La Croix-Comtesse

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La Croix-Comtesse
Image illustrative de l'article La Croix-Comtesse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Loulay
Maire
Mandat
Jacques Roux
2014-2020
Code postal 17330
Code commune 17137
Démographie
Gentilé Crucicomtessins
Population
municipale
235 hab. (2014)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 41″ nord, 0° 29′ 40″ ouest
Altitude Min. 41 m – Max. 60 m
Superficie 2,62 km2
Localisation

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La Croix-Comtesse

La Croix-Comtesse est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Crucicomtessins et les Crucicomtessines[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Croix-Comtesse[2]
Villeneuve-la-Comtesse
La Croix-Comtesse[2] Coivert
Vergné

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge l'histoire du village est liée à celle de la forêt de Chizé. Avec plus de 5 000 hectares, la forêt de Chizé proprement dite constituait la plus importante forêt du Poitou médiéval, et aujourd’hui, c’est une forêt domaniale de 3 435 hectares.

La Croix-Comtesse « Crucem Comitisse » est fondée après et comme Villeneuve-la-Comtesse par Raoul II, seigneur d’Exoudun, près de La Mothe-Saint-Héray. Richard Cœur de Lion le maria, vers 1194, à une riche héritière, Aélis ou Alix, comtesse d’Eu et c’est de Richard qu’il reçut le territoire (sinon l’ensemble de la seigneurie de Chizé) où il créa ces bourgs.

La charte de création de Villeneuve-la-Comtesse est semblable à celle de La Croix-Comtesse : elle accorde :

  • des droits d’usage (usage plein de la forêt, sauf pour les essences de chêne, hêtre et frêne, qui sert au bois des lances, qui ne peuvent être utilisées que pour la construction des maisons) ;
  • des franchises (jugement uniquement dans la ville, amende maximale de 5 sous, sauf vol, homicide ou blessure mortelle ; exemption de la taille, du service d’ost, de ban, de droit de vente sur les porcs).

De plus, chaque nouvel arrivant recevait une tenure entière. En contrepartie, chaque hôte paie 5 sous de cens annuel, moitié à la Saint-Jean, moitié à Noël, 4 chapons à la Toussaint, et un champart d’un onzième de la récolte. Tous les habitants étaient tenus de porter leur pain aux fours du comte.

Un texte du XVe siècle rapporte que le comte Raoul d’Exoudun et sa femme, Aélis ou Alix, comtesse d’Eu, séjournaient avec prédilection dans leur terre de Chizé et que « pour l’esbatement de la chasse » ils firent faire un édifice fortifié et entouré de douves à Villeneuve et à La Croix-Comtesse (probablement avant 1200). Cette construction a dû être abandonnée pendant la période des troubles de la guerre de Cent ans en raison de l’existence de dispositifs fortifiés plus robustes à proximité, notamment à Villeneuve-la-Comtesse[3].

Lors de la Révolution française, pour suivre un décret de la Convention, la commune est rebaptisée « La Liberté ». L’ancien nom est rétabli en 1801.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de La Croix-Comtesse peut s’interpréter comme suit : le village est situé à un carrefour et l’on sait que des croix marquaient régulièrement les carrefours des routes médiévales. La comtesse désignée est Aélis ou Alix, comtesse d’Eu, citée plus haut.

Lors d’une réunion, le conseil municipal a proposé que les habitants de La Croix-Comtesse portent le nom de « cruci-comtessins ».

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La motte castrale[modifier | modifier le code]

La motte.

La motte castrale est située à l'est de l'église. On suppose qu'un donjon en bois s'y élevait. On repère toujours l'empreinte du fossé de la haute cour et, partiellement, celle du fossé de la basse cour[4].

La maison forte[modifier | modifier le code]

Située à une cinquantaine de mètres à l'ouest de la motte castrale, la maison forte succède à celle-ci, probablement au XIIe siècle. Elle est sans doute abandonnée au cours de la guerre de Cent Ans[5]. Le conseil municipal la fait restaurer en 2006, pour y aménager quatre logements[6].

L'église Saint-Révérend[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Révérend.
La partie ouest de l'église, avec sa seule fenêtre.

L'église du XIIe siècle est dédiée à saint Révérend, prédicateur du IVe siècle. Elle est plusieurs fois brûlée durant la guerre de Cent Ans et durant les guerres de Religion, d'où le surnom d'« église rôtie » que lui donnent les historiens d'art. La nef romane finit par s'effondrer, entraînant la chute du clocher. En septembre 1986, le conseil municipal décide de restaurer l'église, bien qu'elle ne soit ni classée ni inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les travaux s'effectuent de 1987 à 1993. En 1994, elle est réaffectée au culte[7]. Les pierres « craquelées, plus ou moins déchiquetées, boursouflées, écaillées[8] », portent encore les stigmates des incendies successifs.

L'église, à nef unique, se compose de deux parties bien distinctes, communiquant entre elles. La séparation est marquée par un clocher-mur à trois baies.

  • À l'est, subsiste une partie de l'édifice roman, voûtée. Elle comporte :
  • À l'ouest, la nef romane effondrée a été remplacée aux XVe et XVIe siècles par une nef non voûtée, sans caractère particulier, percée d'une seule fenêtre (sur le pignon) et, sous cette fenêtre, d'une porte gothique dont le décor a été martelé, probablement sous la Révolution[9].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de la commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1958 Léon Gindreau    
1958 1959 René Bousseau    
1959 1983 Louis Descombes    
1984 1989 Pierre Brisseau    
1989 en cours Jacques Roux PS Professeur d'histoire-géographie retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 235 habitants, en augmentation de 25,67 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
236 317 285 301 377 381 370 367 379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360 350 369 357 354 329 302 308 283
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
283 286 277 256 239 229 213 248 239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
240 207 189 189 161 172 167 220 235
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Françoise Alexandrine Laine Duverge épouse de Marie Jean de la Laurencie et un de leurs enfants, Marie Alexandrine de la Laurencie épouse de François Descures ont été inhumées dans notre cimetière, respectivement en 1819 et 1840. Leurs tombes existent toujours et sont répertoriées aux Archives départementales de La Charente-Maritime à La Rochelle.

La puissante famille de la Laurencie est originaire de Claix et de Charras dans le sud Charente. Vers 1560, François de la Laurencie, seigneur de Claix et de Charras, épouse Marie de la Chambre. Jean de la Chambre, père de Marie, avait acheté la châtellenie de Villeneuve-la-Comtesse vers 1552. Il la cède vers 1560 à son gendre, et c’est à partir de cette date que les la Laurencie s’installèrent dans notre région.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Extraits de « la forêt de Chizé au Moyen Âge » d’après Robert Favreau - Bulletin philologique et historique du comité des travaux historiques et scientifiques 1963.
  4. Jacqueline Fortin, « Nuit romane à La Croix-Comtesse », sur a3w.fr, 19 juillet 2010, p. 1 (consulté le 17 août 2016).
  5. « La motte féodale ou castrale », sur lacroixcomtesse.monclocher.com, 2016 (consulté le 17 août 2016).
  6. « Rénovation de la maison forte », sur lacroixcomtesse.monclocher.com, 2016 (consulté le 17 août 2016).
  7. « Restauration de l'église Saint-Révérend », sur lacroixcomtesse.monclocher.com, 2016 (consulté le 17 août 2016).
  8. Jacqueline Fortin, article cité, p. 4.
  9. Jacqueline Fortin, article cité, p. 5-7.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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