La Femme piège

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La Femme Piège
Auteur Enki Bilal
Pays Drapeau de la Serbie Serbie
Genre Bande dessinée
Collection Trilogie Nikopol
Lieu de parution France
Date de parution 1986
Illustrateur Enki Bilal
Couverture Jill Bioskop
Nombre de pages 56
Chronologie
Précédent La Foire aux Immortels Froid équateur Suivant

La Femme piège est un album de bande dessinée d'Enki Bilal de 1986, second épisode de La Trilogie Nikopol qui débute avec La Foire aux Immortels et se termine avec Froid équateur. C'est un ouvrage assemblant science-fiction et hisoire dans lequel l'imagination et l'amour ne manquent pas.

Résumé[modifier | modifier le code]

La Femme piège retrace les itinéraires parallèles de Nikopol, de Horus et de Jill Bioskop, reporter sentimentale et un peu perdue, qui se rejoindront à la fin de l’album.

À Londres, Jill vient de perdre l’homme qu’elle aime, John. Elle se noie dans les drogues qu’il prenait, appelées H.L.V. et dont le nom lui est inconnu, et se met à tuer des hommes qu'elle rencontre. Jill tue d'abord Jeff, qui voulait la protéger et la reconquerrir puis assassine Nick, qui s'est introduit dans sa chambre après l'avoir déposée à Berlin. Dépêchée pour couvrir le retour sur terre de la première mission spatiale européenne, Europa I, elle rencontre Ivan Vabek, un confrère avec qui elle sympathise.

Dans la station spatiale, les astronautes s’affairent autour d’un objet récupéré dans l’espace, qui se révèle être le débris de pyramide dans lequel Horus était maintenu prisonnier par les autres dieux égyptiens. Réveillé, Horus détruit tout sur son passage. À l’atterrissage de la navette, il s’empare du corps d’un journaliste qui n’est autre qu’Ivan Vabek. Jill Bioskop, voyant le comportement de son camarade changer après un dîner en tête à tête, en fait sa troisième victime et se noie dans les pilules rouges et jaunes que prenait John. Toutes ses mésaventures, découvertes et sentiments sont transcrits dans son script-walker, qu'elle emporte toujours au prés d'elle.

À Paris enfin, Nikopol suit le retour d’Horus par l‘intermédiaire d’un chat télépathe. Il prend la route de Berlin, y retrouve son divin acolyte et tous deux embarquent Jill, la fameuse femme aux cheveux bleus qui apparaissant dans ses rêves, dans leur nouveau voyage. Jill découvre suite à ces derniers évenements que Jeff, Nick et Ivan n'étaient mort que dans sa tête à cause des drogues qu'elle prenait et qui lui causaient des hallucinations, et apprend que John est immortel.

Malgré avoir retrouvé l'homme qu'elle aimait, John, elle décide de tourner la page et peut-être même d'entammer une nouvelle liaison avec Nikopol.

Auteur[modifier | modifier le code]

Enes Bilal, dit Enki Bilal, né le  à Belgrade, est un réalisateurdessinateur et scénariste de bande dessinée français.

C'est le 7 octobre 1951 qu'Enki (diminutif de Enes) Bilal voit le jour à Belgrade en Yougoslavie, six ans après la fin de la guerre, « de père Yougoslave et de mère Tchèque », son père étant l'ancien tailleur du Maréchal Tito . Il y passe dix ans de sa vie. Petit, Enki Bilal a joué dans un film où son personnage dessinait à la craie sur les trottoirs. Il s'agissait d'une course poursuite entre deux bandes rivales d'enfants.

1960 À l'école, il annonce à son institutrice qu'il va rejoindre son père à Paris. Seulement, à l'époque, le régime en place "interdisait" aux familles yougoslaves de s'exiler. Déjà, l'administration suspecte son père de ne pas être rentré de France depuis longtemps. Le secret est donc de rigueur. Heureusement, l'institutrice est intéressée par l'appartement des Bilal et son mari occupe un poste qui leur permettent d'accélérer le départ de la famille. Il arrive donc à Paris où il doit apprendre le français. Très vite, il devient le premier de sa classe en français[1].

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Jill Bioskop
  • Alcide Nikopol
  • Horus d'Hiéraknopolis
  • John
  • Jeff
  • Nick
  • Ivan Vabek

Édition[modifier | modifier le code]

Les premières éditions de La Femme piège, chez Dargaud, sont accompagnées d'une fausse édition du journal Libération datée du , en tiré à part. Celui-ci fait la synthèse des dépêches de 2025 rédigées et envoyées par Jill Bioskop, et aident notamment à mieux comprendre le récit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe MAGNERON, « Bilal, Enki - Bibliographie, BD, photo, biographie », sur www.bedetheque.com (consulté le 4 janvier 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]