La Ligne générale

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La Ligne générale
Titre original Генеральная линия ou Старое и Новое
Réalisation Sergueï Eisenstein
Grigori Alexandrov
Scénario Sergueï Eisenstein
Sociétés de production Sovkino
Pays d’origine Drapeau de l'URSS Union soviétique
Durée 131 min.
Sortie 1929

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Ligne générale (en russe : Генеральная линия) ou L'Ancien et le Nouveau (en russe : Старое и Новое) est un film soviétique, coréalisé par Sergueï Eisenstein et Grigori Alexandrov en 1929.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un kolkhoze, Marfa Lapkina est une pauvre paysanne qui ne possède même pas un cheval pour labourer sa terre. Les koulaks, les paysans riches, refusent d'aider les plus pauvres. Marfa considère le communisme comme son seul espoir. Avec l'appui de jeunes communistes et de responsables du parti, elle lance l'idée d'une coopérative, un kolkhoze. Grâce au kolkhoze, les paysans apprennent le travail en commun et découvrent la mécanisation.

Elle se lance alors dans la création d'une coopérative laitière, elle rencontrera par la suite des tentatives de sabotage engendrée par les koulaks et devra éviter ces actes malveillants.

Plus tard, la coopérative entreprise par Marfa gagnera suffisamment d'argent pour faire l'acquisition d'un tracteur ; le film s'achèvera avec une multitude de machines agricoles.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

« Il faut vous rappeler que de tous les arts, l’art cinématographique est pour nous le plus important » déclare Lénine, qui considère les films comme un instrument de propagande irremplaçable. Dès le début des années 1920, le cinéma russe tombe ainsi sous le contrôle absolu de l’État qui le dote d’importants moyens. Les réalisateurs se mettent au service du nouveau régime : parmi eux Eisenstein qui réalise plusieurs chefs-d’œuvre dont La Ligne générale. C’est un film poétique, mais aussi de propagande, qui met en valeur les bienfaits de la collectivisation des campagnes dans un petit village russe.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Un autre nom donné parfois au film est L'Ancien et le Nouveau.
  • En 1930, la police interdit une projection du film à Paris et menace d’expulser son réalisateur venu pour y donner une conférence.
  • « La Ligne générale est une ode au progrès et aux nouvelles machines, même si le tracteur n’y fonctionne pas très bien... Chez Eisenstein, le ralliement des micro-unités au grand Tout n’est pas aussi lisse que cela, la contribution à l’efficacité des machines exige en dernier lieu le dépouillement, le dénuement du peuple, possible dindon de la farce du progrès et de la technique. »[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]