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La Guerre du feu

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La Guerre du feu
La Guerre du feu, Paris, éditions Plon, 1930.
Couverture illustrée par Carlègle.
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Œuvre dérivée
Séquence

La Guerre du feu est un roman de Joseph-Henri Rosny aîné et paru pour la première fois en France en 1909, prépublié partiellement dans le magazine Je sais tout (no 54 à 57) entre le et le . Ce roman est le premier d'une trilogie « des âges farouches », et sera suivi de deux autres romans Le Félin géant (1918), puis Helgvor du Fleuve Bleu (1929).

Cette trilogie appartient à un cycle plus large de « romans préhistoriques » des frères Rosny, qui ont été repris dans une intégrale de la collection Bouquins chez Robert Laffont[1]. Cette trilogie a été précédée de deux romans : Vamireh (1891) et Eyrimah (1893), et le cycle comprend cinq longues nouvelles préhistoriques, notamment Les Xipéhuz (1887).

La Guerre du feu a remporté un grand succès dès sa parution et jamais démenti depuis ; il a d'ailleurs suscité de nombreuses adaptations qui ont elles-mêmes rencontré le succès.

Publication[modifier | modifier le code]

Comme l'explique Fabrice Mundzik : « Lorsque La Grande revue publie “La Vie chez les mammouths”, le , son contenu est inédit : il n’était pas inclus dans la prépublication partielle de La Guerre du Feu parue l'année précédente. Un an auparavant, le , J.-H. Rosny aîné avait déjà fait paraître un autre épisode inédit dans la revue Akademos : “Le Lion géant et la tigresse”. Ce texte s’intercale entre les chapitres “La hache tombe sur les longues vertèbres” et “Les dévoreurs d’hommes” de la prépublication. Ces deux aventures seront intégrées à La Guerre du Feu lors de la publication de la version augmentée chez Fasquelle en 1911 »[2].

Personnages[modifier | modifier le code]

Vaincue, la tribu des Oulhamrs perd le feu au début du roman. Ne sachant le recréer, elle est contrainte d'envoyer quelques-uns de ses membres le reconquérir.

  • Faouhm : chef de la tribu, qui promet sa nièce Gammla et le commandement de la tribu au guerrier qui rapportera le feu.
  • Naoh : guerrier surnommé fils du Léopard, qui réussira à rapporter le feu à la tribu avec l'aide de ses deux compagnons, Nam et Gaw.
  • Nam : guerrier surnommé fils du Peuplier, compagnon de Naoh.
  • Gaw : guerrier surnommé fils du Saïga, compagnon de Naoh.
  • Aghoo le velu : guerrier surnommé fils de l’Aurochs, rival de Naoh dans la conquête du feu et prétendant à Gammla, vaincu avec ses deux frères (dont Roukh aux-Bras-Rouges), par Naoh, Nam et Gaw.
  • Gammla : nièce du chef Faouhm, que celui-ci promet à celui qui ramènera le feu aux Oulhamrs, et qui devient donc la compagne de Naoh à la fin du roman.

Résumé[modifier | modifier le code]

Mammouths laineux, peinture de Charles R. Knight, 1916.

L’auteur situe son roman au cœur de la Préhistoire, soit environ cent mille ans dans le passé.

Depuis des générations, la vie de la tribu des Oulhamrs s'est organisée autour du feu. Mais s'ils savent conserver les braises et attiser les flammes, ils sont en revanche incapables d'allumer le feu, qu’ils conservent précieusement dans trois cages gardées jour et nuit par quatre femmes et deux guerriers.

Or un jour, au cours d'un affrontement sauvage avec une tribu ennemie, les cages où brûlait le Feu, source de vie, sont détruites. C'est la catastrophe. Vaincu, le clan fuit derrière son chef Faouhm, en proie au froid et à la nuit. En désespoir de cause, celui-ci promet alors sa nièce Gammla ainsi que le bâton du commandement au guerrier qui rapportera le feu à la tribu.

Un volontaire se présente immédiatement : Naoh, fils du Léopard, le plus grand et le plus agile des Oulhamrs qui depuis longtemps épiait et convoitait Gammla. Il choisit pour compagnons Nam et Gaw, deux jeunes guerriers légers et rapides, plutôt que deux autres guerriers plus robustes.

Puis, par ambition et goût du combat, Aghoo le velu, une brute velue qui vit à l’écart avec ses deux frères et quelques femmes terrorisées - défie Naoh en promettant qu’il sera celui qui conquerra la flamme.

Le lendemain, chaque groupe part de son côté affronter les multiples dangers du monde hostile qui les entoure… Au cours de leur quête, Naoh, Nam et Gaw, devront échapper aux mammouths et aux aurochs, au Lion géant et à la Tigresse, aux Dévoreurs d'Hommes, aux Nains-Rouges et à l’Ours géant qu'ils croiseront en chemin. Après un ultime combat contre Aghoo le velu et ses frères, ils rapportent finalement le feu au peuple Oulhamr.

Réception, vraisemblance et véracité scientifique[modifier | modifier le code]

Fête à l'Âge de pierre, peinture de Viktor Vasnetsov (détail), 1883.

La Guerre du Feu est le roman le plus connu et le plus traduit de J.-H. Rosny aîné. Il occulte la majeure partie de son œuvre qui comprend pourtant plus d'une centaine d'ouvrages : « Le corpus littéraire rosnyien ressemble à une forêt, une de ces « forêts des vieux âges » souvent louées par J.-H. Rosny aîné, qui serait cachée derrière cet arbre gigantesque qu’est La Guerre du Feu. »[3]

Cette œuvre est remarquable par son scénario et est relativement bien documentée. Elle a suscité des adaptations cinématographiques. Elle a inspiré nombre de vocations d'archéologues et de paléontologues, comme le film éponyme qui en a été tiré en 1981. Toutefois, les découvertes archéologiques effectuées de 1980 à 2010 ont permis de mieux comprendre les modes de vie des hommes préhistoriques au temps du roman soit entre 100 000 et 80 000 ans avant le présent. Et comme le fait observer l’archéologue Jean-Paul Demoule dans son livre, On a retrouvé l’histoire de France, « il faudrait réécrire Rosny » pour évoquer « ces bandes de chasseurs-cueilleurs remontées depuis les rivages méditerranéens [...] Les Homo erectus ne sont pas ces hommes-singes monstrueux, fruits de nos terreurs enfantines, qui déferlent à coups de massue sur la paisible grotte des Oulhamrs au début du roman de J.-H. Rosny... ».

On pourrait ajouter que la rencontre, en Europe, entre Homo erectus[4] et Homo sapiens[5], sans être absolument impossible, est tout de même très peu probable, à la différence des rencontres attestées entre Homo sapiens (l'Homme moderne) et l'Homme de Néandertal (Homo neanderthalensis)[6]. En tout cas, à l'époque où le romancier situe l'action (100 000 ans maximum AP), jamais les erectus n'auraient pu rencontrer les neandertalensis et les sapiens en Europe, puisque cette espèce était éteinte, pour autant qu'il s'agisse bien de ces trois espèces humaines dans le roman, lesquelles n'étaient pas encore bien caractérisées à l’époque où écrit J.-H. Rosny aîné. [Voir chacun des articles consacrés à ces différentes espèces humaines].

On sait aujourd'hui que les comportements décrits dans le roman et les films ne sont pas un reflet précis de la réalité préhistorique — tout au moins telle que la science la conçoit de nos jours (années 2020) — et il convient donc de ne pas confondre ces fictions avec des documentaires ou de leur prêter une réelle valeur scientifique.

Pour autant, si l'on se réfère au contexte scientifique de l'époque de l'écriture du roman (1909), on peut dire que, même si J.-H. Rosny aîné « avait renoncé pour La Guerre du feu aux précautions de la vulgarisation scientifique de ses livres précédents pour plonger le lecteur dans un monde préhistorique imaginaire, bien que basé sur des faits »[7], il avait néanmoins voulu « proposer une vulgarisation populaire des recherches en paléoanthropologie de son temps »[7], en accord avec les données et interprétations de son temps, « une époque où la préhistoire comme discipline commençait [tout juste] à acquérir les méthodes (notamment l’étude des fossiles et traces dans leurs strates géologiques) qui lui ont permis d’être [plus tard] reconnue comme une science »[7]. Mais à une véritable vulgarisation scientifique (qui eût été à sa portée car il en était bien informé) Rosny aîné a préféré à l'évidence proposer seulement « un conte ou un mythe dans un cadre préhistorique » vraisemblable pour son temps, et une fiction populaire promise au succès, au moyen notamment d'une prépublication en épisodes dans le mensuel Je sais tout, un magazine lui-même situé à mi-chemin entre l'encyclopédie illustrée destinée à la famille (donc aussi aux enfants), l'actualité et la vulgarisation scientifiques, ainsi que la publication de fictions inspirées par la science[7]. Et c'est là que Rosny aîné a rencontré son public.

De même l'adaptation cinématographique de La Guerre du feu proposée par Jean-Jacques Annaud en 1981, par ses différences avec le roman original, montre aussi l'évolution de la paléoanthropologie entre le début et la fin du XXe siècle, même si, au-delà de « ses qualités techniques et narratives », le film est toujours une fiction, reposant consciemment sur des anachronismes, comme le roman[6], et non un documentaire scientifique[7]. En effet, l'ambition de Jean-Jacques Annaud « était certes de raconter l’histoire de Rosny aîné sous la forme d’une "aventure à la manière d’un documentaire" selon l’expression de son scénariste Gérard Brach, en puisant dans leur passion commune pour la Préhistoire (une passion de famille pour Annaud) »[7].

Mais en créant cette illusion d'une fiction à la manière d'un documentaire et non un documentaire proprement dit, Annaud joue avec la limite et brouille un peu les frontières entre genres, mais il n'est pas dupe lui-même de ce jeu puisqu'il est conscient de ce que, lorsqu'il entreprend d’adapter de nouveau le roman de Rosny aîné, le concept d’une guerre du feu est déjà rejeté par la communauté scientifique, selon laquelle « cette guerre n’avait jamais eu lieu puisque l’homme avait toujours eu la maîtrise du feu »[8]. En effet l'usage du feu par les espèces humaines remonterait à plus d'un million d'années, son utilisation contrôlée dans des foyers à 790 000 ans, le plus ancien allume-feu connu date pour sa part de 400 000 ans AP[9]. La guerre du feu n'a donc pas pu avoir lieu il y a 80 000 ans comme la situent à la fois le roman et le film, puisque les espèces humaines le maîtrisaient toutes depuis longtemps à cette époque.

C'est donc volontairement et malgré cet anachronisme (avéré et connu de lui au moment du projet de film) qu'Annaud a choisi de raconter quand même l'histoire rêvée par Rosny aîné[8]. La raison en est justement la force narrative, symbolique et identificatoire du mythe construit par Rosny aîné qui permet pour Jean-Jacques Annaud sa lecture multiple, y compris philosophique[10], et explique pourquoi il a tenu à reprendre l’histoire du roman, quand bien même les paléoanthropologues l’en dissuadaient[7] du fait du peu de véracité historique de son argument central d'une guerre entre espèces humaines pour la maîtrise du feu :

« La Guerre du Feu avait un immense mérite, celui de proposer un thème simple et universel à un moment charnière de l’histoire de l’humanité : cette histoire simple d’un héros à qui l’on confie le destin de sa tribu, en lui demandant de ramener le feu que l’on ne sait pas faire, est une mission clairement identifiable, un drame humain auquel on peut se référer et qui propose une structure dramatique tout à fait exemplaire. Un des objectifs qu’on recherche quand on écrit un film est de permettre l’identification à une difficulté : on aime partager le drame de quelqu’un ; or là, la responsabilité du personnage de Naoh est qu’il se voit confier cette chose inouïe de devoir ramener impérativement le feu sinon ce groupe humain auquel il appartient risque de disparaître. C’est un thème fort et avec une thématique plus puissante que dans tout autre roman consacré à la Préhistoire ; en plus, le feu représente, pour certains, une des grandes conquêtes de l’humanité et il y avait là un bel exemple que l’on pouvait rattacher au thème du voyage initiatique, l’un des thèmes préféré dans mes films où très souvent on voit un personnage voyager pour se transformer et pour apprendre. »[8]

— Jean-Jacques Annaud, cité par Pascal Semonsut, La préhistoire sur grand écran

Malgré cet anachronisme fondateur du mythe et donc assumé, l’ambition du projet de film tiré du roman est vaste : « résumer quarante mille ans de l’évolution de l’homme, montrer l’âge de pierre, montrer le combat contre l’animalité, le temps des découvertes, des interrogations, l’émergence des sentiments »[11]. Mais en tout cas la ligne directrice dans la conception du film est de sortir des stéréotypes hollywoodiens et de l'invraisemblance dans la représentation cinématographique d'une préhistoire en "carton-pâte" (de Victor Mature dans Tumak, fils de la jungle en 1940, à Raquel Welch en bikini dans Un million d'années avant J.C. — soit bien avant la naissance d'Homo sapiens dont Raquel Welch est une bien jolie représentante... — en 1966) : il s'agit avant tout pour Annaud de "faire vrai"[8].

Raison pour laquelle il tourne en décors naturels, avec un minimum d'effets spéciaux, demandant à Desmond Morris et Anthony Burgess leur aide pour élaborer la gestuelle et le langage de ses néandertaliens[7], et rassemblant seul une « monstrueuse documentation »[11] toujours dans cette recherche de vraisemblance.

Mais il travaille avec très peu d’aide de la communauté scientifique qui selon lui « jugeait ce projet irréalisable et inepte [à cause du caractère erroné de ce concept même de guerre du feu]. D’une manière générale, les scientifiques, parce qu’ils sont jaloux de leur savoir et estiment que toute vulgarisation est vulgaire, refusèrent de m’aider en quoi que ce soit »[8]. Pour les paléoanthropologues contemporains, la vraisemblance sans véracité, admettant certains anachronismes inhérents à l'argument central du récit, n'était pas une notion validable. Pourtant, selon Pascal Semonsut (docteur en histoire) « il est indéniable que La guerre du feu (de 1981) est le premier film — et le seul avec Ao, le dernier Néandertal [film de Jacques Malaterre sorti en 2010] — de toute l’histoire de la Préhistoire au cinéma à rechercher autant la vraisemblance. [...] Annaud se montre en cela le digne héritier de Rosny, romancier certes, mais également grand lecteur des préhistoriens de son temps »[8].

[Voir aussi dans l'article consacré au film de Jean-Jacques Annaud la section « Réalité scientifique »].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Homme des cavernes attaquant un ours brun. Illustration extraite d'un livre pédagogique et fictionnel pour la jeunesse (date non connue, mais avant 1923, soit peu après le roman de Rosny aîné et comme lui à mi-chemin entre vulgarisation scientifique et fiction)[12].

Une première adaptation cinématographique a été réalisée en 1915, six ans après la première publication de ce roman, par l'acteur et réalisateur Georges Denola, sous le même titre que le roman[13].

Un second film, La Guerre du feu, réalisé par Jean-Jacques Annaud, est sorti sur les écrans en 1981.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Ce récit des âges farouches a été adapté en B.D. à plusieurs reprises par :

De 2012 à 2014, Emmanuel Roudier et Simon Champelovier ont publié une nouvelle adaptation en 3 tomes :

  • La Guerre du Feu, Tome 1 : Dans la nuit des âges, Delcourt, 2012.
  • La Guerre du Feu, Tome 2 : Sur les rives du grand fleuve, Delcourt, 2013.
  • La Guerre du Feu, Tome 3 : Par le Pays des eaux, Delcourt, 2014.

Éditions[modifier | modifier le code]

Fabrice Mundzik a répertorié plus d'une centaine d'éditions francophones de La Guerre du Feu sur son site consacré aux frères J.-H. Rosny[14]. La plupart ne sont plus disponibles. Les dernières éditions parues sont :

Livre audio[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Joseph-Henri ROSNY aîné (préf. Jean-Baptiste Baronian, ill. Paul Jamin), Romans préhistoriques, Robert Laffont, coll. « Bouquins (repris en Omnibus) », 1985, rééd. 2002, 2011, 720 p. (ISBN 2-221-04651-X, présentation en ligne, lire en ligne), pages 205 à 337 pour La Guerre du feu.
  2. J.-H. Rosny aîné (préf. Fabrice Mundzik), Les Conquérants du feu et autres récits primitifs [La Légende des Millénaires, 1 - Origines], Les Moutons électriques, .
  3. Fabrice Mundzik, « J.-H. Rosny - Archéobibliographie », Le Visage Vert, no 23,‎
  4. Attestation de présence d'Homo erectus la plus récente : 110 000 ans AP, mais à Java : (en) Yan Rizal, Kira E. Westaway, Yahdi Zaim et Gerrit D. van den Bergh, « Last appearance of Homo erectus at Ngandong, Java, 117,000–108,000 years ago » [« Dernière apparition d'Homo erectus à Ngandong, Java, il y a 117 000 à 108 000 ans »], Nature,‎ , p. 1–5 (ISSN 1476-4687, DOI 10.1038/s41586-019-1863-2, lire en ligne)
  5. Les fossiles d'Homo sapiens les plus anciens à ce jour (2017) datent de 300 000 ans avant le présent, au Maroc : (en) Jean-Jacques Hublin, Abdelouahed Ben-Ncer et al., « New fossils from Jebel Irhoud, Morocco and the pan-African origin of Homo sapiens » [« De nouveaux fossiles en provenance du Djebel Irhoud au Maroc, et l'origine panafricaine d'Homo sapiens »], Nature, vol. 546, no 7657,‎ , p. 289-292 (DOI 10.1038/nature22336). Et en Europe, les plus anciens restes d'Homo sapiens découverts sont représentés, depuis 1978, par le crâne Apidima 1 au sud de la Grèce, daté d'environ 210 000 ans : (en) Eric Delson, « An early dispersal of modern humans from Africa to Greece » [« Une première dispersion des humains modernes depuis l'Afrique jusqu'en Grèce »], Nature,‎ (DOI 10.1038/d41586-019-02075-9)
  6. a et b Sur le caractère peu probable d'une rencontre entre ces trois espèces humaines : erectus/neandertalensis/sapiens, et sur les autres anachronismes du livre et du film, voir cet article : Jérémy Zucchi, « [Analyse] La Guerre du feu (2/3) : Anachronismes et incohérences dans la représentation de la préhistoire », sur culturellementvotre.fr, (consulté le ), § 3 : Homo sapiens a-t-il pu côtoyer Néandertal et Homo erectus il y a 80 000 ans ?.
  7. a b c d e f g et h Jérémy Zucchi, « [Analyse] La Guerre du feu (1/3) : 40 ans après, le regard d’un préhistorien », sur culturellementvotre.fr, (consulté le ).
  8. a b c d e et f Pascal Semonsut, « La préhistoire sur grand écran – Le cinéma aux temps paléolithiques », sur hominides.com, 2008-2023 (consulté le ).
  9. [pour les références, voir l'article détaillé Domestication du feu, notamment sa section : « Datation »]
  10. « La Guerre du Feu (Analyse) », sur la-philosophie.com (consulté le ).
  11. a et b M.-F. Leclère, « Il était une fois dans les cavernes », Le Point, no 482,‎ , pp. 100 et 101, cité dans : [1].
  12. Livre conservé dans le département de la Robarts Library de l'Université de Toronto : (en) Margaret A. McIntyre, The cave boy of the age of stone [« Le jeune homme des cavernes à l'âge de pierre »], Londres, Harrap, avant 1923, 147 p. numérotées/152 pages au total (lire en ligne Accès libre), illustration page 118.
  13. « "La Guerre du Feu" (1915), film de Georges Denola, d'après le roman de J.-H. Rosny aîné » (consulté le )
  14. « Bibliographie : J.-H. Rosny aîné "La Guerre du Feu" » (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claudie Bernard, Si l'Histoire m'était contée : le roman historique de Vigny à Rosny aîné, Paris, Classiques Garnier, coll. « Études romantiques et dix-neuviémistes » (no 114), , 373 p. (ISBN 978-2-406-12186-2 et 978-2-406-12187-9, DOI 10.48611/isbn.978-2-406-12188-6.p.0295), « Écrire l'Histoire d'avant l'écriture : La Guerre du feu et Les Xipéhuz de Rosny aîné », p. 295-320.
  • Roger Bozzetto, « La préhistoire imaginaire de Rosny aîné », Otrante. Art et littérature fantastiques, Paris, Éditions Kimé, nos 19-20 « Rosny aîné et les autres formes »,‎ , p. 193-200 (ISBN 2-84174-411-6).
  • Mélanie Bulliard (postface Danielle Chaperon), L'enjeu des origines : les romans préhistoriques de J.-H. Rosny aîné, Lausanne, Archipel, coll. « Essais » (no 2), , 163 p. (ISBN 978-2-9403-5501-3).
  • Daniel Couégnas, Fictions, énigmes, images : lectures (para ?)littéraires, Limoges, PULIM, coll. « Médiatextes », , 226 p. (ISBN 2-84287-175-8, lire en ligne), chap. 8 (« Rêver la science : récits préhistoriques de Rosny et Wells »), p. 139-151.
  • Daniel Couégnas, « Récits préhistoriques et dénouements chez J.-H. Rosny aîné », dans Philippe Clermont, Arnaud Huftier et Jean-Michel Pottier (dir.), Un seul monde : relectures de Rosny aîné, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, coll. « Hors Collection » (no 17), , 352 p. (ISBN 978-2-905725-37-0).
  • Roberta de Felici, « Le roman préhistorique de Rosny aîné : « roman scientifique » ou genre « didactique » et de « vulgarisation » ? », Revue d'histoire littéraire de la France, Paris, Armand Colin, no 2 (97e année),‎ , p. 244-273 (lire en ligne).
  • François Grande, « La Guerre du feu : livre et film, questions de langages », dans Philippe Clermont, Arnaud Huftier et Jean-Michel Pottier (dir.), Un seul monde : relectures de Rosny aîné, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, coll. « Hors Collection » (no 17), , 352 p. (ISBN 978-2-905725-37-0).
  • Marc Guillaumie, Le roman préhistorique : essai de définition d'un genre, essai d'histoire d'un mythe, Limoges, PULIM, coll. « Médiatextes », , 335 p. (ISBN 2-84287-383-1, présentation en ligne).
  • (de) Birgit Krämer, Abenteuer Steinzeit und Mythos Evolution : die « romans préhistoriques » von J.-H. Rosny Aîné, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang, coll. « Studien und Dokumente zur Geschichte der romanischen Literaturen » (no 50), , 374 p. (ISBN 3-631-51121-3, présentation en ligne).
  • Éric Lysøe, « La Guerre du feu : une vision épique de l'évolution », dans J.-H. Rosny aîné, La Guerre du feu, Arles / Bruxelles / Lausanne, Actes Sud / Labor / l'Aire, coll. « Babel » (no 99), , 289 p. (ISBN 2-7427-0180-X, lire en ligne), p. 267-289.
  • Fabrice Mundzik, Résurgences préhistoriques dans l'œuvre de J.-H. Rosny aîné (Étude), Tourcoing, Flatland, coll. « Les Cahiers archéobibliographiques » (no 3), , 48 p. (ISBN 978-2-490426-16-4).
  • (en) Fanny Robles, « Of Cavemen, « Struggleforlifeurs » and Deep Ecology : J.-H. Rosny Aîné's Literary Response to Darwin and Human Evolution », dans Thomas F. Glick et Elinor Shaffer (dir.), The Literary and Cultural Reception of Charles Darwin in Europe, vol. III, Londres, Bloomsbury, coll. « The reception of British and Irish Authors » (no 17), (ISBN 9781780937465), p. 458-480.

Liens externes[modifier | modifier le code]