La Foire aux immortels

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La Foire aux immortels
Histoires fantastiques
Auteur Enki Bilal
Genre Science-fiction
Éditeur Dargaud
Date de parution Juillet 1980
Illustrateur Enki Bilal
Couverture Enki Bilal
Nombre de pages 62 pages
ISBN 2-205-01690-3
Chronologie

La Foire aux immortels est une bande dessinée française écrite et dessinée par Enki Bilal et parue en Juillet 1980[1]. Elle constitue le premier tome de La Trilogie Nikopol, qui est suivi de La Femme piège (1986) et de Froid Équateur (1993).

Dans ce premier tome sont posées les bases de l'univers étrange créé par Bilal pour cette série.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire raconte le retour sur Terre en 2023 d'Alcide Nikopol, à Paris, après avoir passé trente ans en hibernation dans l'espace dans une capsule spatiale cryogénique pénitentiaire. Nikopol avait été condamné à la fin du XXe siècle pour désertion.

En 2023, Paris est devenue une ville autonome sous le régime fasciste du dictateur Jean-Ferdinand Choublanc. La capitale est divisée en deux arrondissements : le centre est réservé à la caste des privilégiés qui soutiennent le régime du dictateur, tandis que la banlieue regroupe le reste du peuple, composé d'êtres dégénérés et laissés-pour-compte.

Alors qu'une parodie d'élection est sur le point de reconduire le gouvernement de Choublanc, un vaisseau spatial en forme de pyramide, dirigé par les antiques dieux Égyptiens, se tient en vol stationnaire au dessus de la capitale. Nécessitant une importante quantité de carburant pour faire repartir leur vaisseau, les dieux attendant le résultat des négociations avec Choublanc, celui-ci demandant l'immortalité en échange de son aide, ce que les dieux refusent.

Le dieu Horus, qui a déserté le conseil divin après sa mise en minorité par son rival Anubis, entre en contact avec le corps congelé de Nikopol dont la capsule vient de s'écraser sur Terre après son voyage dans l'espace, oublié de tous, à la suite d’un problème mécanique. Le récupérant en mauvais état alors qu'il a échoué dans le Métro parisien, il décide, après avoir obtenu l'accord de Nikopol, de l'utiliser pour s'emparer du pouvoir politique à Paris et prendre sa revanche sur Anubis.

Horus greffe à Nikopol une jambe d'acier pour remplacer celle qu'il a perdue et fusionne ensuite avec son corps pour passer inaperçu. Peu après, le duo pénètre dans le palais des sports de la capitale où se joue un match amical de hockey entre une équipe soviétique et celle de Paris. Horus se sert de Nikopol pour infiltrer l'équipe soviétique et remplacer un joueur ; puis, il se fait connaître en humiliant l'équipe parisienne locale. Au terme de la rencontre, Nikopol/Horus, sous l'identité du joueur de hockey, demande l'asile politique à Choublanc. Ce dernier, qui a déjoué une tentative d'attentat, profite de l'occasion et accepte ce joueur soviétique dissident pour redorer son blason en vue des prochaines élections. Les dieux égyptiens, ayant assisté au match dans leur vaisseau, subodorent une ruse d'Horus et récupèrent le robot gardien de la capsule de Nikopol, qui s'était échoué sur la pyramide, décidant de l'utiliser à leur profit.

Nikopol n'est pas dupe des intentions d'Horus qui ne fait que l'utiliser pour son propre compte, ce que ce dernier lui confirme, offrant de laisser à Nikopol de diriger les humains comme bon lui semble en se gardant la gestion des affaires divines. Nikopol/Horus profite ensuite d'une réception officielle pour manipuler l'esprit de Choublanc et le faire démissionner de son mandat, Choublanc offrant à Nikopol son soutien aux prochaines élections.

Lors de la cérémonie de présentation des candidats, Alcide se rend compte que le comité de sélection a retenu deux autres adversaires, Aurélien Burnoldz-Mortier, l'ancien chambellan de Choublanc et l’androïde XB2, le compagnon de Nikopol dans sa capsule d'hibernation, maintenant secrètement sous le contrôle d’Anubis et des autres dieux. Le soir venu, Horus rendu méfiant par l'aura d'impénétrabilité de l'androïde, décide d'aller tuer les autres participants mais laisse Nikopol sans protection ; celui-ci se fait tuer par un insecte géant envoyé par Burnoldz-Mortier, mais est immédiatement sauvé par l'intervention des autres Égyptiens qui ont découvert sa symbiose avec leur dieu déserteur. Pendant ce temps, Horus tue Burnoldz-Mortier puis va pour éliminer l'androïde XB2. En s'apercevant que le robot a déjà été détruit, Horus comprend son erreur et rejoint Alcide, le retrouvant ressuscité et devenu fou, entouré d'Anubis et des autres dieux. Horus est capturé et condamné à être emprisonné dans une pierre de la pyramide, avant que cette dernière ne quitte le ciel de Paris. Ainsi, Horus est contraint d'accepter l'emprisonnement divin, tandis que son compagnon dirigera le nouveau cours politique à Paris.

Le nouveau Paris libéré connaît un changement politique sans précédent : les femmes ne sont plus condamnées à la prison, destinées uniquement à la reproduction et, bien que lentement, les écarts entre les deux arrondissements de la ville sont comblés.

La mort des candidats a précipité la fin du régime Choublanquiste mais les révolutionnaires qui ont remplacé le pouvoir dictatorial à Paris savent que, sans le « Camarade Nikopol » pour leur servir de symbole, leur pouvoir restera fragilisé. Alcide Nikopol Junior, qui cherchait à voir son père, se révèle être un parfait sosie de Nikopol, ayant le même âge que lui en raison des trente ans d'emprisonnement en hibernation cryogénique de son père ; il accepte de jouer son rôle pendant que son père est enfermé dans un asile discret (ce dernier ne s'exprimant plus qu'en récitant des poèmes de Baudelaire).

Inspiration[modifier | modifier le code]

Enki Bilal a donné au protagoniste principal, Alcide Nikopol, les traits de l'acteur Bruno Ganz[2].

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]