La Fin du monde (Martin)

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La Fin du monde
John Martin - The Great Day of His Wrath - Google Art Project.jpg

The Great Day of His Wrath

Artiste
Date
1851–1853
Type
Dimensions (H × L)
197 × 303 cm
Mouvement
Localisation
Tate Britain, Londres
Numéro d’inventaire
N05613Voir et modifier les données sur Wikidata

La Fin du monde (anglais : The End of the World), plus connue sous le titre Le Grand Jour de Sa colère (anglais : The Great Day of His Wrath)[1], est une peinture à l'huile sur toile exécutée entre 1851 et 1853 par le peintre anglais John Martin[2], sans doute inspirée de l'Apocalypse, et représentant la destruction du monde matériel par des cataclysmes naturels. Elle fait partie d'un triptyque intitulé Le Jugement dernier (en).

Description[modifier | modifier le code]

Selon la Tate Britain[3], le tableau suit de près une section de l'Apocalypse de Jean, décrivant l'écroulement du monde matériel sous l'effet de la colère divine :

« Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau ; car le grand jour de Sa colère est venu, et qui peut subsister ? »[4].

La ville projetée en l'air au centre du tableau serait Édimbourg, selon plusieurs critiques d'art tels que William Feaver[5].

Inspiration[modifier | modifier le code]

Après avoir envoyé à la Royal Academy une série de ses derniers tableaux (incluant The Destruction of Sodom and Gomorrah), Martin commença à travailler à un triptyque dont ferait partie la Fin du monde[6]. Selon Leopold Martin, son père en avait trouvé l'inspiration lors d'un voyage de nuit à travers le Black Country. Frances Carey soutient que le thème sous-jacent est la relation perçue par Martin entre la croissance rapide de Londres au début du XIXe siècle et la croissance de la civilisation de Babylone, suivie de sa destruction finale[7].

Après la mort de Martin[modifier | modifier le code]

Le 12 novembre 1853, alors qu'il peignait, Martin souffrit d'une attaque, paralysant son bras droit et le privant de la parole ; il mourut à Douglas le 17 février suivant[6]. Les trois tableaux (non complètement terminés) furent exposés à Newcastle[8] puis (avec ses autres dernières œuvres) à Londres et dans les principales villes anglaises, « attirant de grandes foules »[6]. En 1854, après la mort de Martin, le tableau fut gravé par Thomas McLean avec les deux autres tableaux du triptyque, Plains of Heaven et The Last Judgment[3]. En dépit d'un accueil public tres favorable, le triptyque fut rejeté par la Royal Academy pour « vulgarité »[9]. En 1945, le tableau fut acheté à Robert Frank par la Tate[10]. Il a été utilisé comme couverture de livre par plusieurs auteurs, par exemple Mass of the Apocalypse[11] et Studies in the Book of Revelation[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Michael Wheeler, Heaven, Hell, and the Victorians, Cambridge University Press, 1994, p.83
  2. (en)Martin, John – Biographie
  3. a et b The Great Day of His Wrath, 1851-3, sur le site tate.org de la Tate.
  4. Apocalypse 6:17, traduction de Louis Segond.
  5. The Art of John Martin , London, Oxford University Press, 1975, p.6
  6. a, b et c (en) Dictionary of National Biography, 1885-1900, entrée Martin, John (1789–1854) (vol.36, page 284).
  7. Frances Carey, The Apocalypse and the Shape of Things to Come, University of Toronto Press, 1999, p.264, 267
  8. (en) T. Fordyce, Local Records, 1867, Northumberland (England), p.287
  9. (en) Alison Hartley, Art/Shop/Eat London, W. W. Norton & Company, 2004, p.121
  10. (en) The Tate Gallery, 1953, Original from the University of California, p. 26
  11. Peter Dickinson, Mass of the Apocalypse, Novello, London, 1989
  12. Steve Moyse, Studies in the Book of Revelation, Continuum International Publishing Group, 2001