La Garde blanche

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La Garde blanche
Белая-гвардия-1927.jpg
couverture de 1927
Titre original
(ru) Белая гвардияVoir et modifier les données sur Wikidata
Format
Langue
Auteur
Genre
Date de création
Date de parution
Pays
Éditeur
New Russia (magazine) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvre dérivée
The White Guard (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
ISBN 10
970-732-149-0Voir et modifier les données sur Wikidata
ISBN 13
978-970-732-149-6Voir et modifier les données sur Wikidata

La Garde blanche (en russe: Belaia gvardiia, Белая гвардия) est un roman de l'écrivain soviétique Mikhaïl Boulgakov paru en 1926[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Garde blanche paraît d'abord sous une forme périodique dans une revue littéraire de la période soviétique Rossia, en 1926. Le volume devait constituer la première partie d'une trilogie, mais sa publication a été interrompue par l'arrêt de la revue sur décision du gouvernement soviétique. Ne pouvant obtenir la publication en volume de son roman avant la mort de Staline, Boulgakov adapte pour le Théâtre d'art de Moscou La Garde blanche, qui devient Les Jours des Tourbine.

Un temps interdite, la pièce est finalement autorisée sur l'intervention de Staline et devient l'un des plus grands succès théâtraux de Boulgakov.

Une version largement censurée de La Garde blanche a été publiée, grâce aux efforts de la veuve de Boulgakov, dans la revue littéraire Moskva en 1966. La version intégrale est parue en volume en 1973.

Roman : organisation, thèmes et style narratif[modifier | modifier le code]

Situé en Ukraine, à la fin de 1918, le roman raconte la destinée de la famille Tourbine — variation ironique de la « famille heureuse » des Rostov dans Guerre et Paix[2] —, installée à Kiev pendant la guerre civile russe, au moment où l'hetman Pavlo Skoropadsky s'enfuit avec les troupes d'occupation allemandes[1], devant la menace des forces nationalistes ukrainiennes de Simon Petlioura, qui s'emparent de la ville.

L'intrigue mêle donc éléments intimes fictifs et éléments historiques.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Aniouta, bonne des Tourbine, amoureuse de Mychlaïevski.
  • Alexandre, prêtre,
  • Bolbotoun, colonel de l’armé de Petlioura, il est le premier à rentrer dans Kiev.
  • Chervinski, Léonid Iourievitch, soupirant d’Elena, lieutenant de la Garde.
  • Chpolianski, Mikhaïl Semionovitch,
  • Anton Denikine, Général de l’armée des volontaires des armées blanches.
  • Lariossik, Larion, cousin des Tourbine qui vient chercher refuge chez eux.
  • Lechko, Kozyr, colonel de l’armé de Petlioura.
  • Lissovitch, Vassili Ivanovitch, ingénieur, voisin des Tourbine
  • Malychev, colonel, ordonne la dissolution de la division ou sert Mychlaïevski après la fuite en Allemagne de Skoropadsky.
  • Mychlaïevski, Viktor Viktorovitch, surnommé Vitia, lieutenant
  • Petlioura, Semione, social démocrate, membre du directoire, ses troupes rentrent dans Kiev.
  • Reiss, Joulia Alexandrovna, sauve la vie d’Alekseï Tourbine.
  • Skoropadsky, Pavlo, général, il prend le pouvoir en contre la Rada centrale avec l’aide des allemands et le perd, chassé du pouvoir par Petlioura en .
  • Tourbine, Anna Vladimirovna, la mère, la nouvelle commence par son enterrement.
  • Tourbine, Alekseï Vassilievitch, le fils ainé, vingt huit ans, médecin, blessé au bras lors de la prise de Kiev.
  • Tourbine, Elena, la fille, vingt quatre ans
  • Tourbine, Nikolka, le fils cadet, dix sept ans
  • Thalberg, Sergueï Ivanovitch, capitaine, époux d’Elena Tourbine, trente et un an.
  • L’almont zoo

Éléments autobiographiques[modifier | modifier le code]

Le roman contient de nombreux éléments autobiographiques. La famille Tourbine est modelée d'après la propre famille des Boulgakov — Tourbine est d'ailleurs le nom de la grand-mère maternelle de l'auteur. Comme Boulgakov, l'aîné est médecin. De même, la description de la maison des Tourbine correspond exactement à la maison de la famille Boulgakov à Kiev, 13 descente Saint-André, qui est devenue le musée Mikhaïl Boulgakov[3].

De plus, un passage décrit l'assassinat d'un Juif torturé – comme des dizaines de milliers d’autres à l'époque – par un soldat nationaliste ukrainien, auquel Boulgakov a réellement assisté, et qu'il a également décrit dans une nouvelle comme La Nuit du 2 au 3[4].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Traduction française[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Myroslav Shkandrij, Russia and Ukraine : Literature and the Discourse of Empire from Napoleonic, McGill-Queen's Press, , 368 p. (ISBN 978-0-7735-6949-2, lire en ligne), p. 215
  2. Georges Nivat, Russie-Europe: la fin du schisme : études littéraires et politiques, L'Âge d'home, 1993, 810 pages p. 610 (ISBN 2825103640).
  3. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Le Petit Futé Ukraine, Petit Futé, 2009, 288 pages, p. 67 (ISBN 2746925389).
  4. Bernard Minier, « De Pasternak à Vassili Grossman : la liste noire du Kremlin, par Bernard Minier », sur L'Obs via MSN, (consulté le )

Lien externe[modifier | modifier le code]