Virginia de Castiglione
| Virginia Oldoini Comtesse de Castiglione | |
La comtesse de Castiglione posant devant l'objectif de Pierre-Louis Pierson, dans les années 1860. | |
| Biographie | |
|---|---|
| Nom de naissance | Virginia Elisabetta Luisa Carlotta Antonietta Teresa Maria Oldoini |
| Surnom | La Castiglione |
| Naissance | Florence (grand-duché de Toscane) |
| Décès | (à 62 ans) Paris 1er (France) |
| Père | Marquis Filippo Oldoini Rapallini |
| Mère | Isabella Lamporecchi |
| Conjoint | Comte Francesco Verasis di Castiglione |
| Liaisons | Napoléon III |
| Enfants | Comte Giorgio Verasis di Castiglione |
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Virginia Oldoïni, devenue comtesse di Castiglione par son mariage, dite La Castiglione, née à Florence le et morte dans le 1er arrondissement à Paris le , est une aristocrate piémontaise, missionnée par le ministre Cavour du roi de Piémont-Sardaigne pour devenir maitresse de l'empereur des Français Napoléon III. Elle est également une figure des premières heures de la photographie. La Castiglione est qualifiée de « plus belle femme de son siècle ».
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse
[modifier | modifier le code]Son père, le marquis Filippo Oldoïni Rapallini (it) (1817-1889) est le premier député de La Spezia au Parlement du royaume de Sardaigne (en 1848) puis ambassadeur du royaume d'Italie à Moscou et à Lisbonne. Sa mère est sa première épouse et sa cousine, Isabella Lamporecchi ; elle est la fille du juriste florentin Ranieri Lamporecchi et de la danseuse de théâtre Luisa Chiari. Fille unique, elle reçoit l'éducation typique de la noblesse piémontaise, apprend l'anglais et le français, pratique la danse et la musique.
Elle est surnommée La Perla d'Italia (La Perle d'Italie), alors que sa famille l'appelle « Nicchia ». Elle épouse, le , à l'âge de 16 ans (presque 17), le comte Francesco Verasis di Castiglione (1826-1867)[1], dont c'est le deuxième mariage ; elle donne naissance, le , à un fils, prénommé Giorgio (1855-1879). Son mari a un caractère réservé, contrairement au sien, et est souvent appelé auprès du roi. Elle prend pour amant le jeune officier et ami d'enfance, Ambrogio Doria, puis son frère, Marcello. Le couple s'est installé à Turin.
À Paris, rue de Castiglione, et à la cour de France
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Quelques semaines après ses couches, son cousin Camillo Cavour lui demande de se rendre à Paris pour que la jeune femme de 18 ans séduise l'empereur Napoléon III qui en a 47. Le but est de servir en secret les intérêts du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II (dont elle est devenue aussi la maîtresse) et l'unification de l'Italie, influencer les décisions politiques de Napoléon III et obtenir son appui pour créer une Italie unifiée et indépendante. Accompagnée de son mari et de son fils, elle arrive à Paris le ; ils s'installent au 10 rue de Castiglione.
Après le succès de la guerre de Crimée en 1856, le Congrès de la paix doit se tenir à Paris. Le sort de l'Italie pourrait être évoqué. Cavour est le représentant du Piémont. Cavour et son secrétaire, Costantino Nigra, veulent introduire la question de l'unification de l'Italie et gagner le soutien de l'Empereur[2].
Le , la Castiglione est présentée à Napoléon III, en l'absence de l'impératrice Eugénie retenue par sa grossesse[3], lors d'un bal chez la princesse Mathilde[4], fille de Jérôme Bonaparte, dernier frère de Napoléon Ier.
La relation de la comtesse avec Napoléon III se matérialise dans le parc de Saint-Cloud, puis au château de Villeneuve-l'Étang, à Marnes-la-Coquette, le . L'empereur et la comtesse étant mariés, le double adultère impérial fait scandale. Le comte de Castiglione se sépare de sa femme. Il repart seul en Italie, où il doit vendre toutes ses possessions pour rembourser les dettes faites par son épouse[5].
La comtesse entretient une liaison avec l'empereur pendant deux années (1856-57)[6]. D'après une rumeur, elle serait devenue, en 1862, la mère d'un fils illégitime de l'empereur, le chirurgien-dentiste Arthur Hugenschmidt. Robert de Montesquiou, dans la dédicace qu'il fit à Hugenschmidt de son poème, Paroles diaprées, reprend la rumeur[7].

Cet adultère impérial lui ouvre les portes des salons privés d'Europe. Elle y rencontre les grands de l'époque : la reine Augusta de Prusse, Otto von Bismarck et Adolphe Thiers.
Narcissique et capricieuse, elle snobe la cour et se vante des cadeaux de l'empereur, se rend antipathique et lasse l'empereur : il prend une nouvelle maîtresse, la comtesse Marianne Walewska[5]. Elle est l'épouse d'Alexandre Walewski, le fils illégitime qu'a eu Napoléon Ier avec la comtesse Marie Walewska.
Dans la nuit du 5 au , trois carbonari italiens Grilli, Bartolotti, Tibaldi, accusés d'être à la solde du révolutionnaire Giuseppe Mazzini, tentent de tuer l'empereur, alors qu'il sort de chez la comtesse Castiglione[8]. Soupçonnée de complicité, elle est officiellement expulsée de France, par un décret du ministre de l'Intérieur. Elle revient en grâce le mois suivant, grâce à la princesse Mathilde et à son complice et confident Joseph Poniatowski.
Son influence
[modifier | modifier le code]Elle prétendra que son influence sur l'empereur s'est concrétisée le , lors de l'entrevue secrète à Plombières entre Napoléon III et le comte de Cavour, aboutissant au traité de Plombières.
La comtesse de Castiglione était connue de toutes les cours d'Europe : durant la guerre franco-prussienne de 1870, Napoléon III, vieillissant, malade et vaincu, lui demandera de plaider la cause de la France auprès du chancelier de Prusse Bismarck, et d'éviter à Paris l'humiliation d'une occupation par des troupes étrangères[9].
Ses robes
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Le , la comtesse arriva au bal donné au ministère des Affaires étrangères dans la robe de la « dame des cœurs ». La tenue choque : elle porte sa robe sans corset, la gaze révèle presque la pointe de son sein. À la vue du cœur central cousu sur la robe juste au-dessus du haut des cuisses de la comtesse, Eugénie dit sèchement : « Le cœur est un peu bas. »[réf. souhaitée]
Cette soirée montre le faste de la cour impériale. La comtesse porte « le costume le plus fantaisiste et le plus hardi qui puisse être imaginé. Les jupes retroussées sur le jupon de dessous ainsi que le corsage se trouvaient enlacés de chaînes formant de gros cœurs. La merveilleuse chevelure de la comtesse en cascades sur son cou. Le costume éblouissant d'or était magnifique… »[3]
Le , invitée à la Cour, au bal costumé des Tuileries, elle apparaît déguisée en « Reine d’Étrurie ». Son costume se compose d'un péplum de velours noir sur une jupe orangée, elle porte des bijoux en cuivre doré et tient dans sa main un éventail en plumes de paon. Son costume fait scandale. Elle est attaquée par la presse. Son mari, le comte François, toujours en Italie, menace de lui reprendre Giorgio.
De la pose à la création photographique
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En , la Comtesse se rend à l'atelier des frères Mayer et de Pierre-Louis Pierson à Paris. Leur collaboration durera près de quarante ans. Pierre-Louis Pierson réalise plus de 450 portraits.
Elle utilise des robes de bal ou de jour, de bijoux, des postiches, des perruques, des accessoires, recrée un personnage, une scène, un sentiment ; elle organise la mise en scène, dépense sa fortune personnelle. Elle se décrit comme « la plus belle créature qui ait existé depuis le commencement du monde »[10].
La photographie de la « dame de cœurs », prise par Aquilin Schad, est retravaillée à la gouache dans l'atelier Mayer et Pierson entre 1861 et 1863. Cette œuvre est présentée à la section française de photographie de l'Exposition universelle de 1867 à Paris. La Comtesse la visite le , au bras du prince Georges de Prusse[4].
De 1856 à 1857 elle compose un album de photographies d'elle-même et l'offre à Costantino Nigra. Cet album contient vingt-cinq photographies de tailles et formats différents réalisés dans l'atelier. Son fils prend parfois la pose, par exemple comme garçon d'honneur portant la traine de la robe de sa mère.
Quand elle revient en France en 1861, avec son fils Giorgio (Georges) commence une période de grande créativité jusqu'en 1863.
En 1863, elle fait photographier sa robe de la « Reine d’Étrurie » dans l'atelier de photographie des frères Mayer et de Pierre-Louis Pierson à Paris. A son mari qui veut reprendre leur fils, elle répond par une photographie nommée La Vengeance : elle est vêtue du costume de la « Reine d’Étrurie », mais une cape recouvre ses épaules et ses bras nus et elle tient un poignard à la main. Elle gardera l'enfant.
Entre 1861 et 1867, plus de quarante séances sont organisées pour 176 poses différentes.
Les photographies de Virginia de Castiglione sont singulières dans l'histoire de la photographie[11]. Ses poses se distinguent des normes de l'époque. Elle choisit les costumes, les angles et les prises de vues, la mise en scène annonce les photographes contemporains comme Cindy Sherman[12].
Le comte meurt brutalement, en 1867, de façon accidentelle ; la Castiglione se fait photographier en vêtements de deuil chez Pierson et arrête la photographie jusqu'en 1875.
Dernières photos
[modifier | modifier le code]De 1893 à 1895, elle réalise quatre-vingt-deux photos dans l'atelier parisien, avec ses tenues d'antan. Elle pose comme pendant sa jeunesse. Elle a très mal vieilli, elle n'a plus de dents, presque plus de cheveux. Le , son ami photographe, Pierson, meurt[4].
-
Béatrice, années 1860.
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Le Bal de l'Opéra, 1861-1867.
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Série des roses, 1895.
Dernières années
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Après l'effondrement de l'Empire et l'établissement de la Troisième République, la comtesse est veuve et a perdu son fils légitime mort de la variole. Elle s'enferme au 26, place Vendôme, dans son appartement.
Dans les années 1880, elle souffre de neurasthénie et misanthropie. Elle fait voiler les miroirs dans son appartement. En 1893, elle déménage au 14 rue Cambon, dans l'anonymat et le dénuement. Elle ne sort qu'à la nuit tombée.
À la mort de son ami, le docteur Émile Blanche en 1893, elle demande à son fils, le peintre Jacques-Émile Blanche de peindre son portrait. Il ne le fera qu'après sa mort (semble-t-il vers 1914)[13].
Elle meurt à son domicile du 1er arrondissement, le [14] à l'âge de 62 ans, aux côtés des dépouilles empaillées de ses chiens. Le secrétaire d'ambassade italienne à Paris, Carlo Sforza, brûle ses papiers[15].
Elle repose au cimetière du Père-Lachaise (division 85, 2e ligne, tombe 83). Cette tombe est restaurée pour le centième anniversaire de sa mort, grâce au prix Grinzane Cavour, et une plaque de marbre, datée du , y est déposée[16].
La comtesse de Castiglione dans les arts
[modifier | modifier le code]Sculpture
[modifier | modifier le code](liste non exhaustive)
- 1864 - La Comtesse de Castiglione en costume de reine d'Étrurie, plâtre patiné par Albert-Ernest Carrier-Belleuse, (château de Compiègne).
- 1864 - La Comtesse de Castiglione en costume de reine d'Étrurie, terre cuite patinée à rehauts de couleur bronze, par Albert-Ernest Carrier-Belleuse, coll. Lucile Audouy, Paris.
Films
[modifier | modifier le code]- La Contessa Castiglione, 1942, film de Flavio Calzavara avec Doris Duranti.
- La Castiglione, 1954, film de Georges Combret avec Yvonne De Carlo.
- La comtesse de Castiglione, de Josée Dayan, avec Jeanne Moreau. Première diffusion : sur France 2.
- La Comtesse de Castiglione, film expérimental réalisé par David Lodge, présenté en 2010 au festival de court-métrage de Clermont-Ferrand.
- La Séance, 2015, court-métrage d'Édouard de La Poëze, avec Fanny Ardant et Paul Hamy.
Documentaire
[modifier | modifier le code]Virginia de Castiglione fait partie des figures féminines traitées dans le cadre de l'émission Secrets d'histoire, intitulée Les reines de Paris[17].
Théâtre
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- La Castiglione, comédie de Régis Gignoux, à la comédie des Champs-Elysées, 1er juin 1929[18],[19].
- La Castiglione, opérette de Marc-Cab jouée en 1967 au Théâtre du Capitole de Toulouse.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Comte de Costigliole d'Asti et de Castiglione Tinella. Il est le neveu du général Cigala, aide de camp du roi Victor-Emmanuel II d'Italie.
- ↑ Alain Decaux, La Castiglione, p. 91 du chap. VII.
- Alain Decaux, La Castiglione, p. 100 du chap. VIII.
- Marta Weiss, « La Comtesse de Castiglione », introduction et chronologie dans l'ouvrage La Comtesse de Castiglione aux éditions La Différence, 2009.
- Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos, « 27 juin 1856. À 19 ans, la comtesse de Castiglione viole Napoléon III dans le parc de Saint-Cloud », sur Le Point.fr, .
- ↑ Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos, « 27 juin 1856. À 19 ans, la comtesse de Castiglione viole Napoléon III dans un bosquet », sur lepoint.fr, .
- ↑ Jean-Baptiste Duroselle, Clemenceau, Fayard, Paris, 1988, p. 904.
- ↑ Jean-Yves Frétigné, Giuseppe Mazzini : Père de l'unité italienne, Fayard, (lire en ligne).
- ↑ Régine Boisier, op. cit., p. 89.
- ↑ « Robert de Montesquiou possédait 434 photographies et portraits différents de la comtesse » (Alain Decaux, note, p. 3 du chap. XIV).
- ↑ Jean-François Delmas (conservateur), « L’album de portraits de la comtesse de Castiglione » +Photographie : les acquisitions des collections publiques, 2021, Marseille : Le Bec, p. 234-235, 254
- ↑ « Musée d'Orsay: La Comtesse de Castiglione par elle-même », sur www.musee-orsay.fr (consulté le )
- ↑ Portrait de la comtesse de Castiglione, née Virginia Oldoini (1835-1899)
- ↑ Archives de Paris : État civil - Acte de décès no 874 du 1er arrondissement de Paris. Cote du document : V4E 8063. Archives de Paris, no 18 boulevard Sérurier 75019 Paris.
- ↑ Nathalie Crom, « La Castiglione : Vies et métamorphoses », sur Télérama, .
- ↑ Tombe de La Castiglione.
- ↑ Éric Mandel, « Païva, Liane de Pougy... La revanche des belles de nuit », Le Journal du Dimanche, (lire en ligne)
- ↑ « Comoedia », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Paris-midi », sur Gallica, (consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Claude Dufresnes, « La Castiglione : diplomate de charme », Historia, Paris, Éditions Jules Tallandier, no 656, , p. 34 à 39 (ISSN 0018-2281).
- Nicole G. Albert, La Castiglione : vies et métamorphoses, Édition Perrin, 2011, (ISBN 978-2262029265).
- Marianne Nahon, La Comtesse de Castiglione, Éditions de la Différence, 2009, (ISBN 978-2729117573).
- Nathalie Léger, L'Exposition, P.O.L., 2008. Un récit à la première personne, une fiction qui raconte un projet d'exposition autour des portraits photographiques de La Castiglione.
- Isaure de Saint-Pierre, La Dame de Cœur, un amour de Napoléon III, Albin Michel, 2006, (ISBN 2-226-17363-3).
- Pierre Apraxine (dir.), Xavier Demange (dir.) et Françoise Heilbrun (dir.), La Comtesse de Castiglione par elle-même (catalogue d'exposition, Paris, Musée d'Orsay), Paris, Réunion des musées nationaux, , 189 p. (ISBN 2-7118-3875-7)
- Tulard, Jean (dir.), Dictionnaire du Second Empire, Paris, Fayard, 1995.
- Frédéric Loliée, Les Femmes du Second Empire, la Cour des Tuileries, Jules Tallandier, Paris, 1954.
- Alain Decaux, La Castiglione, Dame de Cœur de l'Europe, Amiot et Dumont, Paris, 1953 (réédité en 1965 à la Librairie Académique Perrin et en 1967 à la Bibliothèque du Club de la Femme).
- Émile Zola, Son Excellence Eugène Rougon, publié en 1876. À travers le récit de la carrière politique d’Eugène Rougon (inspiré d’Eugène Rouher), Zola met en scène divers personnages de l'entourage de Napoléon III, dont la Castiglione qui fut évidemment le modèle du personnage de Clorinde.
- Federica Muzarelli, « Virginia Oldoini, comtesse de Castiglione (1837-1899) » dans : Femmes photographes, émancipation et performance (1850-1940), éditions Hazan, 2009, p. 116-135.
- Benedetta Craveri (trad. de l'italien par Dominique Vittoz), La contessa, Flammarion, , 540 p.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Photographies de Virginia Castiglione au Musée d'Orsay
- Réunion des musées nationaux, exposition au Musée d'Orsay (1999) : « La comtesse de Castiglione par elle-même ».
- Alain Decaux raconte : « La Castiglione »
, sur INA, .
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Photographe italienne
- Personnalité italienne du XIXe siècle
- Maîtresse royale du XIXe siècle
- Dame de l'ordre de la Reine Marie-Louise
- Comtesse italienne
- Naissance en mars 1837
- Naissance à Florence
- Décès en novembre 1899
- Décès dans le 1er arrondissement de Paris
- Décès à 62 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 85)