La Dame du Léman

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La Dame du Léman
BDe 2/4
Description de l'image WM_BDe_2-4_3_Arth-Goldau_230509.jpg.
Identification
Exploitant(s) STB (1938-1986)
WM (1986-1997)
ZMB (1997-2010)
CFDL (depuis 2010)
Désignation BDe 2/4 3
Surnom La Dame du Léman
Construction 1938
Modèle d’origine CFe 2/4 101
Constructeur(s) SWS (en)(mécanicien)
SAAS (électricien)
No  de série 3
Nombre 1
Mise en service 1938
Effectif 1
Affectation Ligne 280 (1938-1986)
Ligne 655 (1986-1997)
Ligne 712 (1997-2010)
Arc lémanique (depuis 2012)
Utilisation Prestations sur demande
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux 2'Bo'
Écartement standard
Captage pantographe
Tension ligne de contact 15 kV
Pantographes 1
Puissance continue 300 kW
Effort maximal 48,2 kN
Ø roues motrices 940 mm
Ø roues AV 800 mm
Tare 39,4 t
Hauteur 3,56 m
Longueur totale 20,00 m
Empattement 13,85 m
Empattement du bogie 2,7 m
Freins pna
Portes 2
Places assises 60 pl.
Vitesse maximale 75 km/h

La Dame du Léman est une automotrice électrique historique de type BDe 2/4 effectuant des courses de loisirs.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'automotrice est construite à la suite d'une commande de la compagnie Sensetalbahn. Il s'agit de l'unique commande de matériel neuf par cette dernière, tout le reste de son matériel roulant étant acquis d'occasion[1]. L'automotrice est construite en 1938 et mise en service la même année sous le no 101 sur la ligne Flamatt – Gümmenen. Elle porte alors une livrée blanc crème et vert foncé sous les fenêtres. Elle sert pendant 48 ans. N'ayant pas les moyens de la remettre en état, la compagnie finit par la vendre au WM qui la remet en état et la renumérote avec le no 3 et l'exploite sur la ligne Wohlen – Meisterschwanden pour un service commercial conventionnel. Néanmoins, par manque de voyageurs, après une année, elle est transformée en voiture-salon de 60 places, dédiée à des activités festives. Elle occupe cette fonction jusqu'en 1997, année de fermeture de la ligne. Alors âgée de 59 ans, elle est trop âgée pour un retour au service commercial. Elle est alors cédée à l'association Zürcher Museums Bahn qui l'exploite sur la ligne du Sihltal. En 2010, l'association préférant une autre motrice liée historiquement à la ligne du Sihltal cède alors la machine à la Compagnie ferroviaire du Léman[2], présidé par Alain Primatesta. Elle rejoint ainsi le "Tram Bleu", un tramway genevois historique de 1934 (TW 70), circulant lui, sur le réseau ferré métrique de l'État de Genève. Le , elle est tractée par une Re 420 jusqu'à la gare de Lausanne. Remise en état, elle est inaugurée le à Villeneuve, et reçoit comme nom de baptême La Dame du Léman. Il s'agit dès lors de la première automotrice électrique historique à rouler sur le réseau à voie normale de l'arc lémanique. Lorsqu'elle n'est pas en service, elle stationne sur une voie de garage de gare de Genève-Aéroport[3],[4].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La caisse de l'automotrice est construite par la SWS (en) et la partie électrique est réalisée par la SAAS. D'une longueur totale de 20 m, l'automotrice est dotée de deux portes et neuf fenêtres sur chaque côté ainsi qu'une grande porte pour le fourgon. Les tampons sont à 1,05 m au-dessus des rails. Elle est conçue pour le trafic régional sur des lignes peu fournies en personnel. En effet, elle est conçue pour un service avec un seul agent. Avant sa transformation en voiture restaurant, elle était conçue pour offrir un total de 130 places, d'abord en 3e classe uniquement, puis en 2e classe uniquement après le et l'abandon de la 1re classe[5]. Après sa transformation, elle offre 60 places assises[6],[7].

Concernant sa partie électrique, le courant est capté par un unique pantographe qui alimente directement un double autotransformateur permettant d'ajuster la tension en fonction des besoins. La sortie de cet autotransformateur alimente deux circuits différents en fonction de la marche de l'automotrice, en traction ou en freinage[6].

En traction, les deux moteurs sont alimentés en parallèle par la sortie de l'autotransformateur. Sur le second moteur, un contacteur permet de le désactiver. Les moteurs fonctionnent sur le principe du moteur universel, l'inducteur est en série avec l'induit[6].

En freinage, les contacteurs de l'autotransformateur sont ouverts. Les moteurs sont branchés sur de grosses résistances rhéostatiques qui dissipent sous forme de chaleur l'énergie des moteurs, contribuant ainsi à les freiner[6].

Le mécanisme de commande est cranté et le mécanicien de locomotive dispose de 13 crans pour ajuster la vitesse et celle-ci est au maximum de 75 km/h[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Michel, Les Chemins de Fer Privés Suisses, vol. 2, t. 2, p. 54
  2. « L'histoire de la motrice BDe 2 / 4 n° 3 » [html], sur cfdl.ch, (consulté le 13 août 2015)
  3. « «La Dame du Léman» inaugurée entre Villeneuve et Genève », Le Matin,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2015)
  4. « L’automotrice „La Dame du Léman“ s’en revient sur ses terres d’origine », BahnONLINE,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2015)
  5. Pour plus d'informations, consulter 1956 dans les chemins de fer.
  6. a b c d et e Roger Kaller et Jean-Marc Allenbach, Traction électrique volume 2, section 8.3.64
  7. « Informations techniques de la Dame du Léman » [html], sur cfdl.ch, (consulté le 13 août 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Nicolas Michel, Les Chemins de Fer Privés Suisses : Les vingt-cinq dernières années des locomotives et automotrices électriques d'une époque révolue, vol. 2, t. 2 : Pays fribourgeois – Plateau alémanique – Suisse centrale – Suisse orientale – Tessin – RhB : 1981-2005, Chiètres, Les Éditions du cabri, coll. « images ferroviaires », , 272 p. (ISBN 978-2-914603-41-6 et 2-914603-41-X), p. 54-58 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Roger Kaller et Jean-Marc Allenbach, Traction électrique, vol. 2, Lausanne, PPUR, coll. « Électricité », , 704 p. (ISBN 978-2-88074-275-1, présentation en ligne, lire en ligne), chap. 8.3.64 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]