La Disparition de Lady Frances Carfax

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La Disparition de Lady Frances Carfax
Publication
Auteur Arthur Conan Doyle
Titre d'origine The Disappearance of Lady Frances Carfax
Langue Anglais
Parution Drapeau : Royaume-Uni Décembre 1911,
Strand Magazine (mensuel)
Recueil Son dernier coup d’archet
Intrigue
Personnages Sherlock Holmes
Docteur Watson
Susan Dobney (cliente)
Lady Frances Carfax
Marie Devine
M. Moser
Jules Vibart
Dr Shlessinger (Holy Peters)
Mme Shlessinger (Mme Fraser)
Philip Green
Nouvelle précédente/suivante
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La Disparition de Lady Frances Carfax (The Disappearance of Lady Frances Carfax en version originale) est l'une des cinquante-six nouvelles d'Arthur Conan Doyle mettant en scène le détective Sherlock Holmes. Elle est parue pour la première fois dans la revue britannique Strand Magazine en décembre 1911, avant d'être regroupée avec d'autres nouvelles dans le recueil Son dernier coup d’archet (His Last Bow).

Résumé[modifier | modifier le code]

Mystère initial[modifier | modifier le code]

Sherlock Holmes explique au docteur Watson qu'il a été contacté par Susan Dobney au sujet de la disparition de Lady Frances Carfax, une femme célibataire et aisée. Dobney est une ancienne gouvernante de Lady Carfax, et cette dernière avait pour habitude de lui écrire une fois toutes les deux semaines, mais cela fait cinq semaines que Dobney n'a pas reçu de nouvelles, ce qui est anormal. Lors de l'envoi de sa dernière lettre, Lady Carfax se trouvait à un hôtel de Lausanne en Suisse. Depuis, elle a quitté les lieux sans laisser d'adresse. Holmes a cependant appris que depuis son départ, la dame a fait un chèque à son ancienne femme de chambre nommée Marie Devine, qui réside à Montpellier. Le détective craint qu'un malheur soit arrivé à Lady Frances Carfax, et charge Watson d'aller enquêter sur le continent, étant lui-même pris par une autre affaire.

Résolution[modifier | modifier le code]

Watson commence par se rendre à l'hôtel de Lausanne. Il y rencontre M. Moser, le gérant de l'établissement, ainsi que Jules Vibart, un personnel de l'hôtel qui se trouve être le fiancé de Marie Devine. Vibart apprend au docteur que Lady Carfax a quitté l'hôtel précipitamment plusieurs semaines auparavant, et pense que cela a un lien avec la venue d'un homme barbu qui avait été aperçu une première fois dans le parc en compagnie de la dame, puis avait demandé à la voir une seconde fois, ce que la dame avait catégoriquement refusé. Elle aurait alors fui Lausanne pour s'éloigner de cet homme. Vibart donne par ailleurs à Watson l'adresse de sa fiancée Marie Devine à Montpellier.

Watson découvre ensuite dans une agence Cook que Lady Carfax est partie pour Baden (toujours en Suisse). Il s'y rend et apprend que la dame a séjourné deux semaines dans un hôtel de la ville où elle a fait la connaissance du couple Shlessinger. Le Dr Shlessinger était un missionnaire convalescent revenu d'Amérique latine en mauvaise santé, et sa femme ainsi que Lady Carfax ont veillé à son rétablissement. Le couple est ensuite reparti à Londres et Lady Carfax est partie avec eux, congédiant peu de temps auparavant sa femme de chambre Marie Devine.

Watson se rend chez cette dernière à Montpellier, et apprend de sa bouche que Lady Carfax l'a simplement congédiée du fait que son mariage avec Jules Vibart était imminent. Alors même que la jeune femme évoque à son tour l'homme barbu qui voulait peut-être du mal à sa maîtresse, elle l'aperçoit dans la rue par la fenêtre. Le docteur sort immédiatement au dehors et accoste brusquement l'inconnu en lui demandant ce qu'est devenue Lady Carfax. Son interlocuteur, très mécontent de cette question, essaie d'étrangler Watson, qui parvient à être sauvé par un homme habillé en ouvrier et qui se révèle être Sherlock Holmes. Le détective considère que Watson a mal conduit l'enquête. Il explique que l'homme barbu n'est autre que Philip Green, un homme profondément amoureux de Lady Carfax qui souhaite lui aussi la retrouver depuis son départ de Lausanne. Holmes décide de retourner à Londres avec Watson et Green, puisque Lady Carfax s'est rendue dans cette ville après avoir quitté Baden. De retour à Baker Street, Holmes explique à Watson que les Shlessinger sont en fait deux malfaiteurs dont la spécialité est de s'emparer des biens de femmes aisées, célibataires et sans familles. La femme s'appelle Mme Fraser et l'homme Holy Peters, reconnaissable à une oreille sévèrement blessée qui a mis Holmes sur la bonne piste. Le faux couple retient donc probablement Lady Carfax prisonnière à Londres, ou l'a déjà tuée.

Holmes retrouve finalement la piste du couple à Londres grâce à une vente aux enchères d'un bijou précieux qui appartenait à la dame. Le détective demande à Philip Green d'espionner Mme Fraser, et découvre ainsi son adresse. La filature mène par ailleurs Green dans une agence de pompes funèbres où Mme Fraser attend un cercueil pour un enterrement prévu le lendemain matin à 8h, ce qui est de mauvais augure.

Holmes et Watson se précipitent à l'adresse indiquée par Green. Ils entrent sans mandat de perquisition, et Holy Peters envoie sa domestique chercher la police. Le détective parvient cependant à ouvrir le cercueil qui est arrivé entre temps chez le couple, et découvre le corps d'une vieille femme âgée. Holy Peters affirme qu'il s'agit d'une ancienne garde-malade de Mme Fraser qu'il est allé chercher quelques jours auparavant à l'hôpital et qui est morte de sénilité. Ces affirmations s'avèreront exactes. C'est l'enterrement de la vieille femme qui est prévu le lendemain matin. Suite à l'arrivée de la police, Holmes repart perplexe.

Pendant la nuit, il parvient cependant à deviner la machination des malfaiteurs : le cercueil étant profond, il est probable que le corps de Lady Carfax y soit ajouté au dernier moment. Les malfaiteurs pouvaient ainsi se débarrasser du corps de leur victime de manière très propre. Le lendemain matin, Holmes et Watson se précipitent à l'enterrement, et parviennent à faire ouvrir le cercueil avant son enfouissement sous terre. Lady Carfax est effectivement inconsciente à l'intérieur, avec la tête recouverte de coton contenant du chloroforme. Au bout d'une demi-heure, Watson parvient à lui faire retrouver ses esprits. La dame est finalement sauvée, mais Holy Peters et Mme Fraser parviennent à s'enfuir.

Allusions à des enquêtes inédites[modifier | modifier le code]

Au début de l'intrigue, Holmes refuse d'accompagner Watson sur le continent car il a été engagé dans une autre affaire par « le vieil Abraham, mortellement inquiet pour sa vie ». Cette affaire du détective est inédite.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Année Titre Pays Réalisateur Holmes Watson IMDb
1923 The Disappearance of Lady Frances Carfax Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni George Ridgwell Eille Norwood Hubert Willis Lien
1965 The Disappearance of Lady Frances Carfax Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Shuan Sutton Douglas Wilmer Nigel Stock Lien
1991 The Disappearance of Lady Frances Carfax Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni John Madden Jeremy Brett Edward Hardwicke Lien

La nouvelle a été adaptée en 1991 dans la série télévisée Sherlock Holmes. Cet épisode est le 27e de toute la série, et le 1er de la saison 3 intitulée Les Archives de Sherlock Holmes[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]