La Ferrière (Isère)

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La Ferrière
La Ferrière (Isère)
Le village de La Ferrière dans l'Isère
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Haut-Grésivaudan
Intercommunalité Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Gérard Cohard
2014-2020
Code postal 38580
Code commune 38163
Démographie
Gentilé Biassus/Ferriérins
Population
municipale
231 hab. (2015 en augmentation de 1,32 % par rapport à 2010)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 14″ nord, 6° 05′ 16″ est
Altitude 910 m
Min. 812 m
Max. 2 928 m
Superficie 54 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.la-ferriere.fr

La Ferrière d'Allevard est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle comprend également 16 hameaux dont les hameaux du Grand Thiervoz, du Curtillard et de Fond de France. Ses habitants sont appelés les Biassus. Le village est traversé par le torrent Bréda.

Géographie[modifier | modifier le code]

La vallée du Haut Bréda est une vallée glaciaire, longue de près de 20 km qui descend en larges escaliers de Fond de France à Allevard. Ses pentes très marquées sont adoucies par endroits par les cônes de déjection des torrents qui dévalent de tous côtés. Le torrent principal, le Bréda, prend sa source aux Sept Laux et découle le long de la vallée. D’autres lacs (« les Trois Laux ») nourrissent aussi le torrent de la Grande Valloire, affluent du Bréda. Les pentes de la vallée du Haut Bréda sont maintenant recouvertes de forêts, essentiellement de conifères (épicéas, mélèzes), et sont dominées par de hauts alpages où l’été paissent vaches et moutons. Ces alpages, l’hiver, constituent de magnifiques espaces pour le ski de randonnée, le ski de fond ou la raquette. Au-dessus, pics enneigés et rochers offrent leur somptueuse sérénité[1]

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

Le « granite des Sept Laux », qu'on peut observer affleurer aux alentours du refuge des Sept Laux, est géologiquement remarquable. En 2014, il est classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comporte un bourg-centre et 16 hameaux qui s’éparpillent dans le fond et sur les contreforts de la vallée[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Pierre-d'Allevard Pinsot[3] Rose des vents
N
O    La Ferrière    E
S
Theys
Les Adrets

Sports[modifier | modifier le code]

Station de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

La commune abrite Le Pleynet, une station de sports d'hiver des Sept-Laux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La mairie, l'école des filles et le clocher de l'église au début du XXe siècle.

Depuis le XIe siècle l'exploitation des gisements de fer sur la commune est certaine, mais elle pourrait être encore plus ancienne[4]. Un texte attribué à Pierre le Vénérable, abbé de Cluny de 1122 à 1156, visitant les premiers pères chartreux indique « Il y a dans le diocèse de Grenoble un lieu riche en filons de mines de fer que les habitants et les gens de la campagne retirent à grande sueur, préparent et purifient dans des fourneaux, et vendent avec bénéfice dans les environs... De là on a appelé Ferrière le lieu qu'habitent ces hommes. »[5].

On ne connaît pas de vestiges de fortifications du Moyen Âge sur la commune, mais le lieu-dit du Châtelard fait supposer à Eric Tasset qu'il y avait un châtelard aux environs, peut-être une motte castrale du XIe siècle ou XIIe siècle, et probablement une tour au lieu-dit homonyme[4].

De tous temps, cette vallée a été habitée et relativement peuplée, malgré son isolement et sa situation à la frontière de la Savoie, indépendant jusqu’en 1860. Selon les premiers recensements retrouvés, à la fin du XVIIIe siècle, la commune comprenait encore plus de 1000 habitants en 1790 et 1229 en 1826. Ensuite, la population a subi une décrue lente et régulière : 1000 en 1861, 800 en 1891, 600 en 1921, 400 en 1954, 200 en 1975… Les raisons en sont, comme dans nombre de villages, le départ des agriculteurs vers les villes à la suite de la révolution industrielle et l’impact des deux guerres mondiales. Depuis, le nombre d’habitants est resté pratiquement stable, avec une légère remontée ces dernières années.

Très tôt, le fer, qui a donné son nom au village (burgo ferrarias attesté en 1090), a été exploité, d’abord de façon artisanale, puis par les maîtres de forge d’Allevard[6]. Ce travail s’est « industrialisé » de plus en plus à partir du XVIIe siècle : c’est en fer d’Allevard qu’ont été fabriqués les canons de Louis XIV et les premiers blindages des navires au XIXe siècle. Les paysans de la vallée ont longtemps partagé leur temps entre plusieurs activités : une petite agriculture de subsistance, l’élevage, l’exploitation du bois pour leurs besoins propres et la fabrication de charbon de bois (pour « griller » le minerai de fer), et enfin le travail dans les mines de fer. À la fin du XIXe s’est ajoutée, dans la vallée, l’exploitation hydroélectrique du Bréda : barrages aux Sept Laux, conduites forcées, usines à Fond-de-France, la Ferrière, Pinsot et enfin Allevard. Maintenant, la vallée a retrouvé une vie économique active avec le tourisme et la pratique de diverses activités sportives et de détente (l’été : promenade, randonnée pédestre, VTT, équitation, etc. ; l’hiver : ski à la station des Sept Laux), sans oublier les témoins du passé (granges, fontaines…) qui enchantent les amoureux des vieilles pierres[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2004 François Moulin    
2004 2008 Claude Boullier    
2008 en cours Gérard Cohard SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2015, la commune comptait 231 habitants[Note 1], en augmentation de 1,32 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 084 1 166 1 096 1 220 1 201 1 112 1 125 1 178 1 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 135 1 005 952 917 891 883 865 789 764
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
724 724 652 571 542 513 479 486 375
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
252 245 189 204 191 214 222 226 231
2015 - - - - - - - -
231 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • randonnées
  • ski de fond et ski alpin aux stations de Prapoutel, Pipet, Pleynet (Les Sept-Laux)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • église Saint-Maximin, du XIXe siècle[4]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Blason du duché de Savoie
Blason du royaume de France
Centrale hydroélectrique du Prémoinet

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune comprend six Zones naturelles protégées, ZNIEFF de type I :

  1. Montagne de Tigneux[12]
  2. Landes du col des Oudis[13]
  3. Tourbières des Sept-Laux et du Crêt Luisard[14]
  4. Montagne du Gleysin[15]
  5. Versant oriental du massif des Sept Laux[16]
  6. Versant ouest de la vallée des Villards[17]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Achille Chaper (1795-1874), maître de forges, exploite des mines de fer spathique sur les pics de Girondet, des Ramées, de Chagarin, et sur la Montagne du Bout[18].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Commune de La Ferrière », sur Site officiel
  2. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  3. Sur la D525A
  4. a, b, c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 279
  5. Auguste Bouchayer, Les Chartreux, maîtres de forges, Grenoble, Didier et Richard, , 245 p., p. 33.
  6. Marie-Christine Bailly-Maître Mines et forges des Alpes, éditions Le Dauphiné, 1999, p.18
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)
  12. [PDF]Départements et communes concernés, sur le site donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr
  13. Départements et communes concernés, sur le site donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr
  14. ZNIEFF 820031903 - Tourbières des Sept-Laux et du Crêt Luisard, sur le site inpn.mnhn.fr
  15. Départements et communes concernés, sur le site donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr
  16. ZNIEFF 820031858 - Versant oriental du massif des Sept-Laux, sur le site inpn.mnhn.fr
  17. ZNIEFF 820031848 - Versant ouest de la vallée des Villards, sur le site inpn.mnhn.fr
  18. Conseil général des Mines, Annales des mines, tome XII, Paris, Treuttel et Wurtz,

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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