La Boissière-d'Ans

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La Boissière-d'Ans
La Boissière-d'Ans
L'église Saint-Martin de La Boissière-d'Ans.
Blason de La Boissière-d'Ans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Isle-Loue-Auvézère
Intercommunalité Communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord
Statut Commune déléguée
Maire délégué Marie-Madeleine Pluvy
2017-2020
Code postal 24640
Code commune 24047
Démographie
Gentilé Boissièriens
Population 224 hab. (2014 en diminution de -3.86 % par rapport à 2009)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 45″ nord, 0° 58′ 36″ est
Altitude Min. 112 m
Max. 256 m
Superficie 8,33 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Cubjac-Auvézère-Val d'Ans
Localisation

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La Boissière-d'Ans est une ancienne commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Au , elle fusionne avec Cubjac et Saint-Pantaly-d'Ans pour former la commune nouvelle de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le Blâme se jette dans l'Auvézère au lieu-dit la Forge d'Ans.

Incluse dans l'aire urbaine de Périgueux[1], la commune déléguée de La Boissière-d'Ans fait partie de la commune nouvelle de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans. Elle est traversée d'est en ouest par l'Auvézère qui reçoit son affluent le Blâme en des chutes pittoresques au lieu-dit la Forge d'Ans.

Le village de La Boissière-d'Ans est situé treize kilomètres au sud-est d'Excideuil et vingt kilomètres à l'est-nord-est de Périgueux.

La commune est desservie par la route départementale 5.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En 2016, année précédant la création de la commune nouvelle de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans, La Boissière-d'Ans était limitrophe de cinq autres communes.

Communes limitrophes de La Boissière-d'Ans
Savignac-les-Églises Mayac
Cubjac La Boissière-d'Ans Saint-Pantaly-d'Ans
Brouchaud

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de La Boissiera d'Ans[2].

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg de La Boissière-d'Ans proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[3].

  • la Barge
  • Barsac
  • Bos de Mayac
  • les Bouyges
  • le Bouyjou
  • les Brouillets
  • la Cerise
  • le Coderc
  • Courouyas
  • la Croix de l'Oratoire
  • la Crouzille
  • la Forge d'Ans
  • la Graule
  • Grattelouve
  • la Guillaumette
  • Lac Blanc
  • Laussinotte
  • le Peyvra
  • la Peyssonnie
  • le Pied du Coq
  • Pigerou
  • Pompougnac
  • Puy Harnier
  • les Rebières

Histoire[modifier | modifier le code]

Réplique d'un canon de marine de 1778, coulé à la forge d'Ans.

C'est à la Forge d'Ans, en bordure de l'Auvézère, que de 1691 à 1830 ont été fondus des canons destinés à la Marine royale. Une fois réalisés, ils étaient acheminés par voie terrestre sur 34 kilomètres au port du Moustier sur la Vézère d'où ils étaient transportés par voies fluviale puis maritime jusqu'aux arsenaux de Rochefort [4]. La forge-fonderie était située à proximité des ruines de l'ancien château d'Ans. La force motrice était fournie par le Blâme sur lequel avait été construit un barrage. Elle avait connu une période prospère avec la famille Bertin puis avait périclité. Un contrat de vente du 2 décembre 1791 en transfère la propriété de la marquise de Taillefer, née Suzanne-Thérèse d'Arlot de Frugie de la Roque (1741-1821), au fermier Jean Festugière (1761-1829)[Note 1], qui constate le délabrement des locaux. La reprise de la guerre au printemps 1793, le soulèvement de la Vendée, vont être favorables à la forge d'Ans. Les ouvriers vont se mettre en grève en 1794 pour obtenir une augmentation de salaire[5]. Jean Festugière a profité de l’essor industriel naissant et des guerres de la Révolution et de l’Empire pour forger des canons. Le préfet de Dordogne de l’époque le désignait comme l'homme « le plus entendu dans la fabrication du fer ». Les Festugière se sont faits un nom dans l'industrie et la finance. Émile Festugière (1837-1886), comprenant le déclin de la sidérurgie périgourdine, s'est installé dans la Haute-Marne. André-Jean Festugière est un descendant de Jean Festugière.

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de la Bussière d'Ans.

Au , La Boissière d'Ans fusionne avec Cubjac et Saint-Pantaly-d'Ans pour former la commune nouvelle de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans dont la création a été entérinée par l'arrêté du 26 septembre 2016, entraînant la transformation des trois anciennes communes en « communes déléguées »[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune de La Boissière-d'Ans (appelée initialement Laboissiere) est rattachée, dès 1790, au canton de Cubjac qui dépendait du district d'Excideuil jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Thenon dépendant de l'arrondissement de Périgueux[7].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[8]. La commune est alors rattachée au canton Isle-Loue-Auvézère.

En 2017, La Boissière-d'Ans, en tant que commune déléguée de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans, est rattachée à l'arrondissement de Nontron[9],[10].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Au , La Boissière-d'Ans rejoint la communauté de communes Causses et Vézère. Elle la quitte le pour rejoindre la communauté de communes Causses et Rivières en Périgord[11]. Celle-ci est dissoute le , date à laquelle est créée la commune nouvelle de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans, rattachée à la communauté de communes Isle-Loue-Auvézère en Périgord.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[12],[13]. Ceux-ci sont membres d'office du conseil municipal de la commune nouvelle de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans, jusqu'au renouvellement des conseils municipaux français prévu en 2020[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1989 Jean Pouchard    
1989 avril 2014 Jean Guerrini PS Retraité de la police
avril 2014[14] décembre 2016 Marie-Madeleine Pluvy    

Un recours a été déposé auprès du tribunal administratif pour contester le résultat des élections municipales de mars 2014[15].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage de La Boissière-d'Ans.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de La Boissière-d'Ans se nomment les Boissièriens[16].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 224 habitants, en diminution de -3,86 % par rapport à 2009 (Dordogne : 1,03 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
317297375234305361355360342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
352376418364408373376415402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
380404376286288309274251214
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
224192185202227218233230224
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014[20], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 97 personnes, soit 43,3 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (six) a fortement diminué par rapport à 2009 (vingt) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 6,3 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte dix-neuf établissements[21], dont huit au niveau des commerces, transports ou services, six dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, trois dans la construction, un dans l'industrie, et un relatif au secteur administratif[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La cascade du Blâme.
  • La maison des anciens maîtres de forge et vestiges des hauts-fourneaux au lieu-dit la Forge d'Ans.
  • Le château d'Ans.
  • Le château des Brouillets, XVe siècle. Il a appartenu à Jeanne d'Albret, la mère de Henri IV ; on y voit fort bien les mâchicoulis et le chemin de ronde.
  • L'église Saint-Martin, romane et gothique, avec son portail à chapiteaux. En novembre 2011, des travaux de restauration ont révélé la présence de peintures murales médiévales[23].
  • La croix de l'Oratoire.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Au nord, la zone calcaire boisée du causse de Cubjac représentant près de 40 % du territoire communal est classée comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II, principalement pour sa flore spécifique[24],[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Boissière-d’Ans (La) Blason Taillé de sinople et d’azur à la traverse de gueules brochante, au pont droit de trois arches maçonné de sable sur une rivière dans laquelle se jette une cascade mouvant du flanc senestre, le tout d’argent posé en fasce, accompagné, en chef, d’une église du même adextrée d’une gerbe de blé d’or senestrée d’un épi de maïs du même et en pointe d’un canon de marine sur son affût le tout aussi d’or, pointé vers la dextre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Festugière s'est marié en 1793 à La Bussière-d'Ans avec Marie Marguerite Jouffre de Lafaye (1778-1810), sœur d'Élisabeth Marie Jouffre de Lafaye (1799-1874) qui s'est mariée avec le maréchal Bugeaud.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Insee, zonage en aires urbaines 2010 de Périgueux », Insee (consulté le 13 avril 2012)
  2. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 11 février 2014.
  3. La Boissière-d'Ans, Géoportail, consulté le 11 novembre 2016.
  4. La route des canons sur le site de l'Office de tourisme de la communauté de communes Causses et Vézère. Consulté le 9 mars 2009
  5. E. Aubisse, Un conflit du travail en l'an III à la forge d'Ans, dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1931, p. 118-132 (lire en ligne)
  6. a et b « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Cubjac-Auvézère-Val d'Ans », sur Préfecture de la Dordogne (recueil des actes administratifs), (consulté le 5 octobre 2016), p. 114-118
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 2 décembre 2014)
  9. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  10. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  11. « Recueil des actes administratifs de l'État en Dordogne - Octobre 2012 - Arrêté préfectoral no 121058 du 4 octobre 2012, p. 10 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site de la Préfecture de la Dordogne, consulté le 8 novembre 2012.
  12. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 2 décembre 2016.
  13. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 2 décembre 2016.
  14. Hervé Froidefond, La commune vient de prendre un nouveau départ, Sud Ouest édition Périgueux du 15 avril 2014, p. 20a.
  15. Adrien Vergnolle et Pierre Garrat, Ils veulent leur troisième tour au tribunal, Sud Ouest édition Dordogne du 5 mai 2014, p. 13.
  16. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 4 décembre 2016.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. Population active, emploi et chômage en 2014 - tableaux EMP T2 et EMP T4, sur Insee (consulté le 8 mars 2018).
  21. « Établissement », sur Insee (consulté le 8 mars 2018).
  22. Population active, emploi et chômage en 2014 - tableau CEN T1, sur Insee (consulté le 8 mars 2018).
  23. Hervé Froidefond, Des peintures moyenâgeuses dans l'église, Sud Ouest édition Périgueux du 20 mars 2012.
  24. [PDF] Causse de Cubjac sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 4 août 2013.
  25. Carte du causse de Cubjac sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 4 août 2013.