La Chaîne de l'espoir

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La Chaîne de l'Espoir
Logo de l’association
Cadre
Zone d’influence Monde
Fondation
Fondation 1994
Fondateur Alain Deloche
Identité
Siège 56-58 rue des Morillons
Président Éric Cheysson
Vice-président Philippe Valenti
Daniel Roux
Secrétaire général Sylvain Chauvaud
Françoise Monard
Trésorier Émile Dinet
Site web www.chainedelespoir.org

La Chaîne de l'Espoir a été créée sous l’égide de Médecins du monde par le professeur Alain Deloche, à partir de 1988[1] et devint une association humanitaire indépendante d’utilité publique en 1994[2]. Elle est aujourd’hui présidée par le Dr Éric Cheysson (chirurgien vasculaire au centre hospitalier de Pontoise).

Résolument tournée vers l’international, La Chaîne de l’Espoir intervient dans près de 30 pays et sur les lieux de grandes catastrophes humanitaires.

Cette ONG a pour mission de soigner et accueillir, en France ou à l’étranger, des enfants qui ne peuvent l’être dans leur pays d’origine faute de moyens techniques ou financiers. Ensuite, transmettre compétences et savoir-faire sur le terrain, indispensables à une plus grande autonomie médicale. Elle réhabilite, construit et équipe aux normes internationales des structures hospitalières adaptées. La Chaîne de l’Espoir répond à l’urgence face aux grandes catastrophes en mettant expertise et réseaux au service des populations touchées. Enfin elle vise à favoriser l’accès à l’éducation d’enfants défavorisés et développer des programmes d’aide à la scolarisation et à la formation professionnelle.

Actions[modifier | modifier le code]

Opérer[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir est un réseau d’excellence et d’expertise médico-chirurgicales engagé dans l’accès aux soins enfants les plus pauvres de pays ne disposant pas de moyens techniques et humains pour les soigner. Chaque année, 100 000 enfants sont bénéficiaires de soins et 5000 sont opérés[3].

En plus des enfants soignés dans leur pays grâce aux missions envoyées sur le terrain, plusieurs dizaines d’enfants viennent se faire soigner en France dans le cadre du programme « Soins aux Enfants en France ». Ces enfants, inopérables dans leur pays, sont accueillis dans une des dix-huit antennes régionales de La Chaîne de l’Espoir par des familles d’accueil bénévoles pour être opérés au sein d’une des structures hospitalières françaises. En France ou dans leur pays, ils sont soignés dans des structures construites par La Chaîne de l’Espoir.

Former[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir transmet savoirs et expertise aux équipes médicales locales par des formations pratiques et théoriques en France ou dans leur pays, afin qu’elles soient autonomes pour soigner elles-mêmes leur population.

Chaque mission de La Chaîne de l’Espoir permet ainsi aux praticiens étrangers d’échanger et de former les personnels de santé locaux. Outre le volet de formation que comporte chaque mission, des programmes entiers dédiés à la formation ont été mis en place, comme le programme d’appui au Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) en chirurgie pédiatrique en Afrique de l’Ouest[4] ou du Post Graduate Medical Education (PGME) en Afghanistan[5].

Cet échange de savoirs se fait également à travers le programme « La Chaîne du Savoir ». Depuis 2015, ce programme permet la formation médicale via les nouvelles technologies. C’est le cas du projet ECHOES qui met en contact praticiens français et locaux lors de séances d’échographies à distance et en direct[6].

Construire et équiper[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir construit et équipe des hôpitaux adaptés aux réalités locales[7] : l'Institut du Cœur de Maputo, Mozambique (juillet 2001), le Département de Cardiologie de l’Hôpital Calmette de Phnom Penh, Cambodge (novembre 2001), le Centre Cardio-pédiatrique Cuomo de Dakar, Sénégal (2017), l'Institut médical français pour l'Enfant à Kaboul, Afghanistan (2005), et l'unité cardio-pédiatrique André Festoc du centre hospitalier mère-enfant - Le Luxembourg à Bamako, Mali (2018). La Chaîne de l’Espoir apporte également son expertise dans la construction de structures comme elle le fait en Côte-d’Ivoire avec la construction de l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville.

Construire et équiper permet non seulement de soigner des enfants directement dans leur pays mais aussi de doter des communautés entières de structures qui améliorent le niveau de vie et la santé des sociétés dans leur ensemble.

Favoriser l'accès à l'éducation[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir intervient également dans le domaine de l’éducation avec des programmes d’appui à la scolarisation des enfants et à la formation des enseignants, amélioration des conditions de l’accueil des enfants dans les structures scolaires, éducation à la santé, accueil dans des maisons et des centres d’accueil de jour[8]. Les pays d’intervention sont l’Inde, Haïti, le Népal, la Thaïlande et le Togo. Un programme était également en place en Afghanistan jusqu’en 2013.

Intervenir en urgence[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l'Espoir met son expertise au service des enfants victime de catastrophes humanitaires. Elle envoie des équipes médicales, chirurgicales, des médicaments, du matériel :

Ces interventions d’urgence sont également l'occasion d’initier des actions de plus long terme comme ce fut le cas en Haïti ou au Kurdistan, où des blocs opératoires ont été réhabilités par La Chaîne de l’Espoir, ce qui permet de continuer les missions dans ces pays.

Réseau international[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir intervient dans près de trente pays dans le monde[9]. Il existe des réseaux de La Chaîne de l’Espoir dans différents pays : Belgique, Royaume-Uni, Portugal, Etats-Unis, Israël, Brésil, Haïti, Liban, Iran et Colombie.

Des équipes chirurgicales internationales de haut niveau collaborent aux actions de La Chaîne de l’Espoir : Espagne, Liban, Suède, etc.  

Gestion et Finances[modifier | modifier le code]

Bailleurs institutionnels[modifier | modifier le code]

Les activités de La Chaîne de l’Espoir sont financées à hauteur de 20% par des subventions publiques[3]. Cet apport indispensable est rendu possible grâce à la collaboration de bailleurs institutionnels tels que l’Agence Française de Développement, le Ministère des Affaires Etrangères à travers le Centre de Crise et de Soutien, l’Union Européenne à travers la Protection civile et opérations d’aide humanitaire européennes.

Partenariats privés[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir travaille en collaboration avec des partenaires privés. Ils accompagnent l’association grâce à des dons financiers, du mécénat de compétences ou des dons de produits. Ils peuvent également s’associer à La Chaîne de l’Espoir à l’occasion d’événements sportifs.      

Dons de particuliers[modifier | modifier le code]

La majorité des ressources (54%) dont bénéficie La Chaîne de l’Espoir provient de donateurs individuels[10]. Ils permettent de financer des programmes de soins et d’accès à l’éducation en France et à l’étranger.

Legs, donations et assurance-vie[modifier | modifier le code]

Un autre moyen indispensable pour La Chaîne de l’Espoir de financer ses activités sont les legs, les donations et les souscriptions à une assurance-vie qui représentent 15 % des ressources de l’ONG.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Siège[modifier | modifier le code]

Le siège officiel de La Chaîne de l’Espoir est situé à Paris, au 56-58 rue des Morillons dans le XVe arrondissement.

Bénévoles[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir est forte d’un réseau de 18 antennes régionales, grâce auxquelles les activités de l’association et les actions de bienfaisance dont elle bénéficie peuvent avoir lieu dans toute la France.

Familles d’accueil[modifier | modifier le code]

Les familles d’accueil sur lesquelles s’appuie La Chaîne de l’Espoir permettent la venue d’enfants dans les hôpitaux français. Chaque année, ce sont près de 200 familles d’accueil qui permettent à plusieurs dizaines d’enfants de pays défavorisés d’être opérés dans les CHU français.

Réseau médical[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir s’appuie sur un réseau de près de 250 volontaires médicaux, paramédicaux et techniciens mobilisables lors de missions de courte ou de longue durée. Ils peuvent être français ou internationaux et sont les garants de la réussite et du professionnalisme de ces missions.

Structures partenaires[modifier | modifier le code]

La Chaîne de l’Espoir travaille de concert avec différents acteurs du paysage médical français. C’est le cas notamment de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP) et des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) sans lesquels les opérations d’enfants en France ne seraient pas possibles. Dans les pays où elle intervient, La Chaîne de l’Espoir coopère avec des acteurs locaux tels que des ONG ou des acteurs de la société civile.

Ambassadeurs[modifier | modifier le code]

Mireille Darc était marraine de cœur de La Chaîne de l'Espoir. Elle soutenait l'association et se mobilisait régulièrement pour les enfants. En sa mémoire, le programme « Enfants à Cœur – Mireille Darc » a été lancé en 2017[12] pour continuer à aider des enfants cardiaques du monde monde entier à se faire opérer.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historique sur le site belge de l’association
  2. « Historique de La Chaine de l'Espoir sur le site de l’association »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. a et b « Projet », sur www.chainedelespoir.org (consulté le 13 mars 18)
  4. « CÔTE D'IVOIRE : DIPLÔME D’ÉTUDES SPÉCIALISÉES DE CHIRURGIE PÉDIATRIQUE », sur www.chainedelespoir.org (consulté le 14 mars 18)
  5. « Afghanistan Formation Médicale », sur www.chainedelespoir.org (consulté le 14 mars 18)
  6. « La Chaîne du Savoir », sur La Chaîne de l'Espoir (consulté le 14 mars 18)
  7. « Développement Hospitalier », sur www.chainedelespoir.org (consulté le 14 mars 18)
  8. « Scolariser, Former », sur www.chainedelespoir.org (consulté le 14 mars 18)
  9. « Nos actions », sur www.chainedelespoir.org
  10. « Nos finances », sur La Chaîne de l'Espoir (consulté le 14 mars 18)
  11. https://web.archive.org/web/20080218161426/http://www.chainedelespoir.org/Article-474-Nos-Ambassadrices-et-Ambassadeurs.
  12. Marie-France Chatrier, « "Enfants à cœur-Mireille Darc": des sourires pour l'avenir », sur www.parismatch.com, (consulté le 3 mars 18)

Liens externes[modifier | modifier le code]