : Heart of Ice : Charles Kane décide de récupérer les biens de la reine Ayesha volés par Janni Dakkar, fille et héritière du Capitaine Nemo. Pour cela, il enverra une équipe de scientifiques afin de la rattraper. La traque les conduira jusqu'en Antarctique où ils marcheront sur les pas de Gordon Pym et croiseront le chemin de certaines créatures « lovecraftiennes ».
  • Nemo : The Roses of Berlin : en 1941, Janni Dakkar se voit reprendre du service lorsque sa fille (mariée stratégiquement à Armand Robur, descendant direct du pirate des airs, Jean Robur) est prise en otage à Berlin-Metropolis encore sous le contrôle du dictateur Hynkel. Elle et son équipe y affronteront ce qu'il reste des « Twilight Heroes », la réponse allemande à l'équipe de Mina : le Docteur Mabuse, le Docteur Caligari et la très froide Maria.
  • Nemo : River of Ghosts : en 1975, Janni Dakkar, maîtresse de l'île mystérieuse, a désormais quatre-vingt ans et les fantômes de ses camarades morts (dont son mari Broad Arrow Jack (en)) ne la quittent jamais. Quand Hildy Johnson lui rapporte que la Reine Ayesha (en), serait toujours en vie quelque part dans l'Atlantique Sud, elle émet un fort doute sur la véracité de l'histoire mais décide d'aller vérifier les faits malgré tout. Partant alors avec son petit fils Jack et son garde du corps Hugo Coghlan (en), elle embarque une dernière fois sur le Nautilus pour découvrir des terres étranges, du plateau de Maple White aux ruines de Yu-Atlanchi. Les auteurs avaient annoncé pour 2015 une suite à Heart of Ice et The Roses of Berlin, avant de démarrer le volume 4[8].

Parutions françaises[modifier | modifier le code]

  1. Volume 1, 2001 : Rêves d'empires, Fantômes et miracles, Mystères d'Orient ;
  2. Volume 2, 2001 : Dieux exterminateurs, Quelque puissance obscure, Le jour de gloire ;
  3. Volume 3, 2003 : Les phases de Deimos, Gens d'ailleurs, Quand rugit le tonnerre de l'aube ;
  4. Volume 4, 2003 : Toutes créatures grandes et petites, Rouges griffes et crocs, "Il faut me voir danser la polka" ;
  5. Les Archives secrètes, Éditions USA, 2004.
  6. La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Century, Delcourt, coll « Contrebande » :
    1. 1910, 2010 ;
    2. 1969, 2011 ;
    3. 2009, 2012.
  7. Nemo, Panini Comics :
    1. Cœur de glace, 2013 ;
    2. Les roses de Berlin, 2015 ;
    3. Fleuve de fantômes, 2015.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Alan Moore a été distingué par le prix Eisner du meilleur scénariste (Best writer) en 2000, 2001 et 2004 pour son travail sur cette série et d'autres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lance Parkin, « Alan Moore and The League of Extraordinary Gentlemen », The Oxonian Review, no 23.6,‎
  2. Au 31 juillet 2014, le film a une note moyenne de 17 % sur le site Rotten Tomatoes, qui regroupe des critiques parues dans la presse britannique et américaine.
  3. Benoît Mouchart, « Alan Moore - un gentleman extraordinaire (interview) », Bang !, no 5,‎
  4. Les informations de ce chapitre sont issues de la page en anglais de l'épisode, visible ici.
  5. Représentée sous les traits de Gloriana, la reine des fées éternellement jeune du poème d'Edmund Spenser.
  6. Cette séquence fait référence au roman de H. G. Wells Les Premiers Hommes dans la Lune, ainsi qu'à la série Fusée XL5.
  7. La première comprenait Don Quichotte, Prospero, le loup de mer Robert Sommedu, la courtisane Maîtresse Sainte-Claire... Une autre constituée au XVIIIe siècle comprit Lemuel Gulliver, Fanny Hill, Natty Bumppo, le Doctor Syn, Percy et Marguerite Blakeney...
  8. (en) Hugh Armitage, « First look at Alan Moore, Kevin O'Neill's Nemo : River of Ghosts cover », sur Digital Spy, (consulté le 1er novembre 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie et webographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jackson Ayres, « The Integrity of the Work : Alan Moore, Modernism, and the Corporate Author », Journal of Modern Literature, vol. 39, no 2,‎ , p. 144-166 (lire en ligne).
  • (en) Sebastian Domsch, « Monsters against the Empire : The Politics and Poetics of Neo-Victorian Metafiction in The League of Extraordinary Gentlemen », dans Marie-Luise Kohlke et Christian Gutleben (dir.), Neo-Victorian Gothic : Horror, Violence and Degeneration in the Re-Imagined Nineteenth Century, Amsterdam / New York, Rodopi, (ISBN 978-90-420-3625-3), p. 97-122.
  • (en) Christine Ferguson, « The Graphic Novel and the Visualization of the Victorian : Teaching Alan Moore's The League of Extraordinary Gentlemen and From Hell », dans Stephen E. Tabachnick (dir.), Teaching the Graphic Novel, The Modern Language Association of America, coll. « Options for Teaching » (no 27), , 361 p. (ISBN 978-1-60329-060-9), p. 405-520.
  • (en) Alison Halsall, « "A Parade of Curiosities" : Alan Moore's The League of Extraordinary Gentlemen and Lost Girls as Neo-Victorian Pastiches », The Journal of Popular Culture, Blackwell Publishing, vol. 48, no 2,‎ , p. 252–268 (DOI 10.1111/jpcu.12255).
  • (en) Michael Hemmingson, « The Canonical is Not Sacred : Public Domain and The League of Extraordinary Gentlemen », Science Fiction Studies, Greencastle (Indiana), SF-TH Inc, vol. 36, no 2,‎ , p. 375-378 (JSTOR 40649977).
  • (en) Laura Hilton, « Gothic Science Fiction in the Steampunk Graphic Novel The League of Extraordinary Gentlemen », dans Sara Wasson et Emily Alder (dir.), Gothic Science Fiction 1980-2010, Liverpool University Press, , 219 p. (ISBN 978-1-84631-707-1, présentation en ligne), p. 189-208.
  • (en) Laura Hilton, « Reincarnating Mina Murray : subverting the Gothic heroine ? », dans Matthew J. A. Green (dir.), Alan Moore and the Gothic Tradition, Manchester University Press, , 328 p. (ISBN 978-0-7190-8599-4, présentation en ligne), p. 195-212.
  • (en) Chris Murray, « League of Extraordinary Gentlemen, The », dans M. Keith Booker (dir.), Encyclopedia of Comic Books and Graphic Novels, Santa Barbara, Grenwood, , XXII-XIX-763 p. (ISBN 978-0-3133-5746-6), p. 359-361.
  • (en) Jess Nevins (préf. Alan Moore), Heroes and Monsters : The Unofficial Companion to The League of Extraordinary Gentlemen, vol. I, Austin (Texas), MonkeyBrain, , 240 p. (ISBN 1-932265-04-X, présentation en ligne).
  • (en) Jess Nevins (préf. Alan Moore), A Blazing World : The Unofficial Companion to the League of Extraordinary Gentlemen, vol. II, Austin (Texas), MonkeyBrain, , 304 p. (ISBN 1-932265-10-4, présentation en ligne).
  • (en) Jess Nevins (préf. Alan Moore), Impossible Territories : The Unofficial Companion to the League of Extraordinary Gentlemen, The Black Dossier, Austin (Texas), MonkeyBrain, , 208 p. (ISBN 978-1-932265-24-8, présentation en ligne).
  • (en) Jeff Thoss, « From Penny Dreadful to Graphic Novel : Alan Moore and Kevin O’Neill’s Genealogy of Comics in The League of Extraordinary Gentlemen », Belphégor. Littératures populaires et culture médiatique, nos 13-1 « Distinctions That Matter/Fictions Économiques »,‎ (DOI 10.4000/belphegor.624, lire en ligne).
  • (en) Phillip E. Wegner, « Alan Moore, "Secondary Literacy" and the Modernism of the Graphic Novel », ImageTexT : Interdisciplinary Comics Studies, vol. 5, no 3,‎ (ISSN 1549-6732, lire en ligne).
  • (en) Thomas Witholt, « By Whose Account ? : Reading and Writing Histories in The League of Extraordinary Gentlemen », dans Richard Iadonisi (dir.), Graphic History : Essays on Graphic Novels And/As History, Cambridge Scholars Publishing, , 295 p. (ISBN 978-1-44384-075-0), p. 144-161.

Liens externes[modifier | modifier le code]