La Destruction libératrice

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La Destruction libératrice
Auteur H. G. Wells
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre The World Set Free
Lieu de parution Londres
Date de parution 1914
Version française
Date de parution 1914

La Destruction libératrice (The World Set Free) est un roman écrit par H. G. Wells en 1913 et publié en 1914[1]. Le livre est basé sur une prédiction des armes nucléaires plus destructrices et incontrôlables que ce que le monde avait encore vu[2],[3],[4].

Un thème fréquent dans le travail de Wells, comme dans son livre de 1901 de non-fiction Anticipations, est l'histoire de la maîtrise de la puissance et de l'énergie par l'homme grâce à l'avancée technologique, considérée comme un facteur déterminant du progrès humain.

Les scientifiques de l'époque étaient bien conscients que la lenteur naturelle de la désintégration radioactive d'éléments comme le radium se poursuit pendant des milliers d'années et que, bien que le « taux » de libération d'énergie est négligeable, le « montant total » libéré est énorme. Wells s'en sert comme base de son histoire.

« The problem which was already being mooted by such scientific men as Ramsay, Rutherford, and Soddy, in the very beginning of the twentieth century, the problem of inducing radio-activity in the heavier elements and so tapping the internal energy of atoms, was solved by a wonderful combination of induction, intuition, and luck by Holsten so soon as the year 1933[5]. »

Les connaissances de Wells en physique atomique proviennent de la lecture de William Ramsay, Ernest Rutherford et Frederick Soddy. Ce dernier a découvert la désintégration de l'uranium. Dans son livre, Richesse, Richesse virtuelle et dette, Soddy fait l'éloge de La Destruction libératrice. Le roman de Wells peut même avoir influencé le développement de l'arme nucléaire, puisque le physicien Leó Szilárd lut le livre en 1932, l'année même de la découverte du neutron. En 1933 Szilárd conçut l'idée de la réaction en chaîne et a déposé des brevets sur elle en 1934[6].

Les « bombes atomiques » de Wells n'ont pas plus de force que d'ordinaires explosif.

Wells considère la guerre comme le résultat inévitable de l'État moderne ; l'introduction de l'énergie atomique dans un monde divisé entraîne la faillite de la société. Les seules possibilités restantes seraient « soit la rechute dans l'humanité agricole, la barbarie ou l'acceptation de la science comme base d'un nouvel ordre social ».

Wells présente le thème du gouvernement mondial comme une solution à la menace des armes nucléaires.

« From the first they had to see the round globe as one problem; it was impossible any longer to deal with it piece by piece. They had to secure it universally from any fresh outbreak of atomic destruction, and they had to ensure a permanent and universal pacification[7]. »

La Destruction libératrice se termine par un chapitre relatant les réflexions de l'un des sages du Nouvel Ordre Marcus Karénine, au cours de ses derniers jours. Karénine fait valoir que la connaissance et de la puissance, pas d'amour, sont la vocation essentielle de l'humanité, et qu'« Il n'y a pas de limite absolue, ni à la connaissance ni à la puissance[8]. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. David C. Smith, H.G. Wells: Desperately Mortal: A Biography (New Haven and London: Yale University Press, 1986), p. 83-85.
  2. George Dyson, Project Orion, Macmillan, , 10 p. (ISBN 978-0-8050-5985-4, lire en ligne)
  3. John L. Flynn, War of the Worlds, Galactic Books, , 14 p. (ISBN 978-0-9769400-0-5, lire en ligne)
  4. Parrinder Parrinder, H.G. Wells, Routledge, , 11 p. (ISBN 978-0-415-15910-4, lire en ligne)
  5. See facsimile of 1914 first edition, Chapter the first, The new source of energy, paragraph 1, page 30
  6. Richard Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, New York, Simon & Schuster, , 24 p. (ISBN 0-684-81378-5)
  7. See facsimile of 1914 first edition, Chapter the fourth, The new phase, paragraph 6, page 212
  8. H.G. Wells, The World Set Free (London: W. Collins Sons, 1924), p. 275 ("Chapter the Fifth: Last Days of Marcus Karenin," §8).