La Chasse aux trésors

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La Chasse aux trésors
Titre original La Chasse au trésor
Genre Jeu télévisé
Création Jacques Antoine
Présentation Philippe Gildas (1981-1982)
Jean Lanzi (1982)
Didier Lecat (1982-1984)
Participants Philippe de Dieuleveult, Marie-Thérèse Cuny, Elsa Manet
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Programme similaire La Carte aux trésors
Production
Durée 90 minutes env.
Format audio Stéréo
Production Télé-Union
Communauté des télévisions francophones
Diffusion
Diffusion Drapeau de la France Antenne 2
Drapeau du Québec Radio-Canada
Drapeau de la Belgique RTBF1
Drapeau du Luxembourg RTL Télé Luxembourg
Drapeau du Luxembourg RTL Télévision
Drapeau de Monaco TMC
Drapeau de la Suisse TSR
Date de première diffusion
Date de dernière diffusion
Public conseillé Tout public
Site web http://www.lachasseauxtresors.tv/
Chronologie
La Carte au trésor Suivant

La Chasse au trésor, devenu par la suite La Chasse aux trésors, est un jeu télévisé français créé par Jacques Antoine au début des années 1980.

Produit par la Communauté des télévisions francophones et Télé-Union, l'émission est diffusée par plusieurs télévisions francophones entre le 15 mars 1981 et le sur Antenne 2 en France, sur Radio-Canada au Québec, RTBF1 en Belgique francophone, RTL Télé Luxembourg puis RTL Télévision au Luxembourg, TMC à Monaco et la TSR en Suisse romande.

L'émission a été rediffusée en France à partir du [1] sur La Cinquième.

Historique et principe du jeu[modifier | modifier le code]

Lancée en 1981 sous l'impulsion de Jacques Antoine, producteur de programmes télévisés et de jeux, cette émission a été diffusée sur Antenne 2 mais aussi dans d'autres pays essentiellement francophones.

Lors du jeu, le reporter Philippe de Dieuleveult, tout de rouge vêtu, cherche des trésors en hélicoptère. En une heure, l'émission propose de faire découvrir, vue du ciel, une région d'un pays étranger (et parfois de France) grâce à la résolution de trois énigmes que des candidats, en studio à Paris, doivent résoudre et ainsi pouvoir diriger Philippe de Dieuleveult à des milliers de kilomètres, reliés par une liaison radio-téléphone par satellite.

Dans le studio de la capitale, les candidats déchiffrent les énigmes écrites, posées par les producteurs de l'émission Jacques Antoine et Claude Savarit[2]. Un animateur de télévision joue à leurs côtés, accompagné éventuellement d'une animatrice destinée à donner des éclaircissements sur les sujets contenus dans les énigmes, voire à orienter Philippe de Dieuleveult si les candidats échouent et ne trouvent pas le ou les trésors.

Officiellement, ni l'animateur de télévision, ni Philippe de Dieuleveult ne connaissent la solution des énigmes (ultérieurement cependant, des candidats ont laissé entendre que l'animateur à Paris devait connaitre des éléments du jeu puisqu'il pouvait à sa guise les faire éloigner de leur objectif, s'ils étaient trop bons, ou bien les remettre sur le droit chemin s'ils séchaient ; cette affirmation n'a jamais été prouvée).

Les règles évoluent avec le temps. Lors de la première saison en 1981, les candidats avaient 45 minutes pour trouver le trésor (une seule énigme). En guise d'explication, une boîte était disposée dans le studio à Paris et l'animateur d'alors, Philippe Gildas, devait l'ouvrir à l'issue du temps imparti. Il donnait alors la solution complète et le lieu où chercher le trésor si les candidats ne l'avaient pas trouvé.

Finalement, cette formule avait quelques inconvénients : le manque de rythme et de suspense. Les producteurs redoutaient par dessus tout des candidats trop perspicaces, qui pouvaient trouver le trésor dès les premières minutes. Plus tard, nombre d'entre eux témoignèrent du fait que lors des enregistrements, on faisait tout pour leur insinuer le doute et les mettre sur de fausses pistes alors qu'ils étaient sur la bonne voie.

Aussi, en 1982, des modifications sont apportées. Désormais La Chasse au trésor devient La Chasse aux trésors. Le temps de 45 minutes est conservé mais il faut trouver non plus un mais trois trésors. La boîte contenant la solution est remplacée par les explications données en studio par une intervenante. Marie-Thérèse Cuny fut la première mais, se sentant mal à l'aise dans ce rôle, elle est remplacée par Elsa Manet.

Philippe Gildas étant trop occupé par ses autres activités professionnelles, la production trouve Jean Lanzi pour le suppléer. Son style n'étant pas convaincant, Didier Lecat prend la relève six émissions plus tard et ce jusqu'à la fin du jeu.

Les candidats, retenus après une sélection, ne connaissent généralement pas le pays où se déroule le jeu. Ils le découvrent souvent lors de l'enregistrement. Pour les aider dans leurs recherches, ils ont à disposition des livres, des brochures et guides touristiques sur le territoire qu'ils doivent explorer.

Produite par la Communauté des télévisions francophones (CTF), le jeu est diffusé en version originale dans les pays de langues françaises. Cela imposait donc une origine diverse des candidats, qui venaient de France, de Suisse romande, de Belgique et du Québec. Les producteurs ajoutèrent parmi les contraintes le fait que les candidats ressortissants du pays qui servait de zone de jeu ne pouvaient y participer. Enfin, en raison du peu de succès au Québec et du coût élevé du transport des participants qui devaient venir à Paris, il n'y eut plus de candidats canadiens après la première saison.

Initialement programmée le dimanche en fin d'après-midi, La Chasse aux trésors glisse le dimanche soir en première partie de soirée. Le succès va croissant jusqu'en 1984. Une nouvelle saison était prévue pour 1985, mais la demande par Philippe de Dieuleveult d'un deuxième hélicoptère pour les prises de vues ayant été refusée pour raisons financières, l'animateur vedette refuse de continuer et son absence met un terme à l'émission.

Par la suite, Philippe de Dieuleveult disparaît dans des circonstances mystérieuses lors d'une expédition sur le fleuve Zaïre en 1985. Le technicien Jean-Paul Le Fur, qui accompagnait de Dieuleveult sur les tournages, disparaît quant à lui au rallye Dakar (Accident aérien du rallye Dakar 1986)[3].

Animateurs et animatrices[modifier | modifier le code]

Pilote de l'émission (1980)[modifier | modifier le code]

Afin de présenter et valoriser son idée de jeu, Jacques Antoine tourne en 1980 un pilote de La Chasse au trésor au fort Boyard. Cette version bêta comprend un seul candidat ; aucun membre de la future équipe du jeu n'est présent, à l'exception du cadreur et du technicien vidéo[4]. L'animateur de terrain, Marc Menant, doit se rendre au fort pour résoudre l'énigme ; l'hélicoptère n'étant pas présent dans cette version, il doit vraisemblablement s'y rendre par bateau.

L'émission n'ayant pas plu dans son ensemble à la direction d'Antenne 2, Jacques Antoine doit améliorer en profondeur le jeu. Cependant, le pilote est présenté lors des premiers tournages aux candidats afin qu'ils comprennent la mécanique du jeu ; ceux-ci sont d'ailleurs étonnés de voir un nouvel épisode dans la forteresse, et ce lors de la première année d'existence du jeu télévisé[5].

Adaptations étrangères[modifier | modifier le code]

Dans les pays non-francophones où le programme était vendu et distribué, les télévisions pouvaient soit diffuser l'émission française en version sous-titrée dans la langue locale ou bien l'adapter, avec l'impératif d'enregistrer à Paris, là même où se déroulait le jeu et dans le pays d'action. Les présentateurs pouvaient cependant changer, le nombre et la difficulté des énigmes étant laissées à l'appréciation de ces autres pays.

19 émissions du 22 juin au 9 novembre 1983, et 11 émissions du 1er août au .

Production[modifier | modifier le code]

Les moyens techniques de l'époque imposaient des limites constantes. La liaison satellite était assurée par un canal audio uniquement, transmis par ondes radios via un avion relais, la retransmission vidéo étant jugée beaucoup trop chère et trop complexe. Lors de l'enregistrement de l'émission, les candidats situés à Paris n'avaient donc que cette transmission sonore pour converser avec Philippe de Dieuleveult et ne voyaient pas les images, ce qui occasionnait parfois pas mal de problèmes de compréhension à cause de la qualité aléatoire de la réception. Les images étaient enregistrées par le caméraman qui suivait de Dieuleveult ainsi que l'ingénieur vidéo qui portait l'alimentation de la caméra (ainsi que le magnétoscope) : une batterie de plus de 10 kg. La réussite du programme imposait à Philippe de Dieuleveult de décrire tout ce qu'il voyait pour aider les candidats, mais ces derniers ne devaient pas être avares en commentaires quand ils trouvaient des indices importants afin de l’en informer.

Ce n'était que lorsque l'enregistrement était terminé que les images du plateau à Paris et les images prises sur le terrain par les cameramen étaient montées, synchronisées et dépouillées des problèmes techniques visibles. On finalisait le tout en ajoutant les incrustations et les génériques musicaux au début et à la fin.

Voulant jouer avec les capacités physiques de Philippe de Dieuleveult, les producteurs n'hésitèrent pas à lui faire prendre quelques risques, mesurés toutefois : plongeon de haut vol, escalade, exploration sous-marine, saut en parachute, etc.

Bien évidemment le décalage horaire imposait parfois des contorsions au niveau des enregistrements des émissions. Pratiquement toutes les émissions (à l'exception de celle à Las Vegas) eurent lieu pour Philippe de Dieuleveult en pleine journée, et donc parfois très tard pendant la nuit ou très tôt le jour pour les candidats à Paris.

Une émission (celle consacrée à Louxor en Égypte) n'a pu avoir lieu avec l'aide de l'hélicoptère car les autorités égyptiennes refusèrent d'accorder un survol du site. Le transport s'est donc fait, en dernier ressort, par automobile. Une autre émission, celle de Cappadoce en Turquie, dut pour les mêmes raisons être effectuée en Jeep. Et celle du Chiapas au Mexique dut s'arrêter quand le gouverneur réquisitionna l'hélicoptère. Elle ne fut jamais reprise et les rushes, tournés dans les marchés colorés de la région, ont été oubliés.

Postérité[modifier | modifier le code]

De nombreuses variantes ont été produites ou diffusées dans dix-huit pays, et notamment en France sur les chaînes France 2 puis France 3.

L'histoire des chasses aux trésors en hélicoptère à la télévision est donc la suivante :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] sur humanite.fr Samedi, 10 Juin, 1995 LA CINQUIEME 11.00 La chasse au trésor
  2. « Savarit-ra bien qui rira le dernier », Raphaël Garrigos, Libération, 18 juillet 2000 (consulté le 3 février 2016).
  3. « Page(s) en hommage des disparus »
  4. Patrick Fabry et Bruno Delattre.
  5. Kévin Tolbiac, Revivez l’émission de La Chasse au Trésor à Fort Boyard ! sur FortBoyard.net, site personnel consacré à l'émission Fort Boyard, 21 juillet 2007.
  6. "SVT, TV2 1983-09-09". Smdb.kb.se. Consulté le 18 février 2015. (en suédois)

Liens externes[modifier | modifier le code]