La Gerbe (journal)

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La Gerbe
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Politique, Collaboration, Racisme
Date de fondation 1940
Date du dernier numéro 1944
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Alphonse de Châteaubriant
Rédacteur en chef Marc Augier

La Gerbe est un journal collaborationniste français, publié du 11 juillet 1940 au 17 août 1944. Il a été fondé par l'écrivain Alphonse de Châteaubriant (directeur de publication). Les rédacteurs en chefs sont Marc Augier jusqu'en mai 1941 puis Camille Fégy qui est remercié le 15 mai 1943, puis réintègre la rédaction en février 1944. Entretemps c'est Guy Crouzet qui assure le rôle de rédacteur en chef. Politique et littéraire, il s'inspirait de Candide et de Gringoire, hebdomadaires créés pendant l'entre-deux-guerres. Son tirage est de 140 000 exemplaires en janvier 1943[1].

Page 1 du journal La Gerbe du 16 mars 1944

Positionnement du journal[modifier | modifier le code]

Le titre renvoie à la position défendue par le journal : la France, pays agricole par vocation, doit s'intégrer à l'Europe nouvelle que met en place Hitler. Violemment anticommuniste, antirépublicain et antisémite, le journal prend pour modèles idéologiques le fascisme et surtout le nazisme. Pour lui, la France doit se livrer à un « redressement national » et pour cela lutter avec la dernière énergie contre l’individualisme.

Le titre du journal est aussi un rappel et un renvoi à l'ouvrage La Gerbe des forces d'Alphonse de Châteaubriant paru en .

Eugéniste et raciste, la Gerbe ouvre largement ses colonnes à Georges Montandon, notamment. Marc Augier proclame, par exemple, dans son édition du 7 novembre 1940 : « L'heure est venue de dire qu'Apollon et Pallas Athéné sont les images de l'homme et de la femme nordique, affirmation bien impossible au temps de la conspiration juive. »

Comme son fondateur, la Gerbe veut une synthèse du catholicisme, du néo-paganisme et du racisme. Elle demande que la messe mette en valeur tout ce qui la rapproche d'une cérémonie raciste (21 novembre 1940) et s'interroge : « La joie, disait le père Janvier dans une de ses conférences, est le moteur de la vie. Hitler a-t-il dit autre chose : Kraft durch Freude [traduction : « La force par la joie »] ? »

Contributeurs[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Collaborateur de La Gerbe.

La page littéraire n'évite pas les polémiques politiques et reçoit des articles de Paul Morand, Marcel Aymé, Abel Bonnard, Claude Farrère, Sacha Guitry, Jean de La Varende[réf. nécessaire], Jean Giono. André Castelot assure la critique dramatique.

Gabrielle Storms-Castelot, mère d'André Castelot et maîtresse de Châteaubriant, est secrétaire générale de la Direction.

Carles Fonstserè i Carrió  (Barcelone9 mars 1916 – Gérone4 janvier 2007) était un dessinateur et créateur d'affiches espagnol[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après les Archives de la Préfecture de police, citées par Ory 1976, p. 283.
  2. « Biografia | Centenari Carles Fontserè », sur www.carlesfontsere.cat (consulté le 9 septembre 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Ory, Les Collaborateurs 1940-1945, Seuil, coll. « Points Histoire », .
  • Jean-Félix Lapille, Une parousie européenne : La Gerbe (1940-1944), mémoire de Master, Université Paris 1, 2016, 237 p.