La Grosse Caisse

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La Grosse Caisse

Réalisation Alex Joffé
Scénario René Asséo
Géno Gil
Luc Charpentier
Pierre Lévi-Corti
Alex Joffé
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Sortie 1965
Durée 105 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Grosse Caisse est un film français réalisé par Alex Joffé sorti en 1965.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Louis Bourdin, un humble poinçonneur de métro à la RATP, vantard mais peureux, travaille à la station Quai de la Rapée. Il est tellement fanatique de romans policiers qu'il en écrit un lui-même. Il prend le pseudonyme de Lenormand, et intitule son roman « Rapt à la RATP » : l'histoire imaginaire du hold-up de la rame à finances, qui collecte quotidiennement la recette des stations à la fin de service, vol qu'il décrit avec un luxe de détails. Il le propose à plusieurs éditeurs. Ceux-ci le dédaignant, il en fera bénéficier, bien imprudemment, une toute autre profession ... reconnaissante, mais dangereuse !

Blessé par les refus des éditeurs, ainsi que par les railleries de ses collègues, Bourdin incite par dépit de vrais gangsters à réaliser le plan décrit dans son roman, afin d'assurer son succès littéraire, et de séduire Angélique, la poinçonneuse du quai d'en face. Dans le café faisant face à la prison de la Santé, portant le nom d'À la bonne Santé, il tente d'approcher un gangster sortant de prison en lui glissant le plan d'action dans la poche de son veston. Mais son choix se porte rapidement sur un truand célèbre, Filippi, véritable « aristocrate du crime ». Il l'approche de la même manière dans un bowling ; celui-ci se montre très intéressé par le scénario et souhaite le suivre à la lettre. Mais il oblige Bourdin à devenir son complice, afin de permettre sa réalisation et de respecter scrupuleusement le plan décrit dans le roman.

Bourdin vole la clé ouvrant les grilles des stations de métro à son chef de station. En faisant signe au conducteur de la rame et étant reconnu, il permet l'arrêt de la rame à finances et l'ouverture de ses portes à la station précédente, Arsenal, station fermée du métro que les gangsters investissent au préalable. Les gangsters enferment les agents RATP dans les coffres de voitures exposées sur les quais à titre publicitaire, et s'enfuient avec la rame à finances. Parvenus sur le viaduc d'Austerlitz, ils réalisent comme prévu le plan décrit : les sacs de pièces et billets sont jetés dans la Seine, avec des flotteurs afin de ne pas couler.

Mais le premier truand que Bourdin avait approché connaît le plan : il récupère un des cinq sacs sous le viaduc avec une embarcation et s'enfuit avec. Les quatre autres sacs sont récupérés plus loin par Bourdin et les gangsters, avant d'être arrêtés par la police, prévenue par Angélique, qui avait aperçu la présence anormale de Bourdin à bord de la rame à finances. Filippi innocente Bourdin qui ressort rapidement de prison : le braquage a fait la une des journaux et son roman est finalement devenu un grand succès littéraire...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le pont-métro Morland, à l'entrée de la station Quai de la Rapée.

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le film fait replonger le spectateur dans l'ambiance du métro parisien des années 1960, avec ses rames Sprague-Thomson et ses poinçonneurs sur les quais. Il s'inspire du système de collecte des recettes du métro de Paris de l'époque et de sa voie des Finances. Jusqu'au 7 octobre 1967, la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) puis la RATP ont collecté leurs recettes à l'aide de ce train spécial, qui parcourait chaque soir l'itinéraire Quai de la Rapée - Place d'Italie - Étoile - Gare de Lyon. Les finances étaient déchargées ensuite dans le raccordement et transférées sur une ligne à voie étroite de soixante centimètres, dite voie des finances, dont l'entrée est protégée par une porte blindée[2].

« La Grosse Caisse » était le nom donné par les agents du métro au wagon blindé utilisé pour le transport de la recette et qui joue ici un rôle central dans l'intrigue.

À titre de clin d'œil, Bourvil fredonne dans le film la chanson de Serge Gainsbourg Le Poinçonneur des Lilas.

La station de métro a été reconstituée en studio à Épinay-sur-Seine pour les besoins du film[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Contrairement à une idée répandue, l'acteur Pierre Richard qui joue le petit rôle du chauffeur de Filippi n'est pas le célèbre comédien Pierre Richard. Il s'agit d'un homonyme.
  2. Jean Robert, Notre métro, p. 355
  3. « Tournage du film : "La grosse caisse" » [vidéo], sur ina.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]