La Fille de madame Angot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour le film, voir La Fille de madame Angot (film).

La Fille de Mme Angot

Description de cette image, également commentée ci-après

Gravure de mode sous le Directoire

Genre Opéra-comique
Nbre d'actes 3
Musique Charles Lecocq
Livret Clairville, Paul Siraudin et Victor Koning
Langue
originale
Français
Création 4 décembre 1872
Fantaisies-Parisiennes, Bruxelles
Drapeau de la Belgique Belgique
Création
française
21 février 1873
Folies-Dramatiques, Paris

Versions successives

  • 1878 : salle Ventadour pour un gala de bienfaisance
  • Entre en 1918 au répertoire de l'Opéra-Comique

Personnages

Airs

  • La Chanson politique (Clairette)
  • Les Soldats d'Augereau (Mlle Lange)
  • Elle est tellement innocente (Pomponnet)

La Fille de Mme Angot[1] est un opéra-comique en trois actes de Charles Lecocq, livret de Clairville, Paul Siraudin et Victor Koning, créé au théâtre des Fantaisies-Parisiennes de Bruxelles le 4 décembre 1872, puis à Paris aux Folies-Dramatiques le 21 février 1873. L'action se situe sous le Directoire et est inspirée du personnage traditionnel de « Madame Angot ».

Argument[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

Clairette, fille de la célèbre Mme Angot et élevée par les Dames de la Halle, doit se marier avec Pomponnet, le perruquier qui est amoureux d’elle. Mais Clairette n’est pas insensible au charme d’Ange Pitou, un chansonnier qui a l’habitude d’aller en prison pour les chansons qu’il écrit. Elle vient le rejoindre en cachette et essaie de trouver un moyen pour que le mariage n’ait pas lieu. Arrivent le financier Larivaudière et le policier Louchard. Ces derniers voudraient s’opposer à la divulgation par Ange Pitou de la liaison de Larivaudière avec Mlle Lange, elle-même favorite officielle du Directeur Barras. Larivaudière arrive à monnayer une substitution de nom auprès de Pitou, tout heureux de pouvoir épouser Clairette, maintenant qu’il est riche. Mais les gens de la Halle, ne l’entendent pas ainsi : ils veulent écouter la chanson. Clairette, sachant que si elle la chante elle ira en prison et donc ne se mariera pas avec Pomponnet, entonne le refrain célèbre :

Barras est roi, Lange est sa reine
C’n’était pas la peine (bis)
Non pas la peine, assurément
De changer de gouvernement !

Pomponnet, qui ne veut pas que sa future aille en prison, tente de faire croire qu’il est l’auteur de ladite chanson mais Clairette est conduite en prison, comme elle le voulait.

Acte II[modifier | modifier le code]

Dans le salon de mademoiselle Lange, Larivaudière raconte l'incident à un auditoire de Merveilleuses. Mademoiselle Lange congédie tout le monde car elle a organisé une réunion secrète de conspiration contre le Régime. En attendant, elle décide d'entendre son perruquier (Pomponnet) venu plaider l'innocence de sa future. Clairette et Ange Pitou sont venus également la voir. En Clairette, mademoiselle Lange reconnaît une camarade d'enfance, quant à Ange Pitou, ils comprennent rapidement qu'ils sont attirés l'un par l'autre. Le duo est interrompu par Larivaudière et Louchard qui veulent arrêter le véritable auteur de la chanson, mais c'est Pomponnet qui entre avec le texte et qui est arrêté.

Les conspirateurs arrivent, mais la demeure est vite cernée par les soldats du général Augereau. Mademoiselle Lange, avertie par Clairette, improvise un bal de noces où les deux futurs sont Clairette et Ange Pitou, très heureux de jouer ce rôle.

Acte III[modifier | modifier le code]

Dans le jardin d'une guinguette de Belleville, Clairette déguisée en poissarde, va ouvrir les yeux à Larivaudière et Pomponnet en tendant un piège à Mlle Lange et Ange Pitou, car elle a compris qu'ils la trompaient; leur écrivant à tous les deux une lettre et se faisant passer pour l'un auprès de l'autre, elle parvient à les faire venir tous deux pour un rendez-vous galant à Beleville. Mais, une fois les deux amoureux surpris au grand jour, Clairette accepte finalement la main de Pomponnet et Ange Pitou se résigne à attendre, persuadé que Clairette ne sera pas plus vertueuse que sa légendaire mère !

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Clairette Angot, orpheline
  • Ange Pitou, chansonnier royaliste
  • Mlle Lange, actrice et favorite de Barras
  • Pomponnet, coiffeur
  • Larivaudière, banquier
  • Louchard, agent de police
  • Babet, domestique de Clairette
  • Amarante, Thérèse et Javotte, dames de la Halle
  • Cadet, Guillaume et Buteux, forts de la Halle
  • Trénitz, « incroyable »
  • Mme Herbelin, Mme Delaunay, Mlle Ducoudray, Cydalise et Hersilie, « merveilleuses »

Créateurs[modifier | modifier le code]

Un des auteurs du livret: Clairville, par Étienne Carjat.
Rôles À Bruxelles À Paris
Ange Pitou Mario Widmer Mendasti
Pomponnet Jolly Philippe Dupin
Larivaudière Charlier/Chambéry Luco
Trénitz Touzé Haymé
Louchard Ernotte Legrain
Cadet Noé Vavasseur
Guillaume Ometz Jeault
Buteux Durieu Heuzey
Clairette Angot Pauline Luigini Paola Marié
Mlle Lange Desclauzas Desclauzas
Amarante Delorme Toudouze
Javotte Bourgeois Julien
Thérèse Soras Minne
Babet Pauline Alieri
Mme Herbelin Carben Marie Dordan
Mlle Ducoudray Malleville Daubigny
Cydalise Savigny Fleury
Hersilie Camille Duvernay

Succès[modifier | modifier le code]

Le directeur du théâtre des Fantaisies-Parisiennes de Bruxelles, Humbert, voulait une nouvelle opérette inédite et donna l'idée d'une intrigue sous le Directoire, mêlant personnages historiques et fictifs[2]. Dès le début, cet opéra-comique fut un triomphe puisqu'il resta 411 représentations consécutives à l'affiche des Folies-Dramatiques à Paris, et fut tout de suite exploité dans plus de 103 villes de France puis du monde entier.

Le titre de la version allemande est : Mamsell Angot, die Tochter der Halle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Typographie de la partition : La Fille de Madame Angot[réf. souhaitée].
  2. Une anecdote raconte qu'il serait allé voir Lecocq en lui disant « Je vous apporte la fortune ». Maurice TASSART, pochette de disque.

Voir aussi[modifier | modifier le code]