La Foire aux immortels

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La Foire aux immortels est une bande dessinée parue en 1980, constituant le premier tome de La Trilogie Nikopol écrite et dessinée par Enki Bilal. La Foire aux immortels est suivie de La Femme piège (1986) et Froid Équateur (1993).

Dans ce premier tome sont posées les bases de l'univers étrange créé par Enki Bilal pour cette série.

Résumé[modifier | modifier le code]

Cette BD joue sur le paradoxe de la temporalité avec d’un côté un contexte futuriste et de l’autre, certains personnages antiques. En effet, l’histoire se passe à Paris en 2023. La ville est gouvernée par un dictateur fasciste du nom de Jean-Ferdinand Choublanc. Elle est divisée en deux arrondissements : le premier réservé aux riches élites et le second où règnent la pauvreté des classes inférieures et la maladie. Une pyramide volante faisant référence à l’Egypte survole l’astroport de Paris dans l’attente d’une grande quantité de carburant. Les personnages résidant dans la pyramide sont des divinités égyptiennes immortelles, des hybrides qui mêlent un corps humain à une tête animale : Anubis, avec une tête de chien, Horus, d’aigle, Bastet, de chat et Apopis, de serpent. 

Pendant ce temps, un conteneur d’hibernation où se trouvait Nikopol, personnage principal congelé depuis trente ans, heurte le sol à la stupéfaction de la population. La classe inférieure semble tenir un langage simplet voire incompréhensible. Nikopol perd sa jambe dans la chute. Horus, récemment humilié à un conseil divin, cherche sa revanche en prenant possession de corps humains. Son but est de prendre le pouvoir pour imposer sa loi à ses congénères divins. C’est ainsi qu’il rencontre Alcide Nikopol, dissident politique fraîchement retombé de l’espace. Horus souhaiterai l’utiliser comme hôte et prend alors possession de son corps. 

Ces deux personnages, associés en un corps, se trouvent plongés dans une guerre de pouvoir à la veille d’une mascarade électorale en mars 2023. Nikopol n’est pas libre de son corps. Il est devenu une marionnette face aux pouvoirs d’Horus qui lui permettent de manipuler la population et d’arriver à ses fins. 

De plus, les femmes, dans ce monde, sont dites « reproductrices » donc seulement nécessaire à la natalité. Dans cette société sexiste, elles sont enfermées dans une clinique souterraine, au centre de natalité Saint-Sauveur avec pour seule fonction de procréer. 

Adaptations[modifier | modifier le code]

  • Immortel, ad vitam, film réalisé par Enki Bilal lui-même
  • L'album a également bénéficié d'une adaptation en jeu vidéo sous le nom Nikopol : La Foire aux immortels par le studio White Birds Productions. Basé sur l'histoire de la bande dessinée, ce jeu oriente sa narration au travers de la vision du fils de Nikopol, Alcide, qui s'avère avoir le même âge que son père en raison de ses trente ans d'emprisonnement en hibernation cryogénique.

Références[modifier | modifier le code]

Enki Bilal a donné au protagoniste principal, Alcide Nikopol, les traits de l'acteur Bruno Ganz.

Voir aussi[modifier | modifier le code]