La Chapelle-Bouëxic

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La Chapelle-Bouëxic
La Chapelle-Bouëxic
Mairie de la Chapelle-Bouëxic
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Vallons de Haute-Bretagne Communauté
Maire
Mandat
Roger Morazin
2020-2026
Code postal 35330
Code commune 35057
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
1 495 hab. (2018 en augmentation de 9,44 % par rapport à 2013)
Densité 72 hab./km2
Population
agglomération
7 625 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 48″ nord, 1° 56′ 23″ ouest
Altitude 80 m
Min. 32 m
Max. 112 m
Superficie 20,66 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Rennes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guichen
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.lachapellebouexic.fr

La Chapelle-Bouëxic est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Elle fait partie de Vallons de Haute-Bretagne Communauté

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin buxus : le buis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Lors de travaux dans le village, des substructions et tranchées furent découvertes ; des tegulae et des tessons de céramiques communes ont été collectés. L'ensemble est interprété comme une partie d'un ensemble agricole gallo-romain. Un puits gallo-romain, contenant des tegulae, des pierres et des outils en bois, a également été découvert, non loin de l'édifice précité.

Anciennement sur le territoire de Guignen, la commune de la Chapelle-Bouëxic doit son organisation spécifique à son statut de paroisse acquis en 1711[1].

  • 1676 : création d'une chapelle tréviale, subdivision de la paroisse de Guignen.
  • 1711 :
    •  : l'ancienne chapelle, qui a été remplacée par une église neuve à l'initiative de la famille Bouëxic, acquiert son indépendance vis-à-vis de Guignen en devenant église paroissiale, par ordonnance épiscopale de Mgr des Maretz, l'évêque de Saint-Malo.
    •  : Mgr des Maretz donne à la famille Bouëxic le privilège de nommer le recteur. Il officialise comme premier recteur, Guy de Rouillac, présenté par cette même famille.
  • 1743 :
    •  : Mgr de la Bastie, évêque de Saint-Malo et successeur de Mgr des Maretz, confirme l'érection de La Chapelle-Bouëxic en paroisse.
  • 1790 :
    •  : le château de La Chapelle Bouëxic est pillé au moment de la Révolution française, ce qui entraîne l’incendie des papiers seigneuriaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Géographie historique[2][modifier | modifier le code]

  • Fin du XVIIIe siècle : à la veille de la Révolution, le géographe Jean-Baptiste Ogée donne du terroir un aperçu plutôt avantageux : « Des grains, du cidre, des pâturages excellents, sont les richesses de ce territoire, qui serait bien plus riche si les habitants daignaient cultiver les landes étendues qu'on y trouve, landes dont le sol excellent (et qui) les dédommageraient amplement de leur travail, pour peu qu'ils y donnassent leurs soins ».
  • 1842 : le géographe Marteville complète cette description de quelques éléments de statistique. La commune compte alors 2064 hectares répartis comme suit :
    • 779 ha de terres labourables,
    • 235 ha de prés et pâtures,
    • 27 ha en vergers et jardins,
    • 7 ha d'étangs,
    • 210 ha de bois,
    • 733 ha de landes et terres incultes.

Deux moulins étaient en activité à cette époque : le moulin à eau de la Gaie et celui de la Mouraudais, à vent.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 796 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Guer », sur la commune de Guer, mise en service en 1992[9] et qui se trouve à 14 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,2 °C et la hauteur de précipitations de 843,5 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Rennes-Saint-Jacques », sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande, mise en service en 1945 et à 22 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,7 °C pour la période 1971-2000[13], à 12,1 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Bouëxic est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (81,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,6 %), zones agricoles hétérogènes (30,6 %), forêts (17,2 %), prairies (11,5 %), zones urbanisées (2,1 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 mars 1983 Paul Ropert    
mars 1983 janvier 1992
(décès)
René Coudrais
(1921-1992)
  Agriculteur
janvier 1992 mars 2008 Jean Gicquel   Chef d'entreprise, ancien premier adjoint
Maire honoraire (2008)
mars 2008 En cours Roger Morazin[23],[24] PS Directeur d'école, conseiller départemental du canton de Guichen (depuis 2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26].

En 2018, la commune comptait 1 495 habitants[Note 6], en augmentation de 9,44 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +4,83 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9577828839599911 0561 0831 1131 116
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0741 0861 1281 1741 1711 1941 2071 1821 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1161 1311 102965940893864803734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
7126566295996708091 0871 1251 340
2017 2018 - - - - - - -
1 4751 495-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château, vu de l'entrée principale.
Église Saint-Joseph.
  • Le château du Bouëxic (XV-XVIIe siècle) est inscrit aux monuments historiques en 2015. Mentionné dans les archives dès 1427, il possédait jadis un droit de haute justice et des fourches patibulaires. Il fut la propriété de la famille du Tiercent en 1427 et en 1562, puis de la famille du Bouëxic (du XVIe au XVIIIe siècle), des Quesnel de la Morinière de 1806 à 1824, de la famille de Menou jusqu'en 1949. La façade principale est rythmée par des baies à encadrement de pierre blanche contrastant avec le schiste violet du pays. Le château a été pillé au moment de la Révolution française, le , ce qui entraîna l’incendie des papiers seigneuriaux. Aujourd'hui, le château n'appartient plus à la commune de La Chapelle-Bouëxic, mais a été vendu à un particulier.
  • L'église Saint-Joseph (XVIIe siècle à 1908) : construite à la fin du XVIIe siècle, l'église forme une croix latine dont on a récemment allongé le pied. Elle a été fondée par le seigneur M. de la Chapelle-Bouëxic. La confrérie du Rosaire y était érigée (Pouillé de Rennes). Plusieurs peintures, dont une pietà, ornent les retables des trois autels (XVIIIe siècle). Le retable du maître-autel date de 1731-1732 : il est l'œuvre de Bertrand Frotin et de Thomas Le Jour, menuisiers de Rennes. La statue de sainte Brigitte date du XVI-XVIIe siècle et celle de saint Cornély date du XVIIIe siècle. À voir aussi un Christ et un groupe en pierre du XVIe siècle figurant une Mise au Tombeau.
  • Manoir (XVI-XVIIIe siècle) : situé au lieu-dit la Piloire, propriété de la famille Bouëxic au XVIIIe siècle, il sert de presbytère à partir de 1711, au moment de la construction de l'église Saint-Joseph.
  • Étang de la Gaie : exemple d'étang méso-dystrophe[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, fonds de Saint-Malo et Inventaire général du patrimoine culturel, inventaire préliminaire "Ille-et-Vilaine" (auteurs de la notice : Isabelle Barbedor, Claude Quillivic et Xavier Gilbert ; année de rédaction : 1997).
  2. Inventaire général du patrimoine culturel, inventaire préliminaire "Ille-et-Vilaine" (auteurs de la notice : Isabelle Barbedor, Claude Quillivic et Xavier Gilbert ; année de rédaction : 1997).
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Guer - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre La Chapelle-Bouëxic et Guer », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Guer - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre La Chapelle-Bouëxic et Saint-Jacques-de-la-Lande », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Rennes-Saint-Jacques - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ , p. 10-13 (ISSN 1285-7688).
  24. « Roger Morazin sera accompagné de quatre adjoints », Ouest-France, 2 avril 2014
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 65.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]