La Gueule ouverte (journal)

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La Gueule ouverte
Pays Drapeau de la France France
Langue française
Périodicité mensuelle, hebdomadaire à partir de 1974
Genre magazine écologiste
Fondateur Fournier
Date de fondation 1972
Date du dernier numéro 1980
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Le Professeur Choron
Directeur de la rédaction Fournier, Isabelle Monin
Rédacteur en chef Fournier, Isabelle Monin

La Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde », était un journal écologiste et politique fondé, en , par Pierre Fournier, pacifiste convaincu et journaliste à Charlie Hebdo, avec la participation d'Henri Montant (Arthur), d'Isabelle Monin, d'Émile Prémillieu, de François Cavanna, de Georges Wolinski, de Jean-Marc Reiser, de Cabu, de Masse, de Bernard Charbonneau, Laurent Samuel, Henri Gougaud, Jean-Paul Lambert, etc.

Une nouvelle édition de la Gueule ouverte est lancée, en novembre 2017 pour le premier numéro, puis en septembre 2018 pour le deuxième.

Journal[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

À la surprise générale, le premier numéro se vend à plus de 70 000 exemplaires. Mais son fondateur Pierre Fournier meurt le (l'annonce en est faite dans le numéro 5), Isabelle Monin reprend alors les rênes du journal.

D'abord publié par les Éditions du Square, il l'est ensuite par les Editions Patatras (à partir du n° 53 du ).

Initialement mensuel, La Gueule ouverte devient hebdomadaire en 1974, avant de fusionner avec l'hebdomadaire Combat non violent, le , et de déménager à La Clayette (Saône-et-Loire).

Le dernier numéro (n° 314) parait le .

En 2017, une nouvelle édition affiche la volonté de poursuivre la ligne originelle : après l'éditorial signé Patrick Laroche, le premier éditorial de 1972, signé Fournier, est reproduit. Le nouveau sous-titre : « la fin du monde, et après ? » est un clin d’œil à l'original : « le journal qui annonce la fin du monde ».

Contenu et ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Les années 1970 naissantes sont les années rebelles de l'écologie. Une écologie pure et dure que les dessins de Reiser expliquent et dissèquent d'un coup de crayon alerte et acide. La présentation du journal est austère : grand format, peu de couleurs, seule la couverture est systématiquement bicolore. La Gueule ouverte développe ainsi une écologie contestataire, anarchiste, libertaire un peu à l'image des générations hippies de l'après-mai 68.

Y sont interviewés Ivan Illich (1973), Michel Bosquet (1977), Edgar Morin (n° 250 du ).

Ses cibles privilégiées ont été le nucléaire, les multinationales, la malbouffe et les manipulations médiatiques.

La Gueule ouverte s'est aussi voulue pratique, montrant comment construire un Capteur solaire thermique, une pompe à chaleur, une éolienne… et généralement comment travailler et produire hors des normes habituelles.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]